RMI • RSA • 2026
2009
Année de suppression du RMI
651,69 €
RSA 2026, personne seule
977,54 €
RSA 2026, couple sans enfant
15 h
Activité minimale par semaine (2025)
Le RMI n’existe plus : il a été supprimé en 2009 et remplacé par le RSA. Chercher le montant du RMI en 2026 revient donc à chercher celui du revenu de solidarité active, fixé à 651,69 € par mois pour une personne seule depuis le 1er avril 2026. Les conditions ont changé, avec l’inscription à France Travail et une obligation d’activité.
Des milliers de personnes tapent encore chaque mois « montant du RMI » dans un moteur de recherche, souvent pour savoir combien elles pourraient toucher ou comment déposer une demande. Le réflexe est logique, mais il repose sur un dispositif qui a disparu depuis plus de quinze ans. Le revenu minimum d’insertion n’est plus versé : l’aide qui joue aujourd’hui le même rôle s’appelle le revenu de solidarité active, et ses règles ne sont pas tout à fait les mêmes.
Concrètement, une personne seule sans ressources perçoit aujourd’hui 651,69 € par mois au titre du RSA, et les conditions pour l’obtenir ont changé depuis le RMI, avec une obligation d’activité que beaucoup ignorent encore. L’aide est versée à des millions de foyers, avec de fortes disparités selon les départements.
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Le RMI a disparu en 2009, remplacé par le RSA
Le sigle RMI signifie « revenu minimum d’insertion ». Par définition, il s’agissait d’une allocation différentielle. Créé par la loi du 1er décembre 1988, ce dispositif a garanti pendant vingt ans un revenu plancher aux personnes sans ressources ou disposant de ressources très modestes. Il a été supprimé le 1er juin 2009 en France métropolitaine, puis en 2011 dans les départements d’outre-mer, au profit du revenu de solidarité active. Lors de sa dernière année de versement, son montant dépassait légèrement 450 € par mois pour une personne seule.
Ce remplacement n’a pas été un simple changement de nom. Le RMI souffrait d’un défaut majeur : reprendre un emploi, même à temps partiel, faisait perdre l’allocation, ce qui pouvait décourager le retour au travail. Le RSA a été conçu pour corriger ce mécanisme en autorisant le cumul d’une partie de l’aide avec un salaire. Il a également absorbé l’ancienne allocation de parent isolé. Le principe de fond, en revanche, reste identique à celui du RMI : verser la différence entre un montant garanti et les ressources déjà perçues par le foyer.
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C’est le chiffre que cherchent la plupart des internautes. Le RSA est revalorisé chaque année au 1er avril. Depuis le 1er avril 2026, son montant forfaitaire s’établit ainsi selon la composition du foyer.
| Composition du foyer | Montant forfaitaire mensuel (2026) |
|---|---|
| Personne seule | 651,69 € |
| Personne seule avec 1 enfant | 977,54 € |
| Couple sans enfant | 977,54 € |
| Couple avec 1 enfant | 1 172,80 € |
| Parent isolé avec 1 enfant | 1 115,80 € |
| Par enfant supplémentaire | + 260,68 € (à partir du 3e : + 347,57 €) |
Ce montant est un plafond, pas une somme versée automatiquement. Le RSA étant différentiel, l’allocation réellement perçue correspond à la différence entre ce forfait et les ressources du foyer (salaires, autres prestations). Un forfait logement est également déduit lorsque le bénéficiaire est propriétaire, logé gratuitement ou perçoit une aide au logement. Le détail du calcul, des ressources prises en compte et des plafonds figure dans notre guide dédié au montant et aux conditions du RSA. Pour ceux qui travaillent tout en percevant l’aide, les règles de cumul entre RSA et salaire déterminent le montant conservé.
Comment fonctionnait le RMI, pour mémoire
Le RMI s’adressait aux personnes d’au moins 25 ans (ou plus jeunes avec enfant à charge) résidant en France, dont les ressources se situaient sous un plafond. Son montant était calculé de façon différentielle, exactement comme le RSA aujourd’hui : l’administration versait le complément entre le montant garanti et les revenus du foyer.
En contrepartie, le bénéficiaire signait un contrat d’insertion avec le département, censé favoriser un retour à l’autonomie. Dans les faits, l’accompagnement restait inégal et le dispositif a été critiqué pour son effet de « trappe à inactivité ». C’est précisément ce reproche qui a motivé la bascule vers le RSA, plus tourné vers la reprise d’activité.
RMI, RSA, prime d’activité : ne pas confondre les minima sociaux
Le paysage des aides a beaucoup évolué depuis le RMI, et les confusions sont fréquentes. Quatre dispositifs se distinguent aujourd’hui.
- Le RSA : le minimum garanti pour les personnes sans emploi ou aux ressources très faibles. C’est le successeur direct du RMI.
- La prime d’activité : elle ne remplace pas le RSA mais le complète pour les personnes qui travaillent tout en percevant de faibles revenus. Un ancien allocataire du RMI qui reprend un emploi peut ainsi basculer du RSA vers la prime d’activité.
- L’allocation de solidarité spécifique : versée à certains chômeurs en fin de droits, elle relève d’une logique différente, liée à l’expiration de l’assurance chômage.
- L’ASPA (minimum vieillesse) : l’équivalent du RSA pour les personnes âgées, le RSA cédant la place à ce minimum vieillesse au moment de la retraite.
Toucher le RSA aujourd’hui : conditions et démarche
Les conditions d’accès au RSA restent proches de celles du RMI : avoir au moins 25 ans, résider en France de manière stable et disposer de ressources inférieures au montant forfaitaire. Les moins de 25 ans peuvent y prétendre dans certains cas (parent isolé, ou activité passée suffisante) au titre du RSA jeune. Les étudiants et les personnes en congé sans solde en sont en revanche exclus. Il est possible de simuler ses droits au RSA avant de le demander, directement sur le site de la CAF.
La principale nouveauté par rapport au RMI tient à l’accompagnement. Depuis 2025, dans le cadre de la loi pour le plein emploi, l’inscription à France Travail est automatique pour les bénéficiaires, qui signent un contrat d’engagement prévoyant une obligation d’activité (au moins 15 heures par semaine, sous des formes adaptées à chaque situation). Le non-respect de ces engagements peut entraîner une réduction, voire une suspension de l’allocation.
Questions fréquentes
Non. Le revenu minimum d’insertion a été supprimé le 1er juin 2009 en France métropolitaine (2011 dans les départements d’outre-mer). Il a été remplacé par le revenu de solidarité active (RSA), qui reprend son principe de minimum garanti tout en y ajoutant un volet d’accompagnement vers l’emploi. Chercher le montant du RMI en 2026 revient donc à chercher celui du RSA.
Depuis le 1er avril 2026, le montant forfaitaire du RSA est de 651,69 € par mois pour une personne seule sans ressources, 977,54 € pour un couple sans enfant et 1 115,80 € pour un parent isolé avec un enfant. Chaque enfant supplémentaire ajoute environ 260 à 279 €. De ce montant sont déduits les autres ressources du foyer et un forfait logement si la personne est logée gratuitement ou perçoit une aide au logement.
Le RSA reprend le principe du RMI (garantir un revenu minimum) mais corrige son principal défaut : avec le RMI, reprendre un emploi faisait perdre l’aide. Le RSA permet de cumuler une partie de l’allocation avec un salaire, et s’accompagne d’un contrat d’engagement orienté vers l’insertion et l’emploi. Depuis 2025, l’inscription à France Travail et une obligation d’activité y sont associées.
Lors de sa dernière année de versement, en 2009, le montant du RMI dépassait légèrement 450 € par mois pour une personne seule. Comme le RSA aujourd’hui, il s’agissait d’un montant différentiel : l’allocation versée correspondait à la différence entre ce plafond et les ressources déjà perçues par le foyer.
La demande se fait auprès de la Caisse d’allocations familiales (CAF), ou de la Mutualité sociale agricole (MSA) pour le régime agricole, généralement en ligne. Il faut avoir au moins 25 ans (des conditions particulières existent avant cet âge), résider en France de façon stable et disposer de ressources inférieures au montant forfaitaire. Un contrat d’engagement est signé et l’inscription à France Travail est désormais automatique.
RMI est l’acronyme de « revenu minimum d’insertion ». Par définition, il désignait une allocation créée par la loi du 1er décembre 1988 pour garantir un revenu plancher aux personnes sans ressources. Ce dispositif a été supprimé en 2009 : le terme reste employé par habitude, mais l’aide qui existe aujourd’hui s’appelle le RSA, le revenu de solidarité active.
Le RMI s’adressait aux personnes d’au moins 25 ans résidant en France dont les ressources étaient inférieures à un plafond. Ces conditions ont été reprises par le RSA : il faut avoir 25 ans (ou moins dans certains cas), résider en France de façon stable et disposer de ressources sous le montant forfaitaire. On peut simuler ses droits puis demander le RSA en ligne, auprès de la CAF ou de la MSA.
Sources : service-public.gouv.fr (fiche RSA), loi n°88-1088 du 1er décembre 1988 (RMI), loi n°2008-1249 du 1er décembre 2008 généralisant le RSA (entrée en vigueur le 1er juin 2009), loi n°2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi (France Travail, contrat d’engagement), montants du RSA revalorisés au 1er avril 2026.



