Fiche de paie • 2026
Où vont les cotisations prélevées sur le salaire ?
~21 %
Cotisations salariales
~36 %
Cotisations patronales
38 %
Part maladie (1er poste)
27 M
Salariés cotisants
Sur un salaire brut de 2 500 €, environ 521 € de cotisations salariales sont prélevés chaque mois. L’employeur paie en plus 896 € de cotisations patronales. Au total, 1 417 € financent la maladie, la retraite, le chômage et les allocations familiales. Le coût réel pour l’entreprise atteint 3 396 € pour un salaire net d’environ 1 979 €.
Chaque mois, la fiche de paie affiche une dizaine de lignes de prélèvements entre le brut et le net. Rares sont les salariés qui savent précisément où va cet argent. Assurance maladie, retraite de base, Agirc-Arrco, CSG, CRDS… chaque ligne correspond à une protection concrète, de la carte Vitale à la pension de retraite, en passant par les allocations chômage.
Le tableau complet des cotisations salariales en 2026
Les cotisations salariales sont prélevées directement sur le salaire brut. Voici le détail pour un salaire de 2 500 € brut (inférieur au plafond de la Sécurité sociale de 3 925 € en 2026).
| Cotisation salariale | Taux | Assiette | Montant/mois | Ce qu’elle finance |
|---|---|---|---|---|
| Assurance vieillesse (plafonnée) | 6,90 % | Salaire brut (plafond SS) | 172,50 € | Retraite de base (Cnav) |
| Assurance vieillesse (déplafonnée) | 0,40 % | Totalité du brut | 10,00 € | Retraite de base (Cnav) |
| Retraite complémentaire T1 | 3,15 % | Salaire brut (plafond SS) | 78,75 € | Pension Agirc-Arrco |
| CEG Tranche 1 | 0,86 % | Salaire brut (plafond SS) | 21,50 € | Contribution d’équilibre général |
| CSG déductible | 6,80 % | 98,25 % du brut | 167,03 € | Maladie, famille, vieillesse, autonomie |
| CSG non déductible | 2,40 % | 98,25 % du brut | 58,95 € | Idem (non déductible du revenu imposable) |
| CRDS | 0,50 % | 98,25 % du brut | 12,28 € | Remboursement dette sociale (Cades) |
| Total salarial | ~20,8 % | 521 € |
Les cotisations patronales : ce que l’employeur paie en plus
Les cotisations patronales ne sont pas prélevées sur le salaire du salarié mais s’ajoutent au coût pour l’employeur. Elles figurent sur le bulletin de paie à titre d’information.
| Cotisation patronale | Taux | Montant/mois | Ce qu’elle finance |
|---|---|---|---|
| Assurance maladie | 7,30 % | 182,50 € | Remboursements soins, hôpital |
| Assurance vieillesse (plafonnée) | 8,55 % | 213,75 € | Retraite de base |
| Assurance vieillesse (déplafonnée) | 2,02 % | 50,50 € | Retraite de base |
| Allocations familiales | 3,45 % | 86,25 € | CAF (allocations, APL, rentrée scolaire) |
| Chômage | 4,05 % | 101,25 € | ARE (France Travail) |
| Agirc-Arrco T1 | 4,72 % | 118,00 € | Retraite complémentaire |
| Accidents du travail (moy.) | 2,23 % | 55,75 € | Indemnisation AT/MP |
| Autres (CEG, FNAL, CSA, formation, taxe apprentissage, AGS) | ~3,52 % | 88,00 € | Formation, autonomie, logement, garantie salaires |
| Total patronal | ~35,8 % | 896 € |
Où va chaque euro collecté par l’Urssaf
L’Urssaf collecte l’ensemble des cotisations (salariales et patronales) et les redistribue aux organismes de protection sociale. Sur 100 € collectés, voici la ventilation officielle :
Le poste le plus important est l’assurance maladie (38 %), qui finance les remboursements de soins, les hospitalisations, les arrêts de travail et les congés maternité/paternité. La retraite (28 %) couvre les pensions de base (Cnav) et le fonds de solidarité vieillesse. Les allocations familiales (9 %) financent les prestations CAF : allocations familiales, APL, allocation de rentrée scolaire, prime de naissance.
Cas concret : de 2 500 € brut à 1 979 € net
Cas concret
Fiche de paie d’un salarié à 2 500 € brut en 2026
Sur les 1 417 € de cotisations mensuelles (salariales + patronales), 539 € partent à la maladie, 397 € à la retraite, 128 € aux allocations familiales, 113 € au chômage et 240 € se répartissent entre autonomie, formation, dette sociale et transports.
À quoi correspondent les principales lignes de la fiche de paie
Assurance vieillesse : la retraite de base
Les deux lignes « assurance vieillesse » (plafonnée à 6,90 % et déplafonnée à 0,40 %) financent la retraite de base du régime général, gérée par la Cnav. C’est cette cotisation qui permet d’acquérir des trimestres et de calculer la pension au moment du départ. Un salarié au plafond de la Sécurité sociale cotise 182,50 € par mois sur ces deux lignes.
Retraite complémentaire : Agirc-Arrco
La ligne « complémentaire Tranche 1 » (3,15 % salarié + 4,72 % employeur) finance la retraite complémentaire Agirc-Arrco. Pour les salaires supérieurs au plafond de la Sécurité sociale (3 925 € en 2026), une Tranche 2 s’applique à un taux plus élevé (8,64 % salarié). La CEG (0,86 %) est la contribution d’équilibre général qui assure l’équilibre financier du régime.
CSG et CRDS : financement élargi de la protection sociale
La CSG (contribution sociale généralisée) est le plus gros prélèvement salarial : 9,2 % du salaire brut (sur une assiette de 98,25 %). Elle se décompose en 6,8 % déductibles du revenu imposable et 2,4 % non déductibles. La CSG finance la Cnam (maladie), la Cnaf (famille), le FSV (solidarité vieillesse) et la CNSA (autonomie). La CRDS (0,5 %) rembourse la dette sociale accumulée par la Sécurité sociale, via la Cades.
Le chômage : une cotisation 100 % patronale depuis 2019
Depuis le 1er janvier 2019, les salariés ne paient plus de cotisation chômage. La suppression de la part salariale (2,40 %) a été compensée par la hausse de la CSG. L’assurance chômage est désormais financée à 100 % par l’employeur au taux de 4,05 %. C’est cette cotisation qui permet aux demandeurs d’emploi de percevoir l’ARE (allocation de retour à l’emploi) via France Travail.
Cotisations au SMIC : le même taux, un montant différent
Les taux de cotisations salariales sont identiques quel que soit le niveau de salaire (dans la limite du plafond SS). Sur un SMIC à 1 845 € brut (juin 2026), les cotisations salariales représentent environ 384 €, laissant un net avant impôt d’environ 1 461 €.
Côté employeur, les salaires proches du SMIC bénéficient de la réduction générale de cotisations patronales (ex-réduction Fillon). Cette exonération dégressive peut atteindre jusqu’à 32 % du brut au niveau du SMIC, réduisant considérablement le coût employeur. C’est ce mécanisme qui explique pourquoi les entreprises embauchent plus facilement au SMIC qu’à 1,5 SMIC.
Questions fréquentes
Les cotisations salariales représentent environ 20 à 23 % du salaire brut pour un salarié non cadre. Sur un salaire brut de 2 500 €, environ 521 € sont prélevés, laissant un net avant impôt d’environ 1 979 €. Ce taux varie légèrement selon le niveau de salaire (dépassement du plafond de la Sécurité sociale) et la convention collective.
Les cotisations salariales sont prélevées sur le salaire brut du salarié (environ 21 % du brut). Les cotisations patronales sont payées en plus par l’employeur (environ 36 % du brut). Le salarié ne les voit pas sur son net, mais elles figurent sur le bulletin de paie. Au total, les deux représentent environ 56 % du brut.
Techniquement, ce sont des contributions (pas des cotisations), mais elles figurent sur la fiche de paie et sont prélevées de la même manière. La CSG (9,2 % dont 6,8 % déductibles) finance la Cnam, la Cnaf, le FSV et la CNSA. La CRDS (0,5 %) finance le remboursement de la dette sociale (Cades).
Selon l’Urssaf, la répartition est : maladie (38 %), retraite (28 %), famille (9 %), chômage (8 %), autonomie (6 %), accidents du travail (3 %), dette sociale (3 %), transports (2 %), formation professionnelle (2 %), autres (1 %). L’argent est collecté par l’Urssaf et redistribué aux organismes compétents (Cnam, Cnav, Cnaf, France Travail, etc.).
Oui, les taux de cotisations salariales sont identiques quel que soit le niveau de salaire (dans la limite du plafond de la Sécurité sociale). Sur un SMIC à 1 845 € brut en juin 2026, les cotisations salariales représentent environ 384 €, laissant un net avant impôt d’environ 1 461 €. En revanche, l’employeur bénéficie d’exonérations patronales sur les bas salaires (réduction Fillon).





