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Minimum contributif (MICO) : montant, conditions et calcul en 2026

Fondateur et directeur de la publication
Publié le 20 août 2026 à 19:13
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Minimum contributif MICO 2026 : montants et conditions

L’essentiel

  • Le minimum contributif (MICO) porte la pension de base à 756,29 €/mois (MICO de base) ou 903,93 € (MICO majoré, 120 trimestres cotisés) en 2026 (article L.351-10 CSS)
  • Les trimestres enfants (MDA), l’AVPF et les périodes assimilées (chômage, maladie) ne comptent pas comme trimestres cotisés pour le seuil de 120 (circulaire CNAV 2023/21, annexe)
  • Depuis la réforme 2023, le MICO majoré garantit 85 % du SMIC net pour une carrière complète cotisée au SMIC. Les retraités d’avant septembre 2023 bénéficient d’une majoration exceptionnelle distincte
  • Le MICO est attribué automatiquement à la liquidation. Il n’est jamais récupéré sur la succession, contrairement à l’ASPA

Près d’un retraité du régime général sur 3 perçoit le minimum contributif. Ce mécanisme relève la pension de base lorsque le montant calculé sur les salaires est trop faible, malgré une carrière suffisante pour le taux plein. Le MICO majoré atteint 903,93 € bruts par mois au 1er janvier 2026. Les règles d’attribution reposent sur une distinction que la plupart des assurés ignorent : celle entre trimestres cotisés et trimestres validés. Voici les règles complètes, d’après les circulaires de l’Assurance retraite.

Le principe du minimum contributif

Le minimum contributif (MICO) est un plancher de pension. Lorsque la pension de base calculée selon la formule classique (SAM × taux × durée d’assurance / durée de référence) donne un montant inférieur au seuil, la caisse relève automatiquement la pension au niveau du MICO.

Le dispositif existe sous 2 formes :

  • Le MICO de base : accordé à tout assuré partant à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres cotisés. Montant : 756,29 €/mois en 2026
  • Le MICO majoré : réservé aux assurés justifiant d’au moins 120 trimestres cotisés (30 ans de travail effectif). Montant : 903,93 €/mois en 2026

La distinction entre trimestres validés et trimestres cotisés est au coeur du dispositif. Les trimestres validés incluent toutes les périodes retenues pour la durée d’assurance : cotisations, chômage, maladie, MDA enfants. Les trimestres cotisés ne retiennent que les périodes ayant donné lieu à des cotisations sur un salaire. Pour le MICO majoré, seuls les trimestres cotisés comptent.

Montants du minimum contributif en 2026

Au 1er janvier 2026, les montants du MICO ont été revalorisés de +1,18 %, conformément à l’indexation sur les prix. Les montants ci-dessous correspondent à une carrière complète au régime général. Si la durée d’assurance est inférieure à la durée de référence, le MICO est proratisé.

TypeBrut mensuelBrut annuelCondition
MICO de base756,29 €9 075,50 €Taux plein
MICO majoré903,93 €10 847,22 €Taux plein + 120 trim. cotisés
Plafond toutes pensions1 410,89 €16 930,68 €Total base + complémentaire

Le MICO net : ce qui arrive réellement sur le compte

Le MICO est soumis aux mêmes prélèvements sociaux que toute pension de retraite (CSG, CRDS, Casa). Mais un retraité percevant uniquement le MICO majoré déclare environ 10 847 € de revenus annuels, soit moins que le seuil d’exonération de CSG (13 049 € de RFR pour une personne seule en 2026). Dans ce cas, le net est égal au brut : 903,93 €.

Situation fiscaleTaux total prélevéMICO majoré netMICO de base net
Exonéré (RFR < 13 049 €)0 %903,93 €756,29 €
Taux réduit (RFR 13 049-17 058 €)4,3 %865,06 €723,78 €
Taux médian (RFR 17 058-26 470 €)7,4 %837,04 €700,33 €
Taux normal (RFR > 26 470 €)9,1 %821,67 €687,47 €

Montants nets du MICO selon le revenu fiscal de référence. Le taux applicable dépend du RFR de l’avant-dernière année. Prélèvements : CSG (0/3,8/6,6/8,3 %) + CRDS (0,5 %) + Casa (0/0/0,3/0,3 %). Seuils 2026 pour une personne seule (1 part).

💡
En pratique, la plupart des bénéficiaires du MICO ne paient pas de CSG
Un retraité vivant seul avec le MICO majoré comme unique revenu se situe sous le seuil d’exonération. Le prélèvement ne s’applique que si d’autres revenus (complémentaire, revenus fonciers, épargne) portent le RFR au-dessus du seuil. C’est le cas notamment des assurés qui cumulent le MICO avec une pension Agirc-Arrco significative.

Historique 2020-2026

AnnéeMICO de baseMICO majoréRevalorisation
2020642,93 €702,55 €+0,3 %
2021645,50 €705,36 €+0,4 %
2022652,60 €713,12 €+1,1 %
2023 (janvier)684,14 €747,57 €+4,8 %
2023 (septembre)684,14 €847,57 €Réforme : +100 € sur le majoré
2024709,14 €876,13 €+5,3 %
2025747,69 €893,66 €+2,2 %
2026756,29 €903,93 €+1,18 %

Le MICO majoré a progressé de +201 €/mois entre 2020 et 2026 (+28,6 %). L’essentiel de la hausse vient de la réforme de septembre 2023 (+100 €). Sources : circulaire CNAV 2023/16 ; décrets annuels de revalorisation.

Les 4 conditions pour bénéficier du minimum contributif

L’attribution du MICO repose sur 4 conditions cumulatives.

1. Partir à taux plein

Le taux plein (50 % au régime général) s’obtient soit en réunissant la durée d’assurance requise pour sa génération (166 à 172 trimestres), soit en atteignant l’âge du taux plein automatique (67 ans). Le taux plein est également accordé pour inaptitude au travail, invalidité ou qualité de travailleur handicapé.

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2. Avoir liquidé toutes ses retraites de base

L’assuré doit avoir demandé la liquidation de l’ensemble de ses pensions de retraite de base, dans tous les régimes où des cotisations ont été versées. Un poly-pensionné (régime général + MSA, par exemple) doit avoir liquidé ses droits dans les 2 régimes.

3. Respecter le plafond de pensions

Le total de toutes les pensions personnelles (base + complémentaire, tous régimes confondus) ne doit pas dépasser 1 410,89 € bruts par mois en 2026. Si le plafond est dépassé, le MICO est réduit du montant de l’excédent. La pension de réversion n’entre pas dans le calcul du MICO lui-même, mais elle entre dans le plafond de 1 410,89 €.

⚠️
Le plafond inclut la complémentaire
Un assuré dont la pension de base est faible mais qui dispose d’une retraite Agirc-Arrco élevée peut voir son MICO réduit à zéro. Le plafond de 1 410,89 € additionne la pension de base (portée au MICO), la complémentaire et la pension de réversion personnelle.

4. Pour le MICO majoré : 120 trimestres cotisés

Le MICO majoré (903,93 €) exige au minimum 120 trimestres cotisés, soit 30 ans de travail effectif ayant donné lieu à cotisations. Avec moins de 120 trimestres cotisés, l’assuré perçoit le MICO de base (756,29 €). La différence entre les 2 montants est de 147,64 €/mois, soit 1 772 €/an.

120 trimestres cotisés : ce qui compte et ce qui ne compte pas

C’est le point le plus mal compris du minimum contributif. La circulaire CNAV 2023/21 du 2 novembre 2023 publie en annexe le tableau complet des périodes retenues ou non dans la durée d’assurance cotisée. Les trimestres enfants (MDA), l’AVPF et les périodes assimilées en sont exclus.

Type de périodeCotisé ?Détail
Cotisations obligatoires (salaire)OuiToute période d’emploi avec cotisations
Cotisations autres régimesOuiMSA, SSI, régimes étrangers (UE/bilatéraux)
Rachat VPLR (taux + durée)OuiRachats couvrant le taux ET la proratisation
Congé formationOuiArticle L.351-2 CSS
Assurance volontaireOuiCotisations à la charge de l’assuré
Périodes assimilées (chômage, maladie)NonL.351-3 CSS
MDA maternité / éducation (enfants)NonL.351-4 CSS
MDA congé parentalNonL.351-5 CSS
MDA enfant handicapéNonL.351-4-1 CSS
AVPF / AVANonL.381-1 et L.381-2 CSS
Périodes reconnues équivalentesNonR.351-4 CSS
Rachat VPLR (taux seul)NonD.351-7 1° CSS
Service civiqueNonL.120-1 code du service national

Tableau établi d’après l’annexe de la circulaire CNAV 2023/21 du 2 novembre 2023. Les trimestres validés au titre de la solidarité (MDA, AVPF, assimilés) ne comptent pas comme cotisés pour le seuil de 120 trimestres du MICO majoré.

⚠️
Piège fréquent : les trimestres enfants ne comptent pas
Une mère de 2 enfants ayant travaillé 28 ans (112 trimestres cotisés) et bénéficiant de 16 trimestres MDA affiche 128 trimestres validés sur son relevé. Mais ses trimestres cotisés restent à 112, en dessous du seuil de 120. Elle percevra le MICO de base (756,29 €), pas le majoré (903,93 €). Différence : 147,64 €/mois à vie. L’AVPF (cotisations versées par la CAF) est également exclue du décompte.

Comment le MICO est calculé

Le calcul dépend de la durée d’assurance au régime général par rapport à la durée de référence de la génération.

Carrière complète au régime général

Si la durée d’assurance au régime général est supérieure ou égale à la durée de référence, le MICO s’applique à taux plein : 756,29 € (moins de 120 cotisés) ou 903,93 € (120 cotisés ou plus).

Carrière incomplète ou multi-régimes

Si la durée d’assurance au régime général est inférieure à la durée de référence, le MICO est proratisé :

MICO versé = MICO plein × (trimestres validés au régime général ÷ durée de référence)

Cette proratisation concerne les poly-pensionnés : un assuré ayant cotisé dans 2 régimes reçoit un MICO proratisé de chaque. Les trimestres validés dans les autres régimes ne comptent pas pour le calcul au régime général.

3 exemples concrets

Exemple 1

Martine, carrière complète au SMIC, 168 trimestres cotisés

Née en 1962, départ à 62 ans. SAM : 16 500 €. Pension calculée : 16 500 × 50 % ÷ 12 = 687,50 €/mois.
687,50 € < 903,93 € → la pension est portée au MICO majoré : 903,93 € (120+ trimestres cotisés).
Gain : +216,43 €/mois, soit +2 597 €/an.

Exemple 2

Patrick, départ à 67 ans, 100 trimestres validés dont 90 cotisés

Né en 1960, taux plein automatique à 67 ans. Durée de référence : 167 trimestres. Pension calculée : 420 €/mois.
Moins de 120 cotisés → MICO de base proratisé : 756,29 × 100/167 = 452,87 €.
452,87 € > 420 € → la pension est portée à 452,87 €. Gain : +32,87 €/mois.

Exemple 3

Marie, 2 enfants, 128 trimestres validés mais seulement 112 cotisés

Née en 1964, départ à taux plein. 172 trimestres requis. 112 trimestres cotisés + 16 MDA enfants = 128 validés au régime général. Pension calculée : 520 €/mois.
Les MDA ne comptent pas comme cotisés → 112 < 120 → MICO de base, pas majoré.
MICO de base proratisé : 756,29 × 128/172 = 562,82 €.
562,82 > 520 → la pension est portée à 562,82 €.
Si 120 de ses 128 trimestres étaient cotisés (davantage de travail effectif, moins de chômage) : MICO majoré proratisé = 903,93 × 128/172 = 672,69 €. Gain : +109,87 €/mois à vie.

L’écrêtement au plafond

Si le total des pensions personnelles (MICO + complémentaire + réversion) dépasse 1 410,89 €, le MICO est réduit du montant de l’excédent. Un assuré ayant droit au MICO majoré (903,93 €) avec une complémentaire Agirc-Arrco de 620 € totalise 1 523,93 €, soit 113,04 € au-dessus du plafond. Son MICO est écrêté à 790,89 €.

Ce qui a changé depuis 2023

La réforme de septembre 2023 : +100 € sur le majoré

La loi du 14 avril 2023 (LFRSS 2023, article 18) a relevé le MICO majoré d’environ 100 €/mois pour les pensions liquidées à partir du 1er septembre 2023 (circulaire CNAV 2023/16 du 8 septembre 2023). L’objectif : garantir 85 % du SMIC net pour une carrière complète cotisée au SMIC. Depuis, le MICO majoré est revalorisé sur la base du SMIC (et non plus de l’inflation seule), ce qui maintient ce ratio dans le temps.

La majoration exceptionnelle pour les retraités d’avant septembre 2023

Les retraités dont la pension a pris effet avant le 1er septembre 2023 n’ont pas bénéficié de la hausse de 100 €. Pour compenser, la loi a créé une majoration exceptionnelle distincte (circulaire CNAV 2023/21 du 2 novembre 2023). Conditions :

  • Pension personnelle liquidée au taux plein (50 %)
  • Au moins 120 trimestres cotisés (même définition que le MICO majoré)
  • La majoration est proratisée selon la durée cotisée au régime concerné : montant = 100 € × (trimestres cotisés / durée de référence)
ℹ️
Majoration exceptionnelle : un rattrapage partiel
Un assuré né en 1960 (durée de référence : 167 trimestres), retraité depuis avril 2022, avec 160 trimestres cotisés au régime général, perçoit une majoration exceptionnelle de 100 × 160/167 = 95,80 €/mois. Ce montant s’ajoute à sa pension existante, dans la limite du plafond de 1 410,89 €. Source : circulaire CNAV 2023/21, exemple n° 1.

LFSS 2026 : l’impact indirect du SAM sur 24 ou 23 années

La LFSS 2026 réduit le nombre de meilleures années retenues pour le calcul du SAM : 24 pour 1 enfant, 23 pour 2 enfants ou plus (au lieu de 25). En écartant les années les moins rémunérées, le SAM augmente, et la pension calculée avec. Pour certains assurés, cette hausse du SAM peut faire passer la pension au-dessus du seuil du MICO. Autrement dit, la LFSS 2026 peut supprimer le besoin du MICO pour des assurés qui en auraient bénéficié avec l’ancien calcul. C’est une bonne nouvelle : une pension calculée plus élevée est toujours préférable à un plancher.

MICO ou ASPA : 2 dispositifs distincts

La confusion entre le minimum contributif et l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées, ex-minimum vieillesse) reste fréquente. Les 2 dispositifs n’ont ni les mêmes conditions ni la même logique.

CritèreMinimum contributif (MICO)ASPA (minimum vieillesse)
NatureComplément de pension contributiveAllocation de solidarité (aide sociale)
Avoir travailléOui, obligatoire (taux plein)Non
Montant max (seul, 2026)903,93 €/mois1 043,59 €/mois
PlafondPensions : 1 410,89 €Ressources : 1 043,59 € (seul)
Récupérable sur successionNonOui, au-delà de 108 586 €
AttributionAutomatiqueSur demande
ImposableOuiNon
Cumulables entre euxOui, sous conditions de ressources

Le MICO récompense une carrière de cotisations. L’ASPA est un filet de sécurité pour les personnes âgées à faibles ressources, qu’elles aient travaillé ou non. Un retraité peut percevoir les 2 si le total de ses ressources reste sous le plafond ASPA. La récupération sur succession de l’ASPA dissuade certains bénéficiaires potentiels de la demander.

Vérifier l’impact du MICO sur la pension

Les trimestres manquants ou mal reportés réduisent directement le montant de la retraite et le niveau du MICO. Un relevé de carrière vérifié permet de s’assurer que tous les trimestres cotisés sont bien comptabilisés.

Faire vérifier mon relevé de carrière →

Vérifier ses droits et stratégie des 120 trimestres

Comment savoir si le MICO s’applique

Le MICO est attribué automatiquement. Pour les retraités, la notification de retraite (document reçu à la liquidation) indique si le minimum contributif a été appliqué. Pour les actifs, le relevé de carrière sur info-retraite.fr permet de vérifier le nombre de trimestres validés et cotisés, et d’estimer si la pension calculée sera inférieure au seuil du MICO.

La stratégie des 120 trimestres

Le passage de 119 à 120 trimestres cotisés représente un saut de 147,64 €/mois (de 756,29 à 903,93 €), soit 1 772 €/an à vie. Pour un assuré proche du seuil, travailler quelques mois de plus peut être très rentable :

  • Il faut valider 1 trimestre cotisé par tranche de 1 747,50 € de salaire brut en 2026 (150 heures au SMIC)
  • Un emploi à mi-temps au SMIC pendant 6 mois suffit pour valider 2 trimestres cotisés
  • Le gain de 147,64 €/mois à vie rembourse l’effort en moins de 12 mois de retraite
💡
Vérifier le compteur exact de trimestres cotisés
Le nombre de trimestres cotisés ne figure pas toujours clairement sur le relevé de carrière. Les trimestres assimilés (chômage, maladie) apparaissent souvent sans distinction. Pour connaître le décompte exact, demander un relevé de situation individuelle détaillé auprès de la CARSAT ou via l’espace personnel lassuranceretraite.fr.

Cas particuliers

Carrière à l’étranger : les trimestres cotisés dans un pays lié par une convention bilatérale ou les règlements européens (UE, EEE, Suisse) entrent dans le décompte des 120 cotisés. Le MICO est proratisé sur la seule durée française. Vérifier auprès du CLEISS pour les pays hors convention.

Retraite progressive : le MICO n’est calculé qu’au moment de la liquidation définitive. Pendant la phase de retraite progressive, la pension partielle n’est pas relevée au titre du minimum contributif. Les trimestres cotisés pendant cette phase s’ajoutent au compteur et peuvent permettre d’atteindre les 120.

Cumul emploi-retraite : les cotisations versées après la liquidation ne modifient pas le MICO déjà attribué. Depuis la réforme 2023, le cumul emploi-retraite intégral génère de nouveaux droits à pension, mais ces droits n’entrent pas dans le calcul du MICO. Le complément MICO reste inchangé tant que le plafond de 1 410,89 € n’est pas dépassé avec la nouvelle pension additionnelle.

MINIMUM CONTRIBUTIF · 2026 Le seuil des 120 trimestres cotisés : l’impact financier Montants pour une carrière complète au régime général · barèmes 2026 < 120 TRIM. COTISÉS 756 € MICO de base brut mensuel 9 076 €/an ≥ 120 TRIM. COTISÉS 904 € MICO majoré brut mensuel 10 847 €/an +148 €/mois à vie = +1 772 €/an MDA enfants, AVPF et assimilés ne comptent PAS comme cotisés (circ. CNAV 2023/21) adcf.org

Questions fréquentes

Oui. Le MICO est calculé et attribué d’office par la caisse de retraite lors de la liquidation de la pension. Aucune demande spécifique n’est nécessaire. Si la pension calculée est inférieure au seuil du MICO, le complément est appliqué automatiquement. La notification de retraite indique le montant du minimum contributif s’il a été appliqué.

Non. Les majorations de durée d’assurance pour enfants (L.351-4 CSS) ne sont pas retenues dans la durée d’assurance cotisée. Seules les périodes ayant donné lieu à des cotisations sur un salaire comptent. Les trimestres MDA, AVPF, congé parental et périodes assimilées (chômage, maladie) sont exclus du décompte des 120 trimestres (circulaire CNAV 2023/21, annexe).

Oui. Le MICO porte uniquement sur la pension de base. Il se cumule avec la retraite complémentaire Agirc-Arrco. Le seul plafond à respecter est le total de toutes les pensions personnelles : 1 410,89 € bruts par mois en 2026. Si ce plafond est dépassé, le MICO est écrêté du montant de l’excédent.

Non. Contrairement à l’ASPA (minimum vieillesse), le minimum contributif n’est jamais récupéré sur la succession du bénéficiaire. C’est un droit acquis par les cotisations versées au cours de la carrière.

Le MICO de base (756,29 €/mois en 2026) est accordé à tout retraité partant à taux plein, sans condition de durée cotisée. Le MICO majoré (903,93 €) exige en plus 120 trimestres cotisés (30 ans de travail effectif). La différence est de 147,64 €/mois, soit 1 772 €/an.

Oui, le MICO est soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS, Casa). Mais un retraité percevant uniquement le MICO majoré (environ 10 847 € par an) se situe sous le seuil d’exonération de CSG. Dans ce cas, le net est égal au brut : 903,93 €.

Sources : article L.351-10 du code de la Sécurité sociale ; article D.351-2-1 CSS ; circulaire CNAV 2023/16 du 8 septembre 2023 (revalorisation MICO post-réforme) ; circulaire CNAV 2023/21 du 2 novembre 2023 (majoration exceptionnelle, annexe durée cotisée) ; LFRSS 2023, loi n° 2023-270 du 14 avril 2023, article 18 ; décret n° 2023-754 du 10 août 2023 ; service-public.gouv.fr.

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