Énergie • Avril 2026
Fin du chauffage gaz : le calendrier
Sept. 2026
MaPrimeRénov’ conditionnée
Janv. 2027
Gaz interdit dans le neuf
55 %
Logements sociaux au gaz
1 M/an
Pompes à chaleur visées d’ici 2030
Le gouvernement a dévoilé le 23 avril 2026 son plan d’électrification. À partir du 1er septembre 2026, les aides MaPrimeRénov’ pour rénovation d’ampleur seront conditionnées au remplacement de la chaudière gaz. Dès le 1er janvier 2027, plus aucun logement neuf ne pourra être construit avec une installation gaz. Objectif : zéro bâtiment neuf au gaz d’ici 2030.
En France, 12 millions de logements sont encore chauffés au gaz. Avec la flambée des prix du gaz et la dépendance aux importations (crise ukrainienne, conflit au Moyen-Orient), le gouvernement accélère la sortie. Trois mesures concrètes : gaz interdit dans le neuf dès 2027, aides MaPrimeRénov’ conditionnées au remplacement de la chaudière dès septembre 2026, et sortie du gaz de 2 millions de logements sociaux d’ici 2050.
Gaz interdit dans toutes les constructions neuves à partir de 2027
Dès le 1er janvier 2027, plus aucun logement neuf ne pourra être construit avec une installation au gaz, même en appoint ou en hybridation (chaudière hybride gaz + pompe à chaleur). Aujourd’hui, 25 % des projets de logements collectifs neufs comportent encore une installation gaz.
Les bâtiments tertiaires neufs (bureaux, commerces) suivront dans les années suivantes. L’objectif gouvernemental : zéro bâtiment neuf consommant du gaz à partir de 2030.
MaPrimeRénov’ conditionnée au remplacement de la chaudière gaz
À partir du 1er septembre 2026, les aides à la rénovation d’ampleur (parcours accompagné, plusieurs travaux complémentaires sur une maison individuelle) ne seront accordées que si le chauffage fossile (gaz, fioul) est remplacé. Un couple qui prévoit 35 000 € de travaux d’isolation perdra la totalité de l’aide MaPrimeRénov’ s’il conserve sa chaudière gaz. Ajouter une pompe à chaleur coûte 10 000 à 15 000 €, dont 4 000 à 5 000 € pris en charge selon les revenus. Les ménages modestes peuvent compléter avec le chèque énergie.
Logements sociaux : 2 millions de logements à sortir du gaz
Le parc social français compte 5,4 millions de logements, dont 55 % sont encore chauffés au gaz. Le dispositif écoPLS (prêts à taux bonifié pour les bailleurs sociaux) exclura les maisons individuelles conservant un chauffage gaz à partir du 1er janvier 2027.
L’ambition est de faire sortir 2 millions de logements sociaux du chauffage gaz d’ici 2050, soit 37 % du parc. Un chantier massif qui suppose des investissements considérables de la part des bailleurs, dans un contexte où les prix du gaz rendent déjà ce mode de chauffage coûteux pour les locataires.
Les alternatives au gaz poussées par le gouvernement
- Pompe à chaleur air-eau : solution la plus courante, 10 000 à 15 000 € installée, éligible MaPrimeRénov’
- Géothermie : rendement élevé, investissement plus lourd (15 000 à 25 000 €), adaptée aux terrains avec espace
- Réseau de chaleur : surtout en collectif et logement social, raccordement à un réseau urbain existant
- Chauffe-eau thermodynamique : remplace le ballon gaz pour l’eau chaude, 2 500 à 4 000 €
L’objectif gouvernemental est d’atteindre 1 million de pompes à chaleur françaises installées par an d’ici 2030. Des offres accessibles doivent être créées pour les ménages modestes, notamment via des dispositifs de location longue durée ou de tiers-financement. Le chauffage au bois, souvent évoqué comme alternative, reste autorisé mais réglementé dans certaines zones.
Questions fréquentes
Non. Les logements déjà équipés d’une chaudière à gaz peuvent la conserver et la faire entretenir. L’interdiction concerne les constructions neuves (à partir du 1er janvier 2027) et le conditionnement des aides MaPrimeRénov’ au remplacement de la chaudière gaz (à partir du 1er septembre 2026).
Pas supprimée, mais conditionnée. À partir du 1er septembre 2026, les aides à la rénovation d’ampleur (travaux multiples sur une maison individuelle) ne seront accordées que si la chaudière gaz est remplacée. Les travaux isolés (isolation, fenêtres) restent éligibles sans condition de changement de chauffage.
Le gaz sera interdit dans toutes les constructions neuves de logements à partir du 1er janvier 2027, y compris en appoint ou en hybridation. Les bâtiments tertiaires neufs suivront dans les années suivantes, avec un objectif zéro gaz neuf d’ici 2030.
Les solutions encouragées par le gouvernement sont les pompes à chaleur (objectif 1 million par an d’ici 2030), la géothermie, les réseaux de chaleur et les chauffe-eau thermodynamiques. Des offres accessibles doivent être créées pour faciliter l’équipement des ménages modestes.
Oui. Le dispositif écoPLS exclura les maisons individuelles conservant un chauffage gaz à partir du 1er janvier 2027. Le gouvernement vise la sortie du gaz de 2 millions de logements sociaux d’ici 2050. Aujourd’hui, 55 % des logements sociaux sont encore chauffés au gaz.
Source : ministère de la Ville et du Logement (23 avril 2026).





