Prime de vacances 2026 : montant, conventions concernées et comment la réclamer

Prime de vacances • Conventions collectives • 2026

Prime de vacances : un droit méconnu
pour près d’un million de salariés

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950 000

salariés Syntec
concernés

10 %

des congés payés
(prime Syntec)

420 €

prime brut
(3 500 €/mois)

Juillet

mois de versement
usuel

Près de 950 000 salariés affiliés à la convention Syntec (IDCC 1486) vont recevoir une prime de vacances obligatoire cet été. Calculée à hauteur de 10 % de l’indemnité de congés payés, elle représente entre 300 et 540 € brut selon le salaire. D’autres conventions (BTP, assurances) prévoient des primes similaires, parfois plus généreuses.

Sophie est développeuse web dans une ESN à Lyon, son salaire brut : 3 500 € par mois. Chaque été, elle touche une prime de vacances de 420 € brut (environ 323 € net) sans avoir rien demandé. Son employeur est tenu de la verser, c’est une obligation de la convention Syntec (article 7.3), pas une faveur.

Beaucoup de salariés ignorent ce droit. La convention Syntec couvre plus de 950 000 personnes dans le numérique, le conseil, l’ingénierie et l’événementiel. D’autres conventions (BTP, assurances, industrie pharmaceutique) prévoient des primes similaires, parfois plus élevées. Un coup de pouce bienvenu pour le pouvoir d’achat à l’approche de l’été.

La convention Syntec impose une prime de 10 % des congés payés en 2026

La prime est encadrée par l’article 7.3 de la convention collective nationale des bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs-conseils et sociétés de conseils (IDCC 1486). L’employeur doit constituer une enveloppe au moins égale à 10 % du montant total des indemnités de congés payés versées aux salariés, et au minimum 1 % de la masse salariale brute de la période.

Les secteurs couverts par la convention Syntec en 2026

La convention regroupe plus de 80 000 entreprises : ESN (entreprises de services du numérique), éditeurs de logiciels, cabinets de conseil, bureaux d’études, sociétés d’ingénierie, agences événementielles et organismes de formation professionnelle. Le versement intervient entre le 1er mai et le 31 octobre. La plupart des entreprises choisissent le mois de juillet.

3 méthodes de répartition possibles
L’enveloppe globale peut être répartie de trois façons : au prorata du salaire (chaque salarié touche 10 % de sa propre indemnité de CP), de manière égalitaire (même montant pour tous), ou en tenant compte des enfants à charge. C’est l’employeur ou un accord d’entreprise qui fixe la méthode.

Le montant de la prime varie de 300 à 540 € brut selon le salaire en 2026

La prime équivaut à 1 % du salaire brut annuel (10 % de l’indemnité de CP, elle-même égale à 10 % du brut annuel). Le calcul est direct pour un salarié Syntec avec une répartition proportionnelle au salaire.

Salaire brut/moisPrime brutNet estimé (~77 %)
2 500 €300 €~231 €
3 000 €360 €~277 €
3 500 €420 €~323 €
4 500 €540 €~416 €

Si l’employeur opte pour une répartition égalitaire, le montant individuel peut différer (plus élevé pour les petits salaires, plus faible pour les hauts salaires). Le montant net est estimé après déduction des cotisations salariales (~23 %). Le barème de l’impôt sur le revenu s’applique ensuite sur le brut.

Le BTP, la pharma et les assurances prévoient aussi une prime en 2026

La convention Syntec n’est pas la seule à imposer une prime de vacances. Dans le BTP, les ouvriers affiliés à la caisse CIBTP reçoivent 30 % de l’indemnité de congés payés. Pour un ouvrier qualifié à 2 200 €/mois, la prime atteint 792 € brut (environ 610 € net). La convention des assurances (IDCC 1672) prévoit 50 % d’un mois de salaire, et l’industrie pharmaceutique (IDCC 176) verse un montant variable selon l’ancienneté.

Prime de vacances : comparaison entre conventions Montant brut annuel pour un salaire type par secteur Syntec Dév. web, 3 500 €/mois 420 € (10 % des CP) BTP (ouvriers) Ouvrier qual., 2 200 €/mois 792 € (30 % des CP) Assurances Gestionnaire, 3 000 €/mois 1 500 € (50 % d’un mois) Conventions collectives IDCC 1486, BTP, 1672 • Calculs pour un salaire type par secteur adcf.org

Le bulletin de paie mentionne la convention collective applicable : c’est le premier réflexe pour savoir si un droit à la prime existe.

Beaucoup de salariés ne savent pas qu’ils y ont droit
La prime de vacances figure rarement dans le contrat de travail. Elle découle de la convention collective applicable, pas du contrat individuel. Un salarié qui ne la reçoit pas peut la réclamer à son employeur et, en cas de refus, saisir le conseil de prud’hommes. Le délai de prescription est de 3 ans (article L3245-1 du Code du travail).

La prime est imposable et doit figurer sur le bulletin de paie en 2026

La prime de vacances est un élément de rémunération à part entière. Elle est soumise aux cotisations sociales (patronales et salariales) et entre dans le revenu brut imposable. Elle figure sur le bulletin de paie du mois de versement, sous une ligne dédiée.

Si l’employeur ne la verse pas, le salarié peut la réclamer par courrier recommandé en citant l’article de la convention applicable (article 7.3 pour Syntec). En l’absence de réponse, le conseil de prud’hommes est compétent. Contrairement à certains revenus exonérés d’impôt, la prime de vacances est imposable en totalité.

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Vérifier la convention applicable sur le bulletin de paie
Le nom de la convention collective et son numéro IDCC figurent sur chaque bulletin de paie (généralement en haut du document). Pour vérifier si elle prévoit une prime de vacances, consulter le texte intégral sur legifrance.gouv.fr ou interroger le service RH de l’entreprise.

Questions fréquentes

Oui, c’est une obligation de la convention collective (article 7.3, IDCC 1486). L’employeur ne peut pas la supprimer unilatéralement, même en cas de difficultés économiques. Tout salarié d’une entreprise relevant de cette convention y a droit, quel que soit son ancienneté ou son statut (ETAM ou cadre).

La prime représente 10% de l’indemnité de congés payés, elle-même égale à 10% du salaire brut annuel. Le résultat : la prime équivaut à environ 1% du salaire brut annuel. Pour un salaire de 3 000 euros brut par mois, la prime est de 360 euros brut, soit environ 277 euros net après cotisations.

Non, si l’entreprise relève d’une convention qui la rend obligatoire (Syntec, BTP, assurances). Le salarié peut la réclamer par courrier recommandé en citant l’article de la convention applicable. En cas de refus, le conseil de prud’hommes est compétent. L’action se prescrit sur 3 ans (article L3245-1 du Code du travail).

Oui. La prime est soumise aux cotisations sociales (environ 23% de cotisations salariales) et entre dans le revenu brut imposable au titre de l’impôt sur le revenu. Elle figure sur le bulletin de paie du mois de versement, sous une ligne dédiée.

Le bulletin de paie mentionne la convention collective applicable et son numéro IDCC. Le texte intégral est consultable sur legifrance.gouv.fr. Les principales conventions avec prime obligatoire : Syntec (IDCC 1486, 10% des CP), BTP (30% des CP via CIBTP), assurances (IDCC 1672, 50% d’un mois), industrie pharmaceutique (IDCC 176, variable selon ancienneté).

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