Crédit immobilier • Mai 2026
Les taux se stabilisent après les tensions d’avril
3,26 %
Taux moyen sur 15 ans
3,43 %
Taux moyen sur 20 ans
3,55 %
Taux moyen sur 25 ans
3,65 %
OAT 10 ans (référence)
Les taux de crédit immobilier se stabilisent en mai 2026 après les tensions d’avril liées à la guerre au Moyen-Orient. Les taux moyens s’établissent autour de 3,26 % sur 15 ans, 3,43 % sur 20 ans et 3,55 % sur 25 ans. Certaines banques relèvent leurs barèmes de 10 à 20 points de base tandis que d’autres les baissent pour capter des dossiers.
Le marché du crédit immobilier traverse une phase de stabilisation. Après la remontée des taux longs (OAT 10 ans) provoquée par les tensions géopolitiques en avril, les barèmes bancaires se réajustent progressivement. Par rapport aux taux de mars 2026, la hausse reste contenue. La concurrence entre établissements reste vive, ce qui crée un « effet yoyo » sur les taux : d’un mois sur l’autre, les meilleures offres changent de banque.
Les taux moyens par durée en mai 2026
Les écarts entre courtiers reflètent des méthodologies de calcul différentes (taux négociés vs taux affichés, profils retenus). L’écart entre le taux le plus bas et le plus haut sur 25 ans atteint 0,15 point (3,50 % vs 3,65 %), soit une différence de plusieurs milliers d’euros sur le coût total d’un emprunt de 250 000 €.
| Durée | Meilleurtaux | Empruntis | Pretto | Moyenne |
|---|---|---|---|---|
| 15 ans | 3,20 % | 3,30 % | 3,27 % | 3,26 % |
| 20 ans | 3,38 % | 3,50 % | 3,42 % | 3,43 % |
| 25 ans | 3,50 % | 3,65 % | 3,50 % | 3,55 % |
L’OAT 10 ans se stabilise autour de 3,65 %
L’OAT 10 ans (obligation assimilable du Trésor), qui sert de référence pour les taux fixes des crédits immobiliers, s’est stabilisée dans une fourchette de 3,6 à 3,7 % après le pic d’avril. Les tensions sur les marchés obligataires liées à la guerre au Moyen-Orient et aux incertitudes budgétaires se sont partiellement résorbées.
Le taux d’usure, plafond légal que les banques ne peuvent pas dépasser, s’établit au T2 2026 à 4,00 % pour les prêts de moins de 10 ans, 4,48 % entre 10 et 20 ans et 5,19 % au-delà de 20 ans. Certains profils fragiles (coût d’assurance élevé, taux d’endettement limite) peuvent se retrouver exclus du marché si le TAEG dépasse ce seuil. Tant que l’OAT reste dans cette zone, les taux de crédit ne devraient pas évoluer fortement. Une détente durable sous les 3,5 % permettrait aux banques de baisser leurs barèmes, mais ce scénario n’est pas anticipé à court terme par les courtiers.
L’écart entre banques peut dépasser 10 000 € sur le coût total
Sur un emprunt de 250 000 € sur 20 ans, la différence entre un taux de 3,38 % et un taux de 3,50 % représente environ 4 000 € d’intérêts supplémentaires. Sur 25 ans, avec un écart de 0,15 point (3,50 % vs 3,65 %), la différence dépasse 6 000 €. La mise en concurrence de plusieurs banques, directement ou via un courtier, reste le levier le plus efficace. Le simulateur de plus-value permet d’estimer l’impôt en cas de revente à terme.
Ce que coûte un emprunt de 250 000 € en mai 2026
| Durée | Taux moyen | Mensualité | Coût total des intérêts |
|---|---|---|---|
| 15 ans | 3,26 % | 1 758 € | 66 420 € |
| 20 ans | 3,43 % | 1 441 € | 95 821 € |
| 25 ans | 3,55 % | 1 258 € | 127 482 € |
Ces montants n’incluent pas l’assurance emprunteur (0,10 à 0,40 % selon le profil) ni les frais de dossier. La plus-value immobilière sera à prendre en compte en cas de revente à terme, avec un taux d’imposition de 36,2 % réduit par les abattements pour durée de détention.
Pour les emprunteurs qui hésitent entre durées, le choix dépend du taux d’endettement et de la capacité d’épargne parallèle. Placer la différence de mensualité sur un Livret A ou une assurance-vie peut compenser une partie du surcoût d’intérêts d’un emprunt plus long.
Questions fréquentes
En mai 2026, les taux moyens s’établissent autour de 3,20 à 3,27 % sur 15 ans, 3,38 à 3,50 % sur 20 ans et 3,50 à 3,65 % sur 25 ans selon les courtiers. Les écarts entre établissements restent importants, avec des différences de plusieurs dizaines de points de base pouvant représenter plus de 10 000 € sur le coût total du crédit.
La tendance à court terme est à la stabilisation, avec un léger effet yoyo : certaines banques relèvent leurs taux de 10 à 20 points de base tandis que d’autres les baissent pour rester compétitives. L’OAT 10 ans, référence des taux fixes, s’est stabilisée autour de 3,6-3,7 % après les tensions d’avril liées à la guerre au Moyen-Orient. Une baisse significative n’est pas attendue à court terme.
Trois leviers permettent d’obtenir un meilleur taux : un apport personnel d’au moins 10 à 20 % du prix du bien, des revenus stables (CDI, ancienneté) avec un taux d’endettement inférieur à 35 %, et la mise en concurrence de plusieurs banques via un courtier ou en direct. L’écart entre le taux moyen et le meilleur taux peut dépasser 0,30 point, soit plusieurs milliers d’euros d’économie.





