Barème impôt • 2026 sur revenus 2025
5 tranches revalorisées de 0,9 % pour neutraliser l’inflation
11 600 €
Seuil d’entrée dans l’impôt (part)
+0,9 %
Revalorisation 2026 (loi de finances)
45 %
Taux marginal supérieur
1 807 €
Plafond QF par demi-part
Sources : Code général des impôts (articles 193 à 199) • loi de finances 2026 promulguée le 19 février 2026
Le barème de l’impôt sur le revenu 2026, applicable aux revenus perçus en 2025, repose sur cinq tranches progressives allant de 0 % à 45 %. Chaque seuil a été revalorisé de +0,9 % par la loi de finances 2026 pour neutraliser l’effet de l’inflation. Son application passe par le mécanisme du quotient familial, qui divise le revenu par le nombre de parts fiscales avant d’appliquer les taux tranche par tranche.
Comprendre le barème de l’impôt sur le revenu reste la première clé pour anticiper sa fiscalité. Contrairement à ce que pensent de nombreux contribuables, le taux qui figure dans leur tranche marginale ne s’applique pas à l’ensemble de leur revenu, mais uniquement à la fraction qui excède le seuil. Résultat, le taux moyen effectivement payé est toujours inférieur au taux affiché par la tranche la plus haute. Pour situer précisément vos revenus dans le barème, les seuils d’imposition 2026 détaillent les montants à ne pas dépasser selon votre situation familiale.
Qu’est-ce que le barème de l’impôt sur le revenu en 2026 ?
Le barème de l’impôt sur le revenu est un tableau fiscal qui définit les taux d’imposition applicables à chaque tranche de revenu. Inscrit aux articles 193 à 199 du Code général des impôts, il fonctionne selon une logique progressive : les premières centaines d’euros ne sont pas imposées, les suivantes le sont à un taux faible, puis le taux augmente par paliers à mesure que le revenu croît. Ce système vise à faire peser l’effort fiscal proportionnellement plus fort sur les hauts revenus.
Le barème 2026 s’applique aux revenus perçus en 2025, que les contribuables déclarent entre avril et juin 2026. Il a été voté par la loi de finances promulguée le 19 février 2026, qui a procédé à une revalorisation de 0,9 % de l’ensemble des seuils pour suivre l’inflation constatée sur l’année écoulée. Cette revalorisation protège les foyers dont les revenus progressent au rythme de l’inflation d’un glissement mécanique dans la tranche supérieure.
Le barème 2026 sur les revenus 2025 : les 5 tranches officielles
Les cinq tranches du barème progressif applicables en 2026 figurent ci-dessous. Chaque taux ne s’applique qu’à la fraction de revenu qu’il couvre.
| Fraction du revenu imposable (par part) | Taux d’imposition |
|---|---|
| Jusqu’à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| Supérieure à 181 917 € | 45 % |
Comment calculer son impôt avec le barème progressif ?
Le calcul de l’impôt sur le revenu suit un processus en trois étapes officielles, décrites par le ministère de l’Économie.
- Diviser le revenu net imposable par le nombre de parts fiscales du foyer (le quotient familial).
- Appliquer le barème progressif tranche par tranche au résultat obtenu, pour obtenir l’impôt dû par part.
- Multiplier par le nombre de parts pour obtenir l’impôt brut total du foyer.
Après ce calcul initial, plusieurs ajustements peuvent modifier le montant final : plafonnement du quotient familial, décote, réductions et crédits d’impôt, et le cas échéant contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Le montant de départ, le revenu net imposable, correspond au total des montants portés sur la fiche de paie après application de l’abattement automatique de 10 %.
Cas concret n° 1
Célibataire, revenu net imposable 32 000 €
Revenu par part
32 000 €
Nombre de parts
1
TMI
30 %
Impôt brut à payer
2 703,99 €
soit un taux moyen d’imposition de 8,45 %
Tranche 1 (0 à 11 600 €) : 0 % soit 0 €. Tranche 2 (11 601 à 29 579 €) : 17 979 € × 11 % soit 1 977,69 €. Tranche 3 (29 580 à 32 000 €) : 2 421 € × 30 % soit 726,30 €. Impôt brut total : 2 703,99 € (arrondi à 2 704 € par l’administration). Le taux marginal d’imposition atteint 30 % sur la fraction la plus élevée, mais le taux moyen effectif reste nettement plus bas à 8,45 %.
Cas concret n° 2
Couple marié avec 2 enfants mineurs, revenu 55 950 €
Revenu net imposable
55 950 €
Nombre de parts
3
Revenu par part
18 650 €
Impôt brut à payer
2 326,50 €
soit un taux moyen de 4,16 % après quotient familial
Le revenu divisé par 3 parts donne 18 650 € par part. Le barème s’applique ensuite par tranche : 0 % jusqu’à 11 600 € puis 11 % sur les 7 050 € restants soit 775,50 € par part. Le résultat est multiplié par 3 parts, ce qui donne un impôt brut de 2 326,50 €. Le mécanisme du quotient familial réduit significativement l’impôt grâce aux deux demi-parts supplémentaires apportées par les enfants.
Le quotient familial et son plafonnement
Le quotient familial détermine la progressivité réelle de l’impôt en tenant compte de la composition du foyer. Chaque situation familiale correspond à un nombre de parts fiscales défini par le Code général des impôts.
| Situation familiale | Nombre de parts |
|---|---|
| Célibataire, divorcé, veuf sans enfant | 1 part |
| Couple marié ou pacsé sans enfant | 2 parts |
| Parent isolé (divorcé, séparé, veuf) | 1 part + 0,5 pour le premier enfant |
| Couple avec 1 enfant | 2,5 parts |
| Couple avec 2 enfants | 3 parts |
| Couple avec 3 enfants | 4 parts (le 3e compte pour 1 part entière) |
L’avantage fiscal procuré par les demi-parts supplémentaires (enfants, invalidité, ancien combattant) est cependant plafonné pour éviter que les hauts revenus ne bénéficient d’une réduction disproportionnée. En 2026, la réduction maximale est limitée à 1 807 € par demi-part supplémentaire et 904 € par quart de part. Un plafond spécifique plus favorable s’applique aux parents isolés (4 262 € pour le premier enfant à charge) et aux anciens combattants.
La décote pour les revenus modestes
La décote est un mécanisme qui réduit automatiquement l’impôt des foyers dont les revenus, bien qu’imposables, restent modestes. Elle s’applique lorsque l’impôt brut du foyer ne dépasse pas certains seuils.
| Configuration | Seuil de déclenchement (impôt brut max) | Formule de calcul 2026 |
|---|---|---|
| Imposition individuelle | 1 982 € | 897 € − 45,25 % de l’impôt brut |
| Imposition commune (couple) | 3 277 € | 1 483 € − 45,25 % de l’impôt brut |
La décote est calculée et appliquée automatiquement par l’administration fiscale. Elle ne nécessite aucune démarche de la part du contribuable. Concrètement, un célibataire dont l’impôt brut s’établit à 1 500 € voit son impôt ramené à 1 500 − (897 − 45,25 % × 1 500) = 1 500 − 218,25 = 1 281,75 €. Cet ajustement peut faire disparaître totalement l’impôt pour les contribuables très proches du seuil d’imposition.
Taux marginal d’imposition (TMI) vs taux moyen
Deux notions distinctes cohabitent dans l’analyse de l’impôt sur le revenu, et leur confusion explique une part importante de l’incompréhension du système fiscal français :
- Le taux marginal d’imposition (TMI) correspond au taux applicable à la dernière tranche atteinte par le quotient familial. C’est le taux qui frappera tout euro de revenu supplémentaire. Pour un quotient familial de 35 000 € par part, le TMI est de 30 %.
- Le taux moyen d’imposition correspond au rapport entre l’impôt total payé et le revenu total du foyer. Il est toujours inférieur au TMI parce qu’il tient compte des tranches inférieures qui supportent des taux plus faibles. Pour le même quotient familial de 35 000 €, le taux moyen s’établit autour de 11 %.
Le TMI reste utile pour estimer l’impact fiscal d’un revenu supplémentaire (heure supplémentaire, prime, dividende). Le taux moyen, lui, mesure l’effort fiscal réel du foyer. Le simulateur d’impôt sur le revenu 2026 permet d’obtenir les deux indicateurs en renseignant sa situation. Certains profils bénéficient en plus d’allègements spécifiques, comme l’abattement fiscal des retraités appliqué avant le calcul par tranches.
Contribution exceptionnelle et différentielle sur les hauts revenus
Au-delà du barème progressif classique, les foyers aux revenus les plus élevés acquittent deux contributions additionnelles.
La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR)
La CEHR s’ajoute à l’impôt sur le revenu pour les foyers dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple). Son taux varie progressivement de 0 % à 4 % selon le niveau de revenu et la configuration familiale.
| Revenu fiscal de référence | Célibataire, veuf, divorcé | Couple marié ou pacsé |
|---|---|---|
| Jusqu’à 250 000 € | 0 % | 0 % |
| 250 001 € à 500 000 € | 3 % | 0 % |
| 500 001 € à 1 000 000 € | 4 % | 3 % |
| Plus de 1 000 000 € | 4 % | 4 % |
La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR)
Instaurée par la loi de finances 2025 pour les revenus 2025 et reconduite par la loi de finances 2026, la CDHR vise à garantir un taux minimal d’imposition de 20 % aux foyers les plus aisés. Lorsque l’impôt sur le revenu additionné à la CEHR reste inférieur à 20 % du revenu du foyer, une contribution supplémentaire s’applique pour atteindre ce seuil. La CDHR concerne les foyers dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple). Elle restera en vigueur jusqu’à ce que le déficit public repasse sous la barre des 3 % du PIB. Face à ces contributions additionnelles, la donation de son vivant reste l’un des outils les plus utilisés pour transmettre tôt des actifs générateurs de revenus et lisser le revenu imposable sur plusieurs foyers fiscaux.
Historique : comparaison du barème 2024, 2025 et 2026
La revalorisation annuelle du barème, inscrite dans chaque loi de finances, a atteint 0,9 % en 2026 après 1,8 % en 2025 et 4,8 % en 2024. Ces ajustements reflètent l’évolution de l’inflation et préservent le pouvoir d’achat fiscal des ménages.
| Tranche | Barème 2024 (revenus 2023) | Barème 2025 (revenus 2024) | Barème 2026 (revenus 2025) |
|---|---|---|---|
| 0 % | Jusqu’à 11 294 € | Jusqu’à 11 497 € | Jusqu’à 11 600 € |
| 11 % | 11 295 € à 28 797 € | 11 498 € à 29 315 € | 11 601 € à 29 579 € |
| 30 % | 28 798 € à 82 341 € | 29 316 € à 83 823 € | 29 580 € à 84 577 € |
| 41 % | 82 342 € à 177 106 € | 83 824 € à 180 294 € | 84 578 € à 181 917 € |
| 45 % | Plus de 177 106 € | Plus de 180 294 € | Plus de 181 917 € |
Quel revenu pour ne pas payer d’impôt en 2026 ?
Les seuils de non-imposition dépendent directement du nombre de parts fiscales. Ils intègrent l’abattement automatique de 10 % sur les salaires ainsi que la décote pour revenus modestes.
| Situation | Nombre de parts | Seuil de non-imposition 2026 |
|---|---|---|
| Célibataire sans enfant | 1 | environ 17 600 € |
| Parent isolé avec 1 enfant | 1,5 | environ 23 400 € |
| Couple marié ou pacsé sans enfant | 2 | environ 33 200 € |
| Couple avec 1 enfant | 2,5 | environ 39 400 € |
| Couple avec 2 enfants | 3 | environ 45 400 € |
Ces seuils restent indicatifs : l’application concrète dépend d’autres paramètres individuels (revenus annexes, charges déductibles, crédits d’impôt). Les dates à connaître pour la campagne fiscale, elles, figurent dans le calendrier de la déclaration 2026.
Foire aux questions
Le barème 2026 applicable aux revenus 2025 comporte cinq tranches : 0 % jusqu’à 11 600 €, 11 % de 11 601 € à 29 579 €, 30 % de 29 580 € à 84 577 €, 41 % de 84 578 € à 181 917 €, et 45 % au-delà. Ces seuils ont été revalorisés de 0,9 % par la loi de finances 2026 promulguée le 19 février 2026, afin de neutraliser l’effet de l’inflation sur le niveau d’imposition des ménages.
Les cinq tranches d’imposition 2026 sont : tranche 1 à 0 % (jusqu’à 11 600 €), tranche 2 à 11 % (11 601 à 29 579 €), tranche 3 à 30 % (29 580 à 84 577 €), tranche 4 à 41 % (84 578 à 181 917 €), tranche 5 à 45 % (au-delà de 181 917 €). Le barème s’applique au quotient familial, c’est-à-dire au revenu net imposable divisé par le nombre de parts fiscales du foyer.
Le calcul se fait en trois étapes. On divise d’abord le revenu net imposable par le nombre de parts fiscales. On applique ensuite le barème progressif tranche par tranche au résultat obtenu. On multiplie enfin le résultat par le nombre de parts pour obtenir l’impôt brut du foyer. Des ajustements (plafonnement du quotient familial, décote, crédits d’impôt) interviennent ensuite pour obtenir l’impôt net à payer.
Le tableau officiel 2026 se lit par tranche de revenu imposable par part : 0 % sur les premiers 11 600 €, puis 11 % sur la fraction comprise entre 11 601 € et 29 579 €, puis 30 % entre 29 580 € et 84 577 €, puis 41 % entre 84 578 € et 181 917 €, et enfin 45 % au-delà. Chaque tranche ne s’applique qu’à la fraction de revenu qu’elle couvre, pas à la totalité.
Le revenu fiscal de référence (RFR) ne suit pas un barème par tranches comme l’impôt sur le revenu. Il s’agit d’un indicateur calculé par l’administration fiscale à partir du revenu net imposable, auquel sont réintégrés certains revenus exonérés et abattements. Le RFR sert de référence pour déterminer l’éligibilité à de nombreux dispositifs sociaux et fiscaux (exonérations de taxe foncière, aides CAF, plafonds LEP).
Un célibataire sans enfant (une part fiscale) n’acquitte aucun impôt sur le revenu jusqu’à environ 17 600 € de revenu annuel, une fois l’abattement automatique de 10 % appliqué. Le seuil monte à 33 200 € pour un couple marié ou pacsé (deux parts), 34 800 € pour un couple avec deux enfants mineurs, et 17 400 € pour un parent isolé avec un enfant. Ces montants intègrent la décote pour revenus modestes, qui réduit automatiquement l’impôt calculé.
Le taux marginal d’imposition désigne le taux applicable à la tranche la plus élevée que le foyer atteint. Il ne s’applique donc qu’à la dernière fraction de revenus, pas à la totalité. Un contribuable dont le quotient familial s’établit à 35 000 € par part a un TMI de 30 %, mais son taux moyen d’imposition (impôt total divisé par revenu total) reste nettement inférieur, autour de 7,5 %.
Sources : economie.gouv.fr, service-public.gouv.fr, Code général des impôts (articles 193 à 199), loi de finances pour 2026.





