Impôts • Barème IR • 2027
Barème de l’impôt sur le revenu 2027 :
vers une revalorisation de 2 %
+2 %
revalorisation
estimée
11 832 €
seuil d’imposition
estimé 2027
sept. 2026
présentation
du PLF 2027
1969
indexation quasi
ininterrompue
Avec une inflation estimée à 2 % en 2026, le barème de l’impôt sur le revenu devrait être revalorisé d’autant en 2027. Le seuil d’imposition passerait de 11 600 € à 11 832 € par part. Sans cette indexation, les contribuables paieraient plus d’impôt à pouvoir d’achat égal.
Claire, célibataire sans enfant, déclare 28 000 € de revenus en 2026. Elle paie 1 807 € d’impôt. Si ses revenus augmentent de 2 % en 2027 (28 560 €) et que le barème suit, son impôt reste proportionnellement stable à 1 843 €. Sans revalorisation du barème, elle paierait 1 869 €, soit 26 € de plus, alors que son pouvoir d’achat n’a pas bougé.
Une indexation quasi automatique depuis 1969
Le barème progressif de l’impôt sur le revenu est revalorisé chaque année en fonction de l’inflation. La pratique est « constante et systématique depuis 1969 », selon un rapport du Sénat. Seules les lois de finances 2012 et 2013 y ont dérogé, en gelant le barème. Ce gel avait fait entrer des centaines de milliers de foyers dans l’impôt sans que leurs revenus réels aient progressé.
L’indexation n’est pas inscrite dans la loi : elle relève d’un choix politique renouvelé chaque année dans le projet de loi de finances. Mais la règle tacite est si établie qu’un gel serait perçu comme une hausse d’impôt déguisée. Le projet de loi de finances 2027 sera présenté fin septembre 2026.
Le barème 2027 estimé avec +2 % d’inflation
| Tranche | Barème 2026 | Barème 2027 estimé | Écart |
|---|---|---|---|
| 0 % | Jusqu’à 11 600 € | Jusqu’à 11 832 € | +232 € |
| 11 % | 11 601 à 29 579 € | 11 833 à 30 171 € | +592 € |
| 30 % | 29 580 à 84 577 € | 30 172 à 86 269 € | +1 692 € |
| 41 % | 84 578 à 181 917 € | 86 270 à 185 555 € | +3 638 € |
| 45 % | Au-delà de 181 918 € | Au-delà de 185 556 € | +3 638 € |
Le seuil d’imposition (première tranche à 0 %) passerait de 11 600 € à 11 832 € par part de quotient familial. Pour un couple marié avec 2 enfants (3 parts), le seuil d’imposition passerait de 34 800 € à 35 496 € de revenus.
Sans indexation, des centaines de milliers de foyers paieraient plus
Le mécanisme est simple : si les revenus augmentent de 2 % (pour compenser l’inflation) et que le barème reste figé, une partie des contribuables bascule dans une tranche supérieure. C’est ce qui s’est passé en 2012-2013. Le gel du barème pendant 2 ans avait équivalu à une hausse d’impôt de plusieurs milliards d’euros, touchant principalement les revenus modestes et moyens situés juste au-dessus du seuil d’entrée dans l’impôt.
L’indexation ne réduit pas l’impôt : elle empêche qu’il augmente en termes réels. Un salarié dont les revenus suivent exactement l’inflation paiera la même proportion d’impôt d’une année sur l’autre. Seuls les contribuables dont les revenus progressent plus vite que l’inflation voient leur impôt augmenter en proportion.
Le calendrier à retenir
Le projet de loi de finances 2027 sera présenté fin septembre 2026. Le barème y figurera dès l’article 2, comme chaque année. Le vote interviendra en décembre, et le nouveau barème s’appliquera aux revenus 2026, déclarés au printemps 2027. Le taux du prélèvement à la source sera ajusté en conséquence à partir de janvier 2027.
Questions fréquentes
C’est très probable. Depuis 1969, le barème est revalorisé chaque année en fonction de l’inflation, sauf en 2012 et 2013 (gel exceptionnel). Avec une inflation estimée à 2 % en 2026, les tranches du barème 2027 seraient relevées d’environ 2 %. La décision sera officialisée dans le projet de loi de finances présenté fin septembre 2026.
Un gel du barème équivaut à une hausse d’impôt déguisée. Un salarié dont le revenu augmente de 2 % (comme l’inflation) paierait plus d’impôt en valeur absolue, alors que son pouvoir d’achat n’a pas changé. C’est ce qui s’est produit en 2012 et 2013, seule exception depuis 1969.
Avec une revalorisation de 2 %, les tranches estimées seraient : 0 % jusqu’à 11 832 €, 11 % de 11 833 à 30 171 €, 30 % de 30 172 à 86 269 €, 41 % de 86 270 à 185 555 €, et 45 % au-delà de 185 556 €. Ces chiffres restent des projections : le barème définitif sera voté fin 2026.
Non, elle maintient la pression fiscale constante. Sans indexation, un contribuable dont le salaire suit l’inflation entrerait progressivement dans des tranches plus élevées et paierait plus d’impôt en proportion de ses revenus. L’indexation neutralise cet effet mécanique.
Le projet de loi de finances 2027 sera présenté fin septembre 2026. Le barème définitif sera voté par le Parlement dans le cadre de ce texte, généralement adopté en décembre. Le taux du prélèvement à la source sera ajusté en conséquence à partir de janvier 2027.





