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ASPA (Minimum vieillesse) 2026 : montant, conditions et calcul

Minimum vieillesse (ASPA) 2026 : montant (1 043,59 €), conditions d’âge et de ressources, calcul différentiel avec simulateur, récupération sur succession et démarches. Le guide complet.
Fondateur et directeur de la publication
Publié le 20 juillet 2026 à 10:40
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aspa (minimum vieillesse) 2026 montant, conditions et calcul

L’essentiel

  • En 2026, l’ASPA garantit un revenu minimum de 1 043,59 €/mois (personne seule) et 1 620,18 € (couple). C’est une allocation différentielle : elle complète les ressources jusqu’à ce plafond.
  • Elle ne dépend pas d’avoir cotisé : conditions = 65 ans (62 en cas d’inaptitude), résider en France 9 mois/an, ressources sous le plafond. Une personne qui n’a jamais travaillé y a droit.
  • Son inconvénient : l’ASPA est récupérée sur la succession au-delà de 108 586 € de patrimoine. En contrepartie, elle ouvre droit à une mutuelle gratuite.

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À 68 ans, après une carrière hachée, Denise touche 720 € de retraite par mois. Elle ignore qu’un dispositif peut porter ce revenu à plus de 1 000 €. C’est l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), l’ancien minimum vieillesse, à ne pas confondre avec le minimum contributif qui relève, lui, d’une logique de cotisation. Filet de sécurité des retraités les plus modestes, l’ASPA reste largement sous-utilisée, faute d’être connue.

Le minimum vieillesse, une allocation différentielle

L’ASPA n’est pas une pension de plus, c’est un complément de dernier recours. Son rôle : porter les ressources d’un retraité modeste jusqu’à un seuil minimum garanti. Le mot clé est différentielle : l’allocation verse la différence entre les revenus du foyer et le plafond. Un retraité qui perçoit déjà l’équivalent du plafond, entre sa retraite de base et sa retraite complémentaire, ne touche donc aucune ASPA, même s’il remplit les conditions d’âge et de résidence.

30 %
C’est la part des personnes éligibles au minimum vieillesse qui ne le réclament jamais, le plus souvent par méconnaissance. Des centaines d’euros par mois laissés de côté. Source : DREES, non-recours au minimum vieillesse

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Estimation : l’ASPA complète les ressources jusqu’au plafond. Le montant exact dépend de l’ensemble des ressources (dont un forfait logement) et du nombre de parts du foyer.

Le montant de l’ASPA en 2026

Revalorisée de 0,9 % au 1er janvier 2026, l’ASPA garantit les montants suivants, qui sont à la fois le plafond de ressources à ne pas dépasser et le revenu minimum atteint grâce à l’allocation.

SituationPlafond mensuel 2026Plafond annuel 2026
Personne seule1 043,59 €12 523,14 €
Couple (marié, pacsé ou en concubinage)1 620,18 €19 442,21 €

Un retraité seul qui perçoit 720 € de pension reçoit une ASPA de 323,59 €, portant son revenu à 1 043,59 €. Un couple dont les ressources atteignent 1 200 € par mois touche 420,18 € d’ASPA, pour un total de 1 620,18 €. Une personne sans aucune ressource, enfin, perçoit l’allocation pleine, 1 043,59 €. Le simulateur ci-dessus applique ce calcul.

Les conditions pour bénéficier de l’ASPA

Quatre conditions se cumulent, en plus du plafond de ressources. Point souvent ignoré : aucune n’exige d’avoir cotisé ou travaillé. L’ASPA relève de la solidarité, pas de la cotisation, contrairement à la retraite. Une personne qui n’a jamais travaillé, si elle remplit les conditions d’âge et de résidence, y a pleinement droit.

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  • L’âge : 65 ans, abaissé à 62 ans en cas d’inaptitude au travail, de handicap d’au moins 50 %, d’invalidité ou pour les anciens combattants.
  • La résidence : vivre en France de façon stable, au moins 9 mois par an.
  • La régularité de séjour : être français, réfugié, apatride, ou étranger titulaire depuis au moins dix ans d’un titre de séjour autorisant le travail.
  • Avoir liquidé ses retraites : l’ASPA n’intervient qu’après avoir fait valoir l’ensemble de ses droits, de base comme complémentaires.

La condition de résidence se satisfait de deux manières : un foyer permanent en France, ou un séjour principal de plus de neuf mois par an, la métropole comme les départements d’outre-mer étant pris en compte. Pour les anciens combattants, prisonniers de guerre, déportés et mères de famille ouvrière, l’âge d’accès varie selon l’année de naissance, de 62 ans et 9 mois (nés en 1963) à 64 ans (nés à partir de 1969). Les étrangers doivent, en plus, être réfugiés, apatrides, ressortissants de l’Espace économique européen ou de Suisse, ou titulaires depuis au moins dix ans d’un titre de séjour autorisant le travail.

Les ressources prises en compte

Tout l’enjeu du calcul se joue sur la définition des ressources. Certains revenus réduisent l’ASPA, d’autres se cumulent librement.

Compté dans les ressources (réduit l’ASPA)Non compté (se cumule)
Retraite de base et complémentaireAides au logement (APL, ALS, ALF)
Pension de réversionRetraite du combattant
Revenus fonciers et du capital (3 % de leur valeur)Prestations familiales
Un forfait logement (si logé gratuitement ou propriétaire)Valeur de la résidence principale

Plusieurs subtilités pèsent lourd. Le patrimoine non productif de revenus (comptes, placements, biens hors résidence principale) est retenu pour 3 % de sa valeur, même s’il ne rapporte rien. Les donations réalisées dans les dix ans précédant la demande sont réintégrées, avec le même revenu fictif de 3 % ; au-delà de dix ans, elles sortent du calcul. À l’inverse, un salaire, dans le cadre d’un cumul emploi-retraite, bénéficie d’un abattement (les premiers 1 640,72 € par trimestre pour une personne seule sont ignorés). Le poids du forfait logement dans le calcul de l’ASPA surprend souvent les propriétaires.

Le droit s’apprécie sur les trois derniers mois de ressources ; si ce montant dépasse le plafond, la caisse recalcule sur les douze derniers mois. L’abattement sur les revenus d’activité suit la même double lecture : 1 640,72 € sur trois mois, ou 6 562,91 € sur douze mois pour une personne seule. Sont également exclues du calcul la retraite du combattant, la Légion d’honneur, la prestation de compensation du handicap et les bourses scolaires.

L’ASPA se combine aussi avec la retraite sans s’y ajouter, comme le détaille le guide du cumul de l’ASPA et de la retraite complémentaire, et ouvre automatiquement droit à la complémentaire santé solidaire gratuite.

Les inconvénients : la récupération sur succession

L’ASPA a une contrepartie que beaucoup découvrent trop tard. Contrairement à une retraite, définitivement acquise, l’allocation est récupérable sur la succession du bénéficiaire.

108 586 €
C’est le seuil de patrimoine net, en 2026, au-delà duquel l’ASPA versée est récupérée sur la succession (150 000 € dans les DOM). En dessous, les héritiers ne remboursent rien. Source : code de la Sécurité sociale, récupération de l’ASPA 2026

La récupération est plafonnée à 8 463,42 € par an d’ASPA perçue pour une personne seule (11 322,77 € pour un couple bénéficiaire). Lorsqu’un bien immobilier est en jeu, l’arbitrage mérite d’être anticipé, comme toute question de succession à régler sans vendre le patrimoine, en surveillant aussi les frais bancaires liés à la succession. Point rassurant que peu de guides signalent : la récupération est reportée tant que le conjoint survivant reste en vie, ou qu’un héritier à charge âgé de 65 ans et plus vivait au foyer, elle ne frappe donc pas immédiatement. Certains biens y échappent aussi, comme une exploitation agricole, et la caisse dispose de cinq ans après le décès pour agir. Le second inconvénient, plus discret, est le forfait logement, qui réduit l’allocation des propriétaires.

La récupération sur succession : qui rembourse quoi ? L’ASPA n’est reprise que sur le patrimoine net dépassant 108 586 €. seuil 108 586 € Succession 90 000 € conservée en entier par les héritiers Succession 160 000 € conservé 51 414 € récupérables Récupération plafonnée à 8 463 €/an et reportée tant que le conjoint survivant est en vie. adcf.org · barèmes 2026

Comment demander l’ASPA

La demande se dépose auprès de la caisse de retraite qui verse déjà la pension (Carsat, MSA), à l’aide du formulaire dédié accompagné d’une déclaration de ressources et des justificatifs d’identité. Une personne qui ne perçoit aucune retraite s’adresse à la mairie ou au centre communal d’action sociale, qui transmet à la caisse compétente.

Le bon formulaire dépend du régime : les retraités du régime général passent par la Cnav (ou la Cavimac), les agricoles par la MSA, les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers par la CNRACL. En cas de plusieurs retraites, la demande se dépose auprès du régime versant la pension la plus élevée. Toute évolution de revenus, de situation familiale ou de résidence doit ensuite être déclarée, sous peine de révision ou de suspension.

L’allocation prend effet le premier jour du mois suivant la demande, sans effet rétroactif : la déposer sans tarder évite de perdre des mensualités. Le montant est recalculé chaque année selon les ressources déclarées.

Les cas particuliers

Plusieurs situations obéissent à des règles spécifiques, souvent mal expliquées ailleurs.

  • En couple : le calcul porte sur les ressources des deux conjoints, y compris l’éventuelle pension de réversion, comparées au plafond de 1 620,18 €. Si un seul membre est éligible, c’est le plafond d’une personne seule qui s’applique.
  • Séjour à l’étranger : l’ASPA suppose de résider en France au moins 9 mois par an. Des séjours prolongés hors de France peuvent en suspendre le versement.
  • À 62 ans : l’ASPA est ouverte avant 65 ans en cas d’inaptitude au travail ou de handicap d’au moins 50 %.
  • Bénéficiaires de l’AAH : l’allocation adulte handicapé bascule vers l’ASPA à l’âge légal de la retraite, sous conditions.

Dans tous les cas, l’ASPA n’est qu’une porte d’entrée : elle ouvre la voie à un ensemble plus large d’aides destinées aux retraités modestes, du chèque énergie à l’exonération de taxe foncière.

Contester un refus d’ASPA

Un refus ou un montant jugé erroné ouvre un recours. La première étape est un recours amiable devant la commission de recours amiable de la caisse, dans les deux mois suivant la notification, par lettre recommandée précisant le motif et les justificatifs. Sans réponse dans les deux mois, la demande est réputée rejetée. Reste alors le recours contentieux devant le pôle social du tribunal judiciaire, lui aussi dans un délai de deux mois.

Questions fréquentes

65 ans (62 en cas d’inaptitude ou de handicap d’au moins 50 %), résider en France 9 mois par an, avoir fait valoir tous ses droits à retraite, et des ressources sous 1 043,59 €/mois pour une personne seule en 2026 (1 620,18 € pour un couple).

L’ASPA ne dépend pas d’avoir cotisé : elle repose sur l’âge, la résidence et les ressources. Une personne de 65 ans qui n’a jamais travaillé et n’a aucune pension touche l’ASPA à taux plein, soit 1 043,59 €/mois pour une personne seule.

Oui, mais sans s’y ajouter : la retraite est comptée dans les ressources et réduit l’ASPA d’autant. L’allocation complète les revenus jusqu’au plafond garanti.

Le principal : la récupération sur la succession (au-delà de 108 586,14 € de patrimoine net). S’y ajoute le forfait logement, qui ajoute un revenu fictif pour les propriétaires et réduit l’allocation.

Oui, si l’actif net successoral dépasse 108 586,14 € en métropole (150 000 € dans les DOM), dans la limite de 8 463,42 €/an d’ASPA perçue pour une personne seule. En dessous, les héritiers ne remboursent rien.

Auprès de la caisse qui verse la retraite (Carsat, MSA), avec le formulaire dédié et une déclaration de ressources. Une personne sans retraite s’adresse à sa mairie. Effet le premier jour du mois suivant la demande, sans rétroactivité.

Sources : service-public.fr et code de la Sécurité sociale (ASPA, article R.815-22, récupération sur succession), Assurance retraite et MSA (montants et plafonds 2026), DREES (non-recours), Assurance maladie (complémentaire santé solidaire).

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