Baromètre épargne • Juin 2026
Épargne sans risque : où en sont
les rendements avant l’été ?
1,5 %
taux Livret A
et LDDS
2,4 %
inflation
mai 2026
2,5 %
taux LEP
seul au-dessus
1er août
prochaine révision
des taux
Avec une inflation à 2,4 % en mai 2026, aucun placement sans risque ne préserve le pouvoir d’achat des épargnants, à l’exception du LEP à 2,5 %, et de justesse (+0,1 point). Le Livret A à 1,5 % accuse un déficit de 0,9 point face aux prix. La révision du 1er août pourrait ramener le taux du Livret A entre 1,7 % et 1,8 %.
Un épargnant qui détient un Livret A au plafond (22 950 €) touche 344 € d’intérêts annuels. Son pouvoir d’achat recule pourtant de 207 € sur la même période : la différence entre le taux du Livret A à 1,5 % et l’inflation à 2,4 %, appliquée au capital. Seul le LEP surnage, à 2,5 %, de 0,1 point au-dessus de la hausse des prix. Le 1er août, la révision des taux pourrait apporter un répit partiel.
Livret A et LDDS : un pouvoir d’achat en recul de 0,9 point
Le Livret A et le LDDS restent figés à 1,5 % depuis le 1er février 2026. Ces deux livrets réglementés sont totalement défiscalisés : pas d’impôt sur le revenu, pas de prélèvements sociaux. Leur rendement net est donc de 1,5 %. Avec une inflation à 2,4 % en mai (contre 2,2 % en avril), l’écart se creuse : chaque tranche de 10 000 € placée sur un Livret A perd 90 € de pouvoir d’achat par an.
Les livrets bancaires classiques font encore moins bien. Les grandes banques proposent en moyenne 0,33 % brut, soit 0,23 % net après la flat tax à 31,4 %. Les super-livrets affichent un taux de base de 1,41 % brut. Certains proposent des taux promotionnels temporaires (jusqu’à 5 % chez Fortuneo pendant 3 mois), mais ces offres restent limitées dans le temps et plafonnées en montant.
Le LEP à 2,5 % : seul rescapé face à l’inflation
Le LEP reste le placement sans risque le plus performant, à 2,5 % net, totalement défiscalisé. Un LEP au plafond (10 000 €) rapporte 250 € par an. Mais l’avance sur l’inflation fond : +0,3 point en avril, +0,1 point en mai. Si l’inflation continue de monter, le LEP pourrait passer sous la barre des prix dès le mois prochain.
Le LEP reste soumis à des conditions de revenus : le revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser 22 419 € pour une personne seule (exercice 2024). Sa détention est vérifiée chaque année via l’administration fiscale. Les épargnants qui dépassent le plafond de revenus après une déclaration perdent l’accès au produit.
PEL, fonds euros et comptes à terme : tous sous l’inflation en net
Le PEL ouvert en 2026 affiche 2 % brut, soit 1,40 % net après flat tax de 30 % (le PEL est exonéré de la hausse de CSG). À 1 point sous l’inflation, il ne protège pas le capital. Les anciens PEL conservent leur taux d’ouverture, mais les PEL ouverts en 2011 atteignent cette année leur durée maximale de 15 ans : ils seront automatiquement transformés en livrets d’épargne classiques, avec perte du taux garanti de 2,5 %.
L’assurance-vie en fonds euros affiche un rendement moyen de 2,65 % brut en 2025 selon l’ACPR, soit 2,19 % net après prélèvements sociaux de 17,2 %. Encore sous l’inflation, mais plusieurs contrats se distinguent : 3,15 % pour la MACSF, 3,05 % pour la Maif, 3,50 % pour Garance et 3,75 % pour Ampli Mutuelle. Nets de prélèvements sociaux, ces meilleurs contrats atteignent respectivement 2,61 %, 2,53 %, 2,90 % et 3,11 %, surpassant l’inflation.
Les comptes à terme offrent 2,06 % brut en moyenne pour les durées de 2 ans ou moins, soit 1,41 % net. Les nouvelles souscriptions à plus de 2 ans montent à 2,67 % brut (1,83 % net). Un compte à terme à 4 ans peut atteindre 3 % brut, soit environ 2,06 % net : mieux que le Livret A, mais toujours sous l’inflation.
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Révision du 1er août : le Livret A devrait remonter à 1,7-1,8 %
Le taux du Livret A est révisé deux fois par an (1er février et 1er août). La formule de calcul repose sur la moyenne de l’inflation sur 6 mois glissants et du taux interbancaire €STR. Avec une inflation en hausse (2,4 % en mai) et un taux €STR en légère progression sous l’effet de la politique monétaire de la BCE, les projections convergent vers un taux de 1,7 % à 1,8 % au 1er août.
Le plafond du Livret A reste à 22 950 €. À 1,8 %, un Livret A plein rapporterait 413 € par an, contre 344 € aujourd’hui, soit 69 € supplémentaires. Le LEP devrait aussi être revalorisé : les projections évoquent un taux de 3 % à 3,2 %, ce qui le replacerait confortablement au-dessus de l’inflation. La décision finale revient au gouverneur de la Banque de France, qui peut déroger à la formule.
Questions fréquentes
Seul le LEP (2,5 % net) dépasse l’inflation de mai 2026 (2,4 %), et de seulement 0,1 point. Le Livret A (1,5 %), le PEL (1,4 % net), les comptes à terme et les fonds euros moyens sont tous en dessous de l’inflation en rendement net.
Selon les projections, le taux du Livret A devrait remonter à 1,7-1,8 % au 1er août 2026, principalement sous l’effet de la remontée de l’inflation. La décision finale revient au gouverneur de la Banque de France.
Le rendement moyen des fonds euros en 2025 est de 2,65 % brut selon l’ACPR, soit environ 2,19 % net après prélèvements sociaux de 17,2 %. Certains contrats dépassent 3 % : 3,15 % pour la MACSF, 3,05 % pour la Maif, 3,50 % pour Garance et 3,75 % pour Ampli Mutuelle.
Les PEL ouverts en 2011 atteignent en 2026 leur durée maximale de 15 ans. Ils sont automatiquement transformés en livret d’épargne classique, avec perte du taux garanti (2,5 % pour les PEL 2011) et des droits à prêt. Les intérêts restent acquis.
Oui. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) est passé de 30 % à 31,4 % en 2026, suite à la hausse de la CSG. Cela réduit le rendement net des comptes à terme, livrets bancaires classiques et assurances-vie. Le PEL reste à 30 %. Les livrets réglementés (Livret A, LEP, LDDS) sont totalement exonérés.





