Agirc-Arrco • Retraite complémentaire
2 ans de gel, 91 milliards de réserves : quand la hausse ?
2 ans
Gel des pensions
91,2 Md€
Réserves du régime
1,4 Md€
Excédent 2025
1er nov.
Date de la hausse (si accord)
Les 14 millions de retraités du secteur privé attendent depuis deux ans une revalorisation de leur pension Agirc-Arrco. La dernière hausse remonte au 1er novembre 2024 (+1,6 %). Malgré un excédent de 1,4 milliard d’euros et 91,2 milliards de réserves, aucune hausse n’interviendra avant le 1er novembre 2026. Et pas de rattrapage pour 2025.
Les syndicats dénoncent un paradoxe : le régime affiche des comptes excédentaires records, mais les pensions stagnent alors que le coût de la vie continue d’augmenter. Énergie, carburant, alimentation : chaque poste de dépense pèse davantage sur le budget des retraités. « Pour nous, la non-revalorisation de la retraite complémentaire en 2025 est un échec », résume un représentant syndical.
Des finances solides malgré le gel
Au 31 mars 2026, l’Agirc-Arrco a dévoilé ses résultats pour 2025 : un excédent de 1,4 milliard d’euros. Ce résultat repose sur un solde technique positif de 300 millions d’euros (cotisations – prestations) et surtout sur des revenus financiers records de 1,1 milliard issus des placements. Les réserves globales atteignent 91,2 milliards d’euros.
Aucune hausse avant novembre 2026
La vice-présidente du régime, Brigitte Pisa, a confirmé que les discussions sur le niveau de revalorisation ne s’ouvriront qu’à l’automne 2026, conformément au calendrier habituel. Les gestionnaires veulent disposer des indicateurs macroéconomiques définitifs avant de s’engager sur un taux. La CSG prélevée sur les pensions continuera de s’appliquer indépendamment de la revalorisation.
Trois points sont déjà tranchés :
- Pas de hausse anticipée : rien avant le 1er novembre 2026
- Pas de rattrapage pour 2025 : les gestionnaires refusent toute compensation rétroactive
- Pas de prime exceptionnelle : l’Agirc-Arrco rappelle qu’il n’existe « aucune prime d’été, de fin d’année ou de 13e mois »
Ce qui se joue à l’automne 2026
Le montant de la revalorisation sera négocié entre syndicats et patronat en fonction de l’inflation et de la conjoncture économique. La remontée des prix de l’énergie et de l’alimentation devrait mécaniquement pousser les partenaires sociaux vers une hausse plus généreuse que le +1,6 % de 2024. Les syndicats réclament un rattrapage significatif, les gestionnaires plaident pour la prudence.
Questions fréquentes
Les discussions s’ouvriront à l’automne 2026 et la prochaine revalorisation, si un accord est trouvé, entrera en vigueur le 1er novembre 2026. Aucune hausse n’interviendra avant cette date. La vice-présidente Brigitte Pisa a confirmé ce calendrier.
La dernière revalorisation date du 1er novembre 2024 (+1,6 %). En 2025, les partenaires sociaux n’ont pas trouvé d’accord, empêchant la revalorisation traditionnelle du 1er novembre. Le gel se poursuit donc depuis près de 2 ans.
Oui. Le régime affiche un excédent de 1,4 milliard d’euros en 2025 et dispose de 91,2 milliards d’euros de réserves. Les gestionnaires justifient leur prudence par les risques démographiques à long terme (baisse de la natalité, vieillissement de la population).
Non. Les gestionnaires refusent toute compensation rétroactive pour l’année 2025, jugeant une telle dépense trop risquée pour l’équilibre futur du système. La revalorisation, si elle a lieu, ne portera que sur les pensions à partir du 1er novembre 2026.
Le taux n’est pas encore fixé. Il sera négocié à l’automne en fonction de l’inflation et des indicateurs macroéconomiques. La dernière hausse était de +1,6 % (novembre 2024). Avec le retour de l’inflation, les syndicats réclament une hausse plus importante.





