CAF • Prime d’activité • Étude DREES
51 %
Taux de non-recours
6,6 millions
Foyers éligibles
135 000
Sortiraient de la pauvreté
1,5 SMIC
Plafond d’éligibilité
Selon une étude de la DREES publiée le 8 juillet 2026, 3,4 millions de foyers ne demandent pas la prime d’activité alors qu’ils y ont droit. Le taux de non-recours atteint 51 %. Si tous les éligibles la réclamaient, 135 000 foyers franchiraient le seuil de pauvreté.
Sur 6,6 millions de foyers estimés éligibles à la prime d’activité en 2021 (dernières données stabilisées), seuls 3,2 millions l’ont effectivement demandée. Les 3,4 millions restants n’ont jamais déposé de dossier auprès de la CAF. La DREES note également que 470 000 foyers non identifiés comme éligibles dans ses modèles la perçoivent, ce qui porte le nombre total de foyers concernés à 7,1 millions.
Des montants faibles pour un tiers des non-demandeurs
Pour 32 % des foyers non-demandeurs, le montant en jeu est inférieur à 50 euros par mois. Le faible enjeu financier explique en partie le renoncement : le temps de constitution du dossier semble disproportionné par rapport au gain. Mais pour 39 % des foyers (1,3 million), le montant dépasse 100 euros par mois, soit plus de 1 200 euros par an. Un foyer sur 10 passe à côté de plus de 200 euros mensuels.
Les hommes seuls surreprésentés parmi les non-demandeurs
Le profil des foyers qui ne réclament pas la prime d’activité diffère de celui des bénéficiaires. Les couples représentent 38 % des non-demandeurs. Les hommes isolés (avec ou sans enfant) comptent pour 36 %. Les mères isolées, qui constituent pourtant une part importante des bénéficiaires, ne représentent que 6 % des non-demandeurs : elles connaissent mieux le dispositif, souvent parce qu’elles sont déjà en contact avec la CAF pour d’autres prestations (RSA, allocations familiales, APL).
500 000 foyers pauvres privés d’un complément de revenu
L’impact social du non-recours est concentré sur les foyers les plus fragiles. La DREES estime que 500 000 foyers pauvres verraient leurs revenus augmenter si tous les éligibles réclamaient la prime d’activité. Parmi eux, 135 000 franchiraient le seuil de pauvreté (fixé à 60 % du revenu médian). Pour ces foyers, le non-recours n’est pas un choix rationnel face à un montant faible : c’est une méconnaissance du dispositif ou un renoncement face à la complexité administrative. Le RSA souffre du même phénomène : la DREES estime son taux de non-recours à 34 %.
Le simulateur d’aides sociales permet de vérifier l’éligibilité à la prime d’activité et d’estimer le montant en quelques minutes, sans créer de compte.
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Questions fréquentes
Selon la DREES, 3,4 millions de foyers éligibles ne demandent pas la prime d’activité, soit environ 51 % des 6,6 millions de foyers qui y ont droit. Ce taux de non-recours est stable depuis la création de la prestation en 2016.
32 % des foyers concernés perdent moins de 50 euros par mois, 29 % entre 50 et 100 euros, et 29 % plus de 100 euros. Un foyer sur 10 passe à côté de plus de 200 euros par mois.
La prime d’activité est ouverte aux salariés, indépendants et fonctionnaires dont les revenus ne dépassent pas 1,5 SMIC net. Pour une personne seule sans enfant en 2026, cela correspond à environ 2 109 euros net par mois.
Non. La prime d’activité est exonérée d’impôt sur le revenu et de CSG/CRDS. Elle n’a pas à être déclarée dans les revenus imposables. Elle est versée par la CAF chaque mois.
Le simulateur de la CAF (caf.fr) ou le simulateur d’aides sociales permet de vérifier l’éligibilité en quelques minutes. La demande se fait ensuite en ligne sur caf.fr, avec des ressources désormais pré-remplies depuis le 8 juillet 2026.
Sources : DREES, étude sur le non-recours à la prime d’activité (données 2021, publiée le 8 juillet 2026).






