Chèque énergie • Aide au logement • 2026
48 à 277 €
Montant selon le revenu
11 000 €
Plafond de revenu par UC
Avril 2026
Envoi automatique
31 déc. 2026
Dernier jour pour réclamer
Le chèque énergie 2026 va de 48 € à 277 € par an selon le revenu et la composition du foyer. Il est réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence par unité de consommation reste sous 11 000 €. L’envoi automatique a lieu en avril, mais depuis la fin de la taxe d’habitation, de nombreux foyers éligibles ne le reçoivent plus automatiquement : un guichet de réclamation reste ouvert jusqu’au 31 décembre 2026.
Chaque année, des centaines de milliers de foyers laissent filer une aide à laquelle ils ont droit. En cause : depuis la suppression de la taxe d’habitation, l’administration ne parvient plus à identifier automatiquement tous les bénéficiaires du chèque énergie et se rabat sur le croisement du compteur électrique avec les données fiscales, un mécanisme qui laisse des trous. Résultat, un retraité modeste ou une famille qui subit la hausse des factures de gaz peut ne jamais voir arriver son chèque, faute d’une simple démarche qu’il ignore. Reste à savoir le montant exact selon sa situation, qui y a droit précisément, quand le chèque arrive et comment le réclamer s’il manque à l’appel.
Le montant du chèque énergie en 2026
Le montant dépend de deux éléments : le revenu fiscal de référence rapporté au nombre d’unités de consommation du foyer (RFR/UC) et le nombre d’unités de consommation. Il s’échelonne de 48 € à 277 € par an, pour une moyenne autour de 150 €. Le barème, fixé par décret, est resté inchangé depuis 2019.
| Revenu fiscal par UC | 1 UC (personne seule) | 1 à 2 UC | 2 UC ou plus |
|---|---|---|---|
| Moins de 5 700 € | 194 € | 240 € | 277 € |
| 5 700 € à 6 800 € | 146 € | 176 € | 202 € |
| 6 800 € à 7 850 € | 98 € | 113 € | 126 € |
| 7 850 € à 11 000 € | 48 € | 63 € | 76 € |
Le montant le plus élevé, 277 €, concerne les foyers d’au moins deux unités de consommation dont le revenu par UC est inférieur à 5 700 €. À l’autre extrémité, une personne seule proche du plafond touche 48 €. Le ratio RFR/UC suit la règle de l’arrondi mathématique (arrondi à l’euro inférieur sous 0,5, supérieur au-delà).
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Qui a droit au chèque énergie : le plafond de revenu
Un seul critère détermine l’éligibilité : le revenu fiscal de référence par unité de consommation doit rester inférieur à 11 000 €. Le RFR retenu est celui de l’année N-2 (les revenus 2024 pour la campagne 2026). Une condition préalable est parfois oubliée : il faut avoir déclaré ses revenus auprès de l’administration fiscale, même s’ils sont faibles ou nuls, pour figurer sur la liste. Le dispositif vise la résidence principale, et ces mêmes foyers modestes cumulent souvent le chèque énergie avec d’autres aides sous conditions de ressources, comme la prime d’activité ou le RSA.
Comme le plafond s’applique au revenu par unité de consommation, le revenu total autorisé augmente avec la taille du foyer. Un même revenu peut être trop élevé pour une personne seule et parfaitement éligible pour une famille.
Comment calculer son revenu fiscal de référence par unité de consommation
Le nombre d’unités de consommation se calcule ainsi : la première personne du foyer compte pour 1 UC, la deuxième pour 0,5 UC, et chaque personne supplémentaire pour 0,3 UC. Le revenu fiscal de référence est ensuite divisé par ce total.
Exemple officiel de calcul
10 500 € ÷ 1,8 = 5 833 € par UC.
Ce ratio (entre 5 700 € et 6 800 €, colonne « 1 à 2 UC ») ouvre droit à un chèque de 176 €.
Estimer son chèque énergie en une minute
Le calculateur ci-dessous applique le barème officiel 2026. Il suffit d’indiquer le revenu fiscal de référence du foyer et le nombre de personnes pour obtenir une estimation du montant et vérifier l’éligibilité.
Le calendrier d’envoi et de versement du chèque énergie 2026
La campagne 2026 démarre à partir du 1er avril. Les chèques sont expédiés progressivement selon un calendrier de versement par département, sur environ trois semaines, aux foyers identifiés automatiquement. Une seconde vague intervient au mois de mai pour les nouveaux bénéficiaires. Le foyer est informé du montant de son chèque par courrier ou par courriel. Il faut compter 2 à 4 jours entre l’expédition et la réception à domicile.
Les foyers ayant opté pour la pré-affectation ne reçoivent pas de chèque papier : le montant est directement déduit de la facture d’électricité ou de gaz par le fournisseur, à condition de rester éligible. Le versement effectif au fournisseur donne alors lieu à une notification par courrier ou courriel.
Comment recevoir ou réclamer son chèque énergie
Pour la majorité des foyers, aucune démarche n’est nécessaire : le chèque arrive automatiquement. Le problème vient des oubliés du système. Depuis la suppression de la taxe d’habitation, la liste des bénéficiaires repose sur le croisement du numéro de compteur électrique (PDL) avec le revenu fiscal et le nombre de personnes rattachées au foyer fiscal du titulaire du contrat d’électricité. Ce mécanisme échoue quand ces informations ne concordent pas, et prive des foyers éligibles de leur chèque.
Dans ce cas, un guichet de réclamation est ouvert du 1er avril au 31 décembre 2026. La marche à suivre pour déposer une demande de chèque énergie passe par le simulateur d’éligibilité officiel, puis par le dépôt du dossier sur la plateforme dédiée (via un espace bénéficiaire créé avec le numéro fiscal ou FranceConnect+) ou par courrier, avis d’imposition à l’appui. Le formulaire de réclamation en ligne se remplit sous l’objet « Contestation – Non réception ».
Ce que le chèque énergie permet de payer
Le chèque énergie règle, en tout ou partie, les dépenses de fourniture d’énergie du logement : électricité, gaz, chaleur, fioul domestique, bois, biomasse, GPL. Il couvre aussi la part de charges liée au chauffage dans les logements sociaux, logements-foyers, résidences autonomie et EHPAD. Il s’utilise auprès des fournisseurs d’énergie, des gestionnaires de réseaux de chaleur et des organismes HLM. Il n’est pas encaissable auprès d’une banque.
Concrètement, un chèque papier se remet au fournisseur en main propre, par courrier (références client au dos) ou en ligne en grattant le code. Il peut aussi être converti en e-chèque énergie, un solde numérique utilisable en plusieurs fois chez les fournisseurs d’électricité et de gaz ayant activé le service, là où le chèque papier doit être utilisé en une seule fois.
Le carburant et les travaux ne sont pas éligibles
Deux usages fréquemment espérés sont exclus. Le carburant automobile n’est pas payable avec le chèque énergie, y compris le GPL carburant ; d’autres aides ciblent spécifiquement le carburant. Quant aux travaux de rénovation énergétique, ils ne sont plus finançables depuis la loi de finances publiée le 15 février 2025 (les anciens « chèques travaux » restant valables jusqu’à expiration). Pour rénover, les dispositifs adaptés sont MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie et l’éco-prêt à taux zéro.
La pré-affectation et les protections associées
La pré-affectation automatise la déduction du chèque sur les factures d’électricité ou de gaz des années suivantes, sans nouvelle démarche. Elle reste valable tant que le foyer est éligible et n’a pas changé d’adresse ; en cas de perte puis de retour d’éligibilité, les souhaits sont conservés trois ans. Un changement de contrat ou de fournisseur impose en revanche de la renouveler.
Au-delà de l’aide financière, l’éligibilité ouvre des protections auprès du fournisseur, activées via les attestations jointes au chèque : gratuité des frais de mise en service lors d’un déménagement, maintien de la puissance électrique pendant la trêve hivernale (1er novembre au 31 mars) en cas d’impayé, période d’alimentation minimale, et exonération de certains frais d’incident de paiement.
Chèque énergie : les cas particuliers
- Locataire : le chèque revient à la personne dont le nom figure sur le contrat d’électricité, qu’elle soit propriétaire ou locataire.
- Logement social, logement-foyer, résidence autonomie ou EHPAD : le chèque règle la part des charges correspondant au chauffage, remise au gestionnaire de l’établissement.
- Colocation : il n’y a qu’un seul chèque par logement, rattaché au titulaire du contrat d’électricité et à son numéro fiscal.
- Changement de situation : une évolution des revenus ou de la composition du foyer se signale à l’administration fiscale via la déclaration de revenus, puisque c’est elle qui alimente la liste des bénéficiaires.
- Perte ou vol : une déclaration en ligne ou un appel à l’assistance (0 805 204 805) permet d’obtenir un chèque de remplacement.
Questions fréquentes sur le chèque énergie
Le chèque énergie 2026 est attribué aux foyers dont le revenu fiscal de référence (RFR) 2024 divisé par le nombre d’unités de consommation reste inférieur à 11 000 €. Aucune démarche n’est nécessaire si l’administration a pu identifier le foyer : le chèque est envoyé automatiquement. Il faut avoir déclaré ses revenus, même faibles ou nuls, pour figurer sur la liste des bénéficiaires.
Le montant varie de 48 € à 277 € par an selon le revenu fiscal de référence par unité de consommation et la composition du foyer, pour une moyenne d’environ 150 €. Une personne seule touche entre 48 € et 194 € ; un foyer de deux unités de consommation ou plus peut atteindre 277 €. Le barème est inchangé depuis 2019.
Le plafond est fixé à 11 000 € de revenu fiscal de référence par unité de consommation. En revenu total, cela correspond à 11 000 € pour une personne seule, environ 16 500 € pour un couple, 19 800 € pour un foyer de trois personnes et 23 100 € pour un foyer de quatre personnes. Au-delà, le foyer n’est pas éligible.
La première personne du foyer compte pour 1 unité de consommation, la deuxième pour 0,5, et chaque personne supplémentaire pour 0,3. Le revenu fiscal de référence est ensuite divisé par ce total. Exemple officiel : un RFR de 10 500 € pour 1,8 unité donne 5 833 €, soit un chèque de 176 €. Le ratio est arrondi à l’euro le plus proche.
Les premiers chèques énergie 2026 sont envoyés à partir du 1er avril, selon un calendrier de versement par département, aux foyers identifiés automatiquement, avec 2 à 4 jours de délai jusqu’à la réception. Une seconde vague concerne les nouveaux bénéficiaires au mois de mai. Les foyers ayant pré-affecté leur chèque voient le montant versé directement à leur fournisseur et déduit de la facture.
Non. Le barème du chèque énergie est inchangé depuis 2019 : il va toujours de 48 € à 277 € par an selon le revenu fiscal par unité de consommation et la composition du foyer. Le montant d’un foyer ne varie donc que si son revenu fiscal de référence ou le nombre de personnes du foyer évolue d’une année sur l’autre.
Il est en principe automatique : l’administration croise le numéro de compteur d’électricité (PDL) du logement avec les données fiscales pour établir la liste. Mais depuis la suppression de la taxe d’habitation, ce croisement laisse de côté des foyers pourtant éligibles. Ceux qui ne l’ont pas reçu peuvent le réclamer via un guichet de demande ouvert du 1er avril au 31 décembre 2026.
Un simulateur d’éligibilité est disponible sur le site officiel. Si le foyer remplit les conditions, une demande se dépose sur la plateforme dédiée du site du chèque énergie ou par courrier, du 1er avril au 31 décembre 2026, muni de son avis d’imposition. Le formulaire de réclamation en ligne porte l’objet « Contestation – Non réception ». Une assistance gratuite répond au 0 805 204 805, du lundi au vendredi de 8h à 20h.
La campagne 2026 s’appuie sur le revenu fiscal de référence de 2024, celui qui figure sur l’avis d’imposition reçu en 2025 (impôt sur les revenus de 2024). C’est ce montant, rapporté au nombre d’unités de consommation, qui détermine l’éligibilité et le montant du chèque. En cas de réclamation, cet avis d’imposition est le justificatif à fournir.
Le chèque énergie règle les dépenses de fourniture d’énergie du logement : électricité, gaz, chaleur, fioul, bois, GPL, biomasse. Il couvre aussi les charges de chauffage en logement social, logement-foyer, résidence autonomie ou EHPAD. Il n’est pas encaissable en banque et ne peut pas servir à payer du carburant automobile.
Non. Les dépenses de carburant automobile ne sont pas éligibles au chèque énergie, y compris le GPL utilisé comme carburant. Le dispositif est réservé aux dépenses d’énergie du logement. Des aides distinctes existent pour le carburant selon la situation professionnelle.
Non, plus depuis 2025. La loi de finances publiée le 15 février 2025 a supprimé cette possibilité : le chèque énergie ne finance plus les travaux de rénovation énergétique. Les anciens « chèques travaux » émis avant cette date restent utilisables jusqu’à leur expiration. Pour les travaux, il faut se tourner vers MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie ou l’éco-prêt à taux zéro.
Un chèque papier se remet en main propre au fournisseur, s’envoie par courrier avec ses références client au dos, ou s’utilise en ligne en grattant le code. Il peut aussi être transformé en e-chèque énergie, un solde numérique utilisable en plusieurs fois chez les fournisseurs d’électricité et de gaz ayant activé le service. Le chèque papier doit sinon être utilisé en une seule fois.
Non. Le chèque énergie n’est pas un chèque bancaire : il ne s’encaisse pas auprès d’une banque et ne se verse pas sur un compte. Il se remet uniquement à un fournisseur d’énergie ou à un gestionnaire de logement, ou s’utilise en ligne pour régler une facture d’énergie.
La pré-affectation permet de déduire automatiquement le chèque des factures d’électricité ou de gaz des années suivantes, sans démarche à refaire. Elle reste valable tant que le foyer est éligible et n’a pas changé d’adresse. En cas de perte d’éligibilité puis de retour, les souhaits de pré-affectation sont conservés trois ans. Un changement de contrat ou de fournisseur oblige à la renouveler.
La date de fin de validité est inscrite au recto du chèque, en général jusqu’au 31 mars de l’année suivante (un chèque 2026 envoyé au printemps reste ainsi utilisable jusqu’au 31 mars 2027). Un chèque abîmé reste utilisable si le montant, la date et le code à gratter sont lisibles ; sinon, il faut demander un remplacement via la procédure de perte ou de vol, ou l’assistance au 0 805 204 805.
Un locataire dont le nom figure sur le contrat d’électricité peut en bénéficier. En logement social, logement-foyer, résidence autonomie ou EHPAD, le chèque règle la part des charges correspondant au chauffage, remise au gestionnaire. En colocation, il n’y a qu’un seul chèque par logement, rattaché au titulaire du contrat d’électricité.
Oui. L’éligibilité active des protections auprès du fournisseur d’électricité ou de gaz : gratuité des frais de mise en service en cas de déménagement, maintien de la puissance électrique pendant la trêve hivernale (1er novembre au 31 mars) en cas d’impayé, et exonération de certains frais d’incident de paiement. Ces protections s’activent via les attestations jointes au chèque.
Sources : chequeenergie.gouv.fr (FAQ officielle), economie.gouv.fr, barème et critères d’attribution 2026 (revenu fiscal de référence 2024, unités de consommation), loi de finances du 15 février 2025.





