Assurance-vie • UC • Étude 2026

Les mauvaises UC coûtent cher aux épargnants

2,53 %/an

Rendement moyen des UC (10 ans)

6,57 %/an

UC en actions (même période)

40,8 %

Cumul UC (2010-2025)

206,8 %

Cumul CAC 40 GR (même période)

Les unités de compte en assurance-vie rapportent 2,53 % par an en moyenne sur 10 ans. C’est mieux que les fonds euros (1,85 %), mais très loin des 6,57 % qu’auraient obtenus les épargnants en choisissant des UC en actions. L’écart cumulé sur 15 ans est spectaculaire : 40,8 % pour les UC moyennes contre 206,8 % pour le CAC 40 dividendes réinvestis.

« Il y a une perte de chance pour les épargnants en raison de la nature des UC qui leur sont vendues », constate Cyrille Chartier-Kastler, fondateur de Good Value for Money, le cabinet qui publie chaque année le baromètre de référence sur l’assurance-vie. Le problème n’est pas les UC en général, ce sont les UC vendues par défaut.

Les distributeurs orientent vers les mauvais supports

Le marché de l’assurance-vie pousse trois types de supports qui sous-performent systématiquement : les fonds structurés, la gestion flexible et la gestion profilée. Sur 15 ans (2011-2025), l’écart de performance est net :

Performance annuelle moyenne nette par type d’UC (2011-2025) UC actions +6,53 % FCPR infrastructures +4,74 % (5 ans) FCPR evergreen +4,16 % (5 ans) Gestion profilée / flexible +2,02 % Fonds obligataires datés +1,61 % adcf.org • Source : Good Value for Money

« Le marché vend beaucoup trop de fonds structurés, de gestion flexible et de gestion profilée », résume Cyrille Chartier-Kastler. « Si les épargnants avaient opté pour des UC en actions, ils auraient performé de +6,57 % par an, même dans le cadre de l’assurance-vie, où la couche globale de frais est élevée. »

40,8 % contre 206,8 %
De 2010 à 2025, la performance cumulée des UC moyennes atteint 40,8 %. Celle du CAC 40 dividendes réinvestis : 206,8 %. L’écart s’explique par la prépondérance de supports peu investis en actions dans les contrats standards.

La gestion profilée à horizon déçoit aussi dans les PER

L’étude étend l’analyse aux PER individuels, où la gestion profilée à horizon (allocation qui s’adapte au temps restant avant la retraite) est de plus en plus répandue. Les résultats sont tout aussi décevants :

Profil (horizon 30 ans)Performance/an
Prudent5,52 %
Dynamique7,50 %
UC actions seules9,82 %
80 % actions + 20 % fonds euros8,39 %

Même le profil « offensif » sur un horizon de 30 ans n’intègre au maximum que 60 % d’actions et de private equity, complété par 28,6 % de gestion flexible et encore 12 % de fonds en euros. « On peut se demander l’utilité de la gestion flexible et des 12 % de fonds en euros à cet horizon de temps », regrette Cyrille Chartier-Kastler. Un simple mix 80/20 (actions/fonds euros) aurait rapporté davantage que la gestion profilée la plus agressive.

Un problème de conseil, pas d’offre

L’étude pointe un double problème : un défaut d’éducation financière des épargnants et un devoir de conseil mal exercé par les distributeurs. Les UC en actions existent dans la plupart des contrats d’assurance-vie, y compris via des ETF indiciels à faibles frais. Mais les intermédiaires privilégient souvent les supports sur lesquels ils perçoivent des rétrocessions plus élevées : fonds structurés, gestion sous mandat, fonds maison.

Pour les épargnants qui détiennent un PER ou une assurance-vie en gestion profilée, la leçon est concrète : vérifier la part d’actions réelles dans l’allocation, et éviter les supports intermédiaires (gestion flexible, fonds structurés) qui ajoutent une couche de frais sans apporter de performance. Les fonds euros restent pertinents pour la poche sécuritaire, mais la poche dynamique gagne à être investie directement en actions via des ETF ou des fonds indiciels.

Questions fréquentes

Selon Good Value for Money, les UC affichent une performance moyenne nette de frais de 2,53 % par an sur 10 ans glissants. C’est au-dessus des fonds euros (1,85 %), mais très en dessous des UC en actions pures (6,57 %).

Les assureurs et distributeurs orientent les épargnants vers des fonds structurés, de la gestion flexible et de la gestion profilée, qui sous-performent les UC en actions. Sur 15 ans, les UC en gestion profilée n’ont rapporté que 2,02 % par an, contre 6,53 % pour les UC actions.

En cumulé sur 15 ans (2010-2025), les UC classiques ont rapporté 40,8 %. Sur la même période, le CAC 40 dividendes réinvestis a progressé de 206,8 %. Les UC en actions auraient largement surpassé les UC moyennes, même après les frais d’assurance-vie.

Sur un horizon de 30 ans, les gestions profilées des PER rapportent de 5,52 % (prudent) à 7,50 % (dynamique) par an. C’est nettement moins que les UC actions seules (9,82 %) ou qu’un simple mix 80 % actions + 20 % fonds euros (8,39 %).

Non. L’étude montre que les UC en actions pures performent bien (6,53 %/an sur 15 ans). Le problème vient des UC vendues par défaut : fonds structurés, gestion flexible, gestion profilée. L’épargnant qui choisit activement des UC actions (ETF indiciels, fonds actions Europe/monde) obtient un rendement bien supérieur.

Sources : Baromètre Good Value for Money 2026. Cyrille Chartier-Kastler, fondateur de Good Value for Money.

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