Crédit d’impôt • Services à la personne 2026
50 % de vos dépenses remboursés par le fisc
50 %
Taux du crédit d’impôt
12 000 €
Plafond annuel de dépenses
4,5 M
Foyers bénéficiaires en France
Case 7DB
Déclaration formulaire 2042
Sources : CGI article 199 sexdecies • economie.gouv.fr • FEPEM (2024)
Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile permet de récupérer 50 % des dépenses engagées pour des services à la personne (ménage, garde d’enfant, jardinage, assistance aux personnes âgées). Le plafond de dépenses est fixé à 12 000 € par an, majorable jusqu’à 15 000 € ou 20 000 € selon la situation. Depuis 2022, l’avance immédiate via CESU+ permet de ne payer que la moitié du coût chaque mois, sans attendre le remboursement fiscal.
Employer une aide à domicile, une femme de ménage ou un jardinier représente un budget conséquent. Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile réduit cette charge de moitié. Contrairement à une simple réduction d’impôt, le crédit est remboursé par le fisc même si le contribuable n’est pas imposable. En 2021, 4,5 millions de foyers en ont bénéficié pour un montant total de 2,9 milliards d’euros (source : FEPEM, baromètre n°43). Le dispositif couvre une vingtaine d’activités de services à la personne, du ménage à l’assistance informatique. Le montant du crédit est calculé après la déclaration annuelle, puis déduit de l’impôt dû ou remboursé par virement. Même les foyers situés sous le seuil de la première tranche du barème reçoivent le remboursement intégral.
Le crédit d’impôt couvre 50 % des dépenses dans la limite de 12 000 €
Le crédit d’impôt est égal à 50 % des sommes versées pour l’emploi d’un salarié à domicile ou le recours à un organisme de services à la personne. Les dépenses sont retenues dans la limite d’un plafond annuel qui varie selon la composition du foyer.
Le plafond standard et ses majorations
Le plafond de base est de 12 000 € par an et par foyer fiscal. Il peut être majoré de 1 500 € dans les cas suivants :
- par enfant à charge (750 € en cas de résidence alternée)
- par membre du foyer âgé de plus de 65 ans au 31 décembre
- par ascendant de plus de 65 ans bénéficiaire de l’APA, lorsque les dépenses sont engagées à son domicile
La limite majorée ne peut pas dépasser 15 000 €, soit un crédit d’impôt maximal de 7 500 €.
Le plafond première année et le plafond invalidité
Deux situations spécifiques relèvent le plafond au-delà de 15 000 € :
- Première année d’emploi direct : le plafond passe à 15 000 € (18 000 € avec majorations). Ce plafond s’applique même si le contribuable a déjà bénéficié du crédit au titre de dépenses versées à un organisme prestataire les années précédentes
- Invalidité à 80 % ou plus : le plafond est porté à 20 000 € (aucune majoration possible), soit un crédit maximal de 10 000 €. Ce plafond concerne les foyers dont un membre est titulaire de la carte mobilité-inclusion mention « invalidité » ou perçoit une pension d’invalidité de 3e catégorie
Une vingtaine d’activités de services à la personne sont éligibles
Le crédit d’impôt couvre les services rendus à domicile, au domicile du contribuable (résidence principale ou secondaire) ou au domicile d’un ascendant bénéficiaire de l’APA. Les principales activités éligibles :
- Entretien de la maison : ménage, repassage, travaux ménagers
- Garde d’enfant à domicile et soutien scolaire
- Assistance aux personnes âgées ou handicapées : aide à la toilette, aux repas, aux déplacements (hors actes médicaux)
- Préparation de repas à domicile, y compris le temps passé aux courses
- Petits travaux de jardinage, y compris débroussaillage (plafond 5 000 €/an)
- Petit bricolage dit « homme toutes mains » (plafond 500 €/an, 2 h maximum par intervention)
- Assistance informatique et internet à domicile (plafond 3 000 €/an)
- Aide à la mobilité et transport de personnes ayant des difficultés de déplacement (dans le cadre d’une offre globale de services)
- Soins et promenades d’animaux pour personnes dépendantes
La liste complète figure aux articles D7231-1 et D7233-5 du Code du travail. Les services rendus hors du domicile (livraison de courses, collecte de linge) ne sont éligibles que s’ils s’inscrivent dans une offre globale incluant des activités à domicile.
Trois modes d’emploi ouvrent droit au crédit
Le crédit d’impôt s’applique quel que soit le mode de recours au service à la personne. Les dépenses peuvent être versées :
- Directement à un salarié : le contribuable est particulier employeur, déclare via le CESU ou Pajemploi et verse le salaire ainsi que les cotisations sociales
- À une entreprise ou association agréée : un organisme prestataire facture la prestation et emploie lui-même le salarié
- À un organisme mandataire : l’organisme recrute et gère l’administratif, mais le contribuable reste l’employeur
Les personnes âgées de plus de 80 ans bénéficient par ailleurs d’une exonération de cotisations patronales qui réduit encore le coût de l’emploi direct. Dans tous les cas, le salarié ne peut pas être un membre du foyer fiscal du contribuable. Les dépenses doivent être justifiées par une attestation annuelle (CESU, Pajemploi, organisme prestataire) et les aides perçues (APA, PCH, CESU préfinancé par l’employeur) doivent être déduites du montant déclaré.
L’avance immédiate supprime l’avance de trésorerie
Sans avance immédiate, le crédit d’impôt fonctionne en différé : le contribuable paie 100 % des dépenses en année N, puis reçoit un acompte de 60 % du crédit en janvier N+1 et le solde en été N+1 après traitement de la déclaration. Ce décalage impose une avance de trésorerie de plusieurs mois.
Depuis janvier 2022, le dispositif d’avance immédiate permet de ne payer que 50 % du coût chaque mois. Le crédit d’impôt est déduit en temps réel lors du paiement du salarié. Le mécanisme fonctionne indépendamment du prélèvement à la source appliqué sur la fiche de paie du contribuable. L’activation est gratuite et se fait en quelques clics depuis l’espace CESU+ sur cesu.urssaf.fr.
Le dispositif est réservé aux particuliers employeurs déclarant via le CESU. Pour les bénéficiaires de l’APA ou de la PCH, l’avance immédiate sera disponible à compter du 1er septembre 2027.
Le coût réel d’un salarié à domicile après crédit d’impôt
Le crédit d’impôt divise par deux le coût effectif de l’emploi à domicile. L’exemple ci-dessous détaille le calcul pour une prestation courante de ménage.
Cas concret
Ménage 4 heures par semaine via CESU, au SMIC
Heures annuelles
188 h
Coût total employeur
3 209 €/an
Crédit d’impôt (50 %)
1 604 €
Coût réel après crédit d’impôt
1 605 €/an
soit 134 €/mois pour 4 h de ménage par semaine
Salaire brut : 188 h × 12,02 €/h (SMIC 2026) = 2 260 €. Cotisations patronales (~42 %) : 949 €. Coût total : 3 209 €. Crédit d’impôt de 50 % : 1 604 € remboursés par le fisc. Avec l’avance immédiate activée sur CESU+, ce crédit est déduit chaque mois : vous ne payez que 134 €/mois au lieu de 267 €.
Ce coût net de 134 €/mois est inférieur au prix du travail non déclaré pour un volume horaire équivalent. Selon la FEPEM, une heure déclarée coûte 17 % moins cher au particulier employeur après crédit d’impôt qu’une heure au noir, tout en ouvrant droit à la couverture sociale pour le salarié.
La déclaration impose de nouvelles informations en 2026
Les dépenses de services à la personne se déclarent en case 7DB du formulaire 2042. Si le montant est prérempli (paiement via CESU ou Pajemploi), il suffit de le vérifier. Les cases complémentaires du formulaire 2042-RICI (cases BDA à BEA) permettent de détailler les dépenses par type de prestation.
À compter de la déclaration des revenus 2025 (campagne 2026), deux nouvelles informations sont exigées pour chaque type de dépense :
- La nature de l’organisme : salarié à domicile, association, entreprise ou organisme public/privé
- La modalité d’intervention : emploi direct, mandataire, mise à disposition d’un salarié ou prestataire
| Case | Situation | Plafond applicable |
|---|---|---|
| 7DB | Montant total des dépenses | 12 000 € (standard) |
| 7DQ | Première année d’emploi direct | 15 000 € (18 000 € majoré) |
| 7DG | Membre du foyer invalide ≥ 80 % | 20 000 € |
| 7DR | Aides perçues à déduire (APA, PCH, CESU préfinancé) | A soustraire des dépenses |
| BDA à BEA | Détail par type de prestation (2042-RICI) | Sous-plafonds spécifiques |
Le versement du crédit suit un calendrier en deux temps
Pour les contribuables qui n’utilisent pas l’avance immédiate, le crédit d’impôt est versé en deux étapes :
- Janvier N+1 : un acompte de 60 % du crédit d’impôt de l’année précédente est versé automatiquement par virement. Ce montant est calculé sur la base de la dernière déclaration traitée
- Été N+1 (juillet-août) : le solde est versé après traitement de la déclaration portant sur les revenus de l’année N. Si les dépenses ont diminué, l’excédent d’acompte est déduit de l’impôt ou récupéré en septembre
Le contribuable qui cesse d’employer un salarié à domicile doit anticiper : l’acompte de janvier sera calculé sur les dépenses passées et devra être restitué si les dépenses réelles sont nulles. Le revenu fiscal de référence n’a pas d’impact sur le montant du crédit, puisqu’il s’agit d’un crédit (remboursable) et non d’une réduction d’impôt.
Questions fréquentes sur le crédit d’impôt emploi à domicile
Le crédit d’impôt est égal à 50 % des dépenses effectivement supportées, retenues dans la limite de 12 000 € par an et par foyer fiscal. Cette limite peut être majorée de 1 500 € par enfant à charge ou par membre du foyer âgé de plus de 65 ans, sans dépasser 15 000 €. Le plafond est porté à 20 000 € lorsqu’un membre du foyer est titulaire de la carte d’invalidité à 80 % ou plus. Le crédit d’impôt maximal est donc de 6 000 € en situation standard, 7 500 € avec majorations et 10 000 € en cas d’invalidité.
Les activités éligibles couvrent l’ensemble des services à la personne rendus à domicile : garde d’enfant, soutien scolaire, ménage et travaux ménagers, préparation de repas, assistance aux personnes âgées ou handicapées, petits travaux de jardinage (plafond 5 000 €), petit bricolage (plafond 500 €, 2 heures maximum par intervention), assistance informatique (plafond 3 000 €), aide à la mobilité et soins d’animaux pour personnes dépendantes. La liste complète figure aux articles D7231-1 et D7233-5 du Code du travail.
L’avance immédiate permet de ne payer que 50 % du coût de l’emploi à domicile, sans attendre le remboursement fiscal l’année suivante. Le dispositif est activable gratuitement depuis l’espace CESU+ sur cesu.urssaf.fr. Une fois activé, le montant du crédit d’impôt est automatiquement déduit lors du paiement du salarié. Le solde est régularisé lors de la déclaration de revenus. Ce service est disponible uniquement pour les particuliers employeurs déclarant via le CESU.
Oui, le crédit d’impôt est accessible à tous les contribuables fiscalement domiciliés en France, quelle que soit leur situation professionnelle : actif, retraité ou sans activité. Il ne faut pas confondre avec l’ancienne réduction d’impôt qui était réservée aux seuls retraités ou inactifs non imposables. Depuis 2017, le dispositif est un crédit d’impôt pour tous, ce qui signifie que le montant est remboursé même si le contribuable n’est pas imposable.
Les dépenses sont à déclarer en case 7DB du formulaire 2042. Si vous avez bénéficié de l’avance immédiate via CESU+, le montant est prérempli sur cette même ligne. Les cases complémentaires sur le formulaire 2042-RICI permettent de détailler par type de prestation (cases BDA à BEA). La case 7DQ concerne la première année d’emploi direct (plafond majoré à 15 000 €), la case 7DG les situations d’invalidité (plafond 20 000 €), et la case 7DR les aides perçues à déduire (APA, PCH, CESU préfinancé).
Les aides perçues au titre de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) ou de la PCH (prestation de compensation du handicap) doivent être déduites des dépenses déclarées. Le crédit d’impôt de 50 % s’applique sur le montant net, après soustraction de ces aides. En revanche, le crédit d’impôt est cumulable avec ces aides : elles ne suppriment pas le droit au crédit, elles réduisent simplement la base de calcul.
Sources : CGI article 199 sexdecies, economie.gouv.fr, impots.gouv.fr, service-public.gouv.fr, FEPEM baromètre n°43 (2024).





