Une personne seule dont le revenu net imposable reste inférieur à 17 596 € ne paie aucun impôt sur le revenu en 2026. Pour un couple sans enfant, le seuil monte à 32 869 €. Ces montants, fixés par la Direction générale des finances publiques (DGFiP), correspondent au revenu après l’abattement automatique de 10 % pour frais professionnels. La DGFiP ne recouvre par ailleurs aucun impôt dont le montant est inférieur à 61 €.
Contrairement à une idée répandue, les seuils du barème progressif ne permettent pas d’estimer à partir de quel revenu on devient imposable. Les véritables seuils, calculés par la DGFiP, dépendent du nombre de parts fiscales du foyer et intègrent les abattements automatiques. La campagne de déclaration d’impôt 2026 s’appuie sur ces montants pour déterminer si un contribuable doit payer ou non.
Le seuil à 17 596 € pour une personne seule en 2026
En 2026, un contribuable célibataire sans enfant (soit 1 part fiscale) n’est pas imposé si son revenu net imposable reste en dessous de 17 596 €. Ce seuil correspond au revenu déclaré après application de l’abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels. En brut, cela représente un revenu d’environ 19 551 € sur l’année.
Les seuils de revenu fiscal par situation familiale en 2026
Le nombre de parts fiscales du foyer modifie directement le seuil d’imposition. Plus le foyer compte de personnes à charge, plus le seuil remonte. Le tableau ci-dessous présente les cinq configurations les plus courantes.
| Situation familiale | Parts fiscales | Seuil de non-imposition 2026 |
|---|---|---|
| Personne seule | 1 | 17 596 € |
| Célibataire avec 1 enfant | 1,5 | 23 396 € |
| Couple sans enfant | 2 | 32 869 € |
| Parent isolé avec 2 enfants | 2 | 29 196 € |
| Couple avec 1 enfant | 2,5 | 38 669 € |
Notons que le parent isolé bénéficie d’une part supplémentaire par rapport à une personne seule, ce qui explique que le seuil atteigne 29 196 € avec 2 enfants. Cette majoration, introduite par l’article 194 du Code général des impôts, vise à compenser partiellement la charge financière de la monoparentalité.
Un exemple concret : Julien, 19 280 € bruts en 2026
Julien, 35 ans, salarié à temps partiel dans la restauration, déclare un revenu brut annuel de 19 280 € sur sa déclaration 2026. L’administration applique automatiquement l’abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels, ce qui ramène son revenu net imposable à 17 352 €. Ce montant entre dans la première tranche imposable (11 %) au-delà de 11 497 €, soit une assiette taxable de 5 855 € après seuil.
Le calcul brut aboutit à un impôt théorique de 644 €, mais la décote prévue par l’article 197 du CGI vient réduire drastiquement cette somme pour les revenus modestes. Après application de la décote, l’impôt tombe à environ 27 €, un montant en deçà du seuil de recouvrement de 61 € fixé par la DGFiP. Résultat : Julien n’est pas imposé en 2026 et ne recevra aucun avis d’imposition, bien que ses revenus le placent théoriquement dans la première tranche imposable.
Comment calculer son revenu net imposable en 2026
Le revenu net imposable résulte d’une succession de déductions appliquées aux revenus bruts de l’année.
- Abattement de 10 % pour frais professionnels sur les salaires (plafonné à 14 171 € par personne en 2026) ou sur les pensions de retraite (plafonné à 4 399 €, voir abattement fiscal des retraités)
- Option frais réels pour les salariés dont les dépenses professionnelles justifiées dépassent l’abattement forfaitaire (transport, repas, télétravail, etc.)
- Autres déductions : pensions alimentaires versées, épargne retraite, investissements éligibles
Après ces ajustements, le revenu net imposable est divisé par le nombre de parts fiscales du foyer, puis soumis au barème progressif. Le résultat final est multiplié par le nombre de parts pour obtenir l’impôt dû, avant plafonnement éventuel du quotient familial et applications diverses (crédits d’impôt, réductions). Certains revenus sont par ailleurs totalement exonérés d’impôt et n’entrent pas dans le calcul du revenu imposable.
Le barème progressif 2026 rappelé en cinq tranches
| Tranche de revenu imposable par part | Taux d’imposition 2026 |
|---|---|
| Jusqu’à 11 497 € | 0 % |
| De 11 498 à 29 315 € | 11 % |
| De 29 316 à 83 823 € | 30 % |
| De 83 824 à 180 294 € | 41 % |
| Au-delà de 180 294 € | 45 % |
Non imposable ne signifie pas exonéré de toutes cotisations
Pour un foyer modeste, les prélèvements sociaux représentent typiquement 20 à 25 % du revenu brut, bien plus que l’impôt sur le revenu qui ne s’applique qu’à partir de certains seuils. Les contribuables non imposés financent donc déjà substantiellement les services publics via les autres canaux.
Les avantages associés à la non-imposition en 2026
Au-delà de l’absence d’impôt sur le revenu, le statut de foyer non imposable ouvre l’accès à plusieurs dispositifs sociaux et fiscaux :
- Chèque énergie : aide variant de 48 à 277 € selon le RFR et la composition du foyer (voir notre article sur la distribution du chèque énergie 2026)
- Exonération de taxe d’habitation sur résidence secondaire dans certaines communes
- Bourses étudiantes : attribution sur critères sociaux basés sur le RFR du foyer
- LEP (Livret d’épargne populaire) : accès conditionné au revenu fiscal de référence, avec un taux de 2,5 % net en 2026
- Dégrèvements locaux : certaines communes accordent des exonérations partielles aux foyers non imposables
Foire aux questions sur les seuils d’imposition en 2026
Pour une personne seule (1 part) : 17 596 € de revenu net imposable. Pour un couple sans enfant (2 parts) : 32 869 €. Ces montants sont calculés après l’abattement automatique de 10 % pour frais professionnels. La DGFiP ne recouvre aucun impôt inférieur à 61 €.
32 869 € pour un couple sans enfant (2 parts), 38 669 € avec un enfant (2,5 parts). Seuils applicables après abattement de 10 % sur les salaires et pensions.
Non imposable = pas d’impôt sur le revenu. Mais le foyer reste redevable de la TVA, de la CSG/CRDS (prélevées à la source) et des cotisations sociales. Seule l’imposition sur le revenu est annulée.
Revenus bruts – 10 % d’abattement pour frais professionnels (plafonné à 14 171 € par personne en 2026) = revenu net imposable. Les contribuables peuvent opter pour les frais réels s’ils justifient des dépenses supérieures.
La DGFiP ne recouvre pas les impôts inférieurs à 61 € pour éviter les frais de traitement disproportionnés. Un contribuable théoriquement imposable pour 54 € ne reçoit aucun avis et ne paie rien. Ce seuil s’applique à l’impôt sur le revenu, pas aux autres prélèvements.





