Inflation • Estimation provisoire INSEE
+2,2 % sur un an en avril 2026
+14,2 %
Prix de l’énergie sur un an
2,5 %
IPCH (indice harmonisé UE)
> 2 €/L
Prix moyen à la pompe
+0,4 pt
Au-dessus de la prévision INSEE
Source : INSEE, estimation provisoire du 30 avril 2026
Les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % sur un an en avril 2026, selon l’estimation provisoire de l’INSEE publiée le 30 avril. L’inflation dépasse les prévisions de l’Institut, qui tablait sur 1,8 %, et franchit le seuil des 2 % un mois plus tôt que prévu. La flambée des prix de l’énergie (+14,2 %), portée par la guerre au Moyen-Orient, explique l’essentiel de cette accélération.
L’inflation accélère nettement. Après +0,9 % en février et +1,7 % en mars, l’indice des prix à la consommation (IPC) atteint 2,2 % en glissement annuel en avril 2026. Le bond est d’autant plus marqué qu’en avril 2025, l’inflation n’était que de 0,8 %, soit un écart de 1,4 point en un an. Sur un mois, les prix sont en hausse pour le troisième mois consécutif, tirés par les carburants, le gaz et les services de transport. Un niveau qui fait mécaniquement fondre le pouvoir d’achat réel des ménages, déjà très inégal selon les territoires.
L’énergie tire l’inflation vers le haut en avril 2026
Le poste énergie est le principal responsable. Les prix de l’énergie ont bondi de 14,2 % sur un an en avril, contre +7,4 % en mars, soit un quasi-doublement du rythme en un mois. Le prix du baril de Brent de la Mer du Nord a atteint des niveaux inédits depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, porté par le conflit au Moyen-Orient. À la pompe, le litre d’essence et de gazole dépasse désormais 2 euros en moyenne en France.
Les combustibles liquides (fioul domestique) suivent la même trajectoire. Le prix du gaz bondit de 15,4 % au 1er mai, ce qui amplifie la pression sur les ménages chauffés aux énergies fossiles.
Les autres postes de dépenses en avril 2026
| Poste | Tendance sur un an | Tendance sur un mois | Détail |
|---|---|---|---|
| Énergie | +14,2 % | Forte hausse | Gazole, essence, combustibles liquides, gaz |
| Services | Légère accélération | En hausse | Transports et hébergement en tête |
| Alimentation | Ralentissement | Légère hausse | Reflux de la vague 2022-2024 |
| Produits manufacturés | En baisse | Stable | Baisse accentuée vs mars |
| Tabac | Stable | Stable | — |
L’énergie écrase tout le reste. Les services accélèrent légèrement sur un an, tirés par les transports et l’hébergement. L’alimentation ralentit, signe que la vague inflationniste de 2022-2024 continue de se résorber. Les produits manufacturés sont en baisse, et le tabac reste stable.
La France reste sous la moyenne de la zone euro en avril 2026
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui sert de référence pour les comparaisons européennes, s’établit à 2,5 % sur un an en avril en France, contre 2 % en mars. Sur un mois, l’IPCH augmente de 1,2 %, après +1,1 % en mars.
À l’échelle de la zone euro, l’inflation s’était déjà accélérée à 2,6 % en mars, son plus haut niveau depuis mi-2024. Un panel d’économistes sondés par Factset anticipe un taux de 3 % en avril pour l’ensemble de la zone. Malgré l’accélération, la France reste en dessous de cette moyenne européenne. Conséquence directe pour l’épargne, le Livret A à 2,4 % offre désormais un rendement réel quasi nul face à une inflation de 2,2 %.
Ce que cette inflation change pour les ménages en 2026
Le retour de l’inflation au-dessus de 2 % a des conséquences directes. Les ménages les plus exposés aux dépenses énergétiques sont les premiers touchés : automobilistes, foyers chauffés au fioul ou au gaz, habitants des zones rurales sans alternative de transport.
Le LEP, à 3,5 %, reste le seul produit d’épargne réglementée à dépasser l’inflation. Le Livret A (2,4 %) et le LDDS (2,4 %) passent en rendement réel négatif si ce rythme se maintient. Pour les ménages éligibles, vérifier son droit au chèque énergie 2026 (48 à 277 €) peut amortir une partie de la hausse.
Questions fréquentes
L’inflation s’établit à 2,2 % sur un an en avril 2026, selon l’estimation provisoire de l’INSEE du 30 avril. Le taux était de 1,7 % en mars, 0,9 % en février et 0,8 % en avril 2025. La hausse est principalement portée par les prix de l’énergie (+14,2 % sur un an).
La flambée des prix de l’énergie explique l’essentiel de l’accélération : +14,2 % sur un an, contre +7,4 % en mars. Le prix du baril de Brent a atteint des niveaux inédits depuis 2022, en raison de la guerre au Moyen-Orient. Le prix à la pompe dépasse désormais 2 € le litre en moyenne.
Non. L’INSEE tablait sur 1,8 % en avril dans sa note de conjoncture de mars. Le seuil des 2 % ne devait être franchi qu’en mai (prévision à 2,1 %). La hausse des cours pétroliers a été plus rapide et plus forte que prévu.
L’énergie domine avec +14,2 %. Les services accélèrent légèrement (transports, hébergement). L’alimentation ralentit sur un an mais reste en hausse sur un mois. Les produits manufacturés sont en baisse, le tabac est stable.
L’indice harmonisé (IPCH) français s’établit à 2,5 % en avril. La zone euro affichait déjà 2,6 % en mars et pourrait atteindre 3 % en avril selon Factset. La France reste légèrement en dessous de la moyenne européenne.
L’INSEE prévoyait 2,1 % en mai, un seuil déjà dépassé dès avril. Tant que les prix du pétrole restent élevés, l’inflation devrait se maintenir au-dessus de 2 %. Résultats définitifs d’avril le 13 mai 2026.
Sources : INSEE (estimation provisoire IPC avril 2026, publiée le 30 avril 2026). Résultats définitifs le 13 mai 2026.





