L’essentiel à retenir : la hausse de la CSG s’applique désormais à tous les Plans d’Épargne Retraite, sans exception pour les contrats assurantiels. Cette confirmation administrative alourdit directement la fiscalité des gains à la sortie pour les épargnants. Concrètement, le prélèvement forfaitaire unique passe de 30 % à 31,4 %, impactant le rendement net final du placement.
Pensiez-vous réellement que votre épargne retraite resterait à l’abri du récent tour de vis fiscal qui inquiète tant les investisseurs français ? La confirmation est malheureusement tombée : la hausse de la CSG per concerne bien tous les contrats du PER sans la moindre exception, mettant fin au flou juridique qui laissait espérer un traitement de faveur pour les produits assurantiels. Nous analysons ici les nouveaux taux de prélèvements sociaux et l’impact concret sur votre capital pour vous aider à réagir efficacement face à cette inévitable perte de rendement et ajuster vos futurs versements.
La douche froide fiscale confirmée pour tous les per
C’est officiel : aucun plan d’épargne retraite n’est épargné
La nouvelle vient de tomber, et elle fait mal. La confirmation de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) ne laisse plus aucune place au doute : tous les Plans d’Épargne Retraite (PER) subissent de plein fouet la hausse de la CSG. Le suspense concernant le sort des PER assurantiels est définitivement terminé.
C’est un coup dur pour ceux qui espéraient une exception. L’idée rassurante qu’un PER assurantiel puisse bénéficier du même traitement favorable que l’assurance-vie est aujourd’hui officiellement écartée par l’administration fiscale.
Notez bien cette échéance dans vos agendas. Cette mesure s’applique depuis le 1er janvier 2026, conformément à la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2026. La décision est désormais gravée dans le marbre législatif, rendant toute contestation inutile.
Les nouveaux taux qui changent la donne pour votre épargne
Concrètement, votre portefeuille va sentir la différence. Cette augmentation brutale de la CSG de 1,4 point rogne directement la rentabilité nette de vos placements et alourdit la fiscalité sur vos gains futurs.
Voici les chiffres exacts à retenir pour ne pas être pris au dépourvu lors de votre prochaine déclaration. Ces nouveaux taux redéfinissent la rentabilité de votre épargne retraite :
- taux global des prélèvements sociaux passe de 17,2% à 18,6%.
- Conséquence directe, la « flat tax » ou Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) sur les plus-values grimpe de 30% à 31,4%.
- Le taux de la CSG sur les revenus du capital proprement dit passe de 9,2% à 10,6%.
Pourquoi le PER assurantiel n’a pas échappé à la hausse
Maintenant que les chiffres sont posés, vous vous demandez sûrement pourquoi le PER, même dans sa version assurantielle, n’a pas bénéficié de l’exception accordée à l’assurance-vie. La réponse est purement juridique.
La fin d’une ambiguïté juridique
Tout est parti d’un flou artistique autour de l’amendement gouvernemental n°1104. Ce texte a semé le doute en laissant croire que les PER assurantiels passeraient au travers des mailles du filet.
Mais Bercy a rapidement sifflé la fin de la récréation. La DGFiP a tranché : le régime fiscal du PER est autonome et prime totalement sur son « enveloppe », qu’elle soit bancaire ou assurantielle, balayant ainsi toute interprétation favorable.
Il faut se rendre à l’évidence : un PER n’est pas une assurance-vie, même s’il est souscrit auprès d’un assureur. Leurs règles sont distinctes, ce qui justifie l’application stricte de la hausse de la CSG sur votre épargne retraite.
La base légale de l’augmentation
Cette ponction ne sort pas de nulle part, elle repose sur une base légale précise. Tout découle de l’Amendement n°127 au Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026.
L’objectif de cette manœuvre législative est limpide : gonfler les recettes de la Sécurité sociale en taxant plus lourdement les revenus du capital. L’État compte ainsi récupérer un rendement estimé à 2,66 milliards d’euros, directement piochés dans les gains des épargnants.
C’est donc une décision entérinée par l’Assemblée nationale, visant à financer des besoins structurels à long terme. Pour les plus curieux, le texte officiel est disponible ici : Amendement n°127 au PLFSS 2026.
L’impact concret de la hausse fiscale sur votre per
Au-delà des textes de loi, ce qui compte, c’est l’impact sur votre portefeuille. Voyons comment cette hausse de 1,4% se traduit au moment de récupérer votre épargne.
Fiscalité à la sortie en capital : ce qui change vraiment
Parlons franchement : la grande majorité d’entre vous optera pour une sortie en capital une fois à la retraite. Mais attention, la facture fiscale finale dépendra entièrement de votre stratégie de déduction.
C’est ici que la mécanique se grippe pour les épargnants non avertis. Cette hausse csg per vient alourdir la note, et il est vital de bien saisir ces mécanismes de taxation pour éviter les mauvaises surprises. Voici comment l’État va désormais se servir sur vos gains :
- Si vos versements volontaires ont été déduits de vos revenus : le capital est soumis à l’impôt sur le revenu, et les plus-values sont frappées par la nouvelle flat tax à 31,4%.
- Si vous n’avez pas déduit vos versements : le capital est exonéré d’impôt, et seules les plus-values sont taxées au PFU, donc à 31,4%.
Et pour les autres types de versements ?
Ne regardez pas uniquement vos virements mensuels. Votre PER est une enveloppe globale qui reçoit aussi des fonds de votre entreprise, et eux non plus n’échappent pas à l’inflation fiscale.
Pour l’épargne salariale, comme la participation, l’intéressement ou les droits issus d’un CET, la sanction est immédiate. Ces gains subissent de plein fouet les prélèvements sociaux à 18,6% lors du retrait.
Même punition pour les détenteurs d’un PER compte-titres bancaire. Les plus-values générées par vos versements personnels voient leur imposition grimper mécaniquement, passant du prélèvement forfaitaire de 30% à 31,4%. La logique reste implacable.
Le per n’est pas seul : quels sont les autres placements touchés ?
Cette hausse ne vise pas uniquement le PER. Il est utile de replacer cette mesure dans le contexte plus large des placements financiers pour comprendre la stratégie fiscale globale.
La liste des placements également dans le viseur
La hausse csg per n’est pas isolée ; elle s’inscrit dans une vague de fond submergeant la plupart des revenus du capital. Ce n’est pas une attaque ciblée contre votre retraite, mais une révision globale des prélèvements touchant l’épargnant sur plusieurs fronts.
Regardez vos autres lignes : les plus-values et dividendes des PEA et PEA-PME subissent le même sort. Vos comptes-titres ne sont pas épargnés par ce tour de vis. Même les cryptomonnaies, longtemps en zone grise, rentrent désormais dans le rang.
Ajoutez l’épargne salariale, les comptes à terme et les livrets fiscalisés qui voient la note grimper. C’est l’ensemble de vos portefeuilles boursiers qui est impacté.
Les grands gagnants : les produits d’épargne qui y échappent
Tout n’est pas perdu. Certains placements populaires esquivent habilement cette augmentation des prélèvements. Une bouffée d’oxygène indispensable pour optimiser votre stratégie patrimoniale face à cette pression fiscale.
Voici les rescapés. Bercy protège l’assurance vie et les livrets d’épargne réglementée, préservant ainsi le pouvoir d’achat. Le Livret A, le LDDS ou le LEP restent des refuges intouchables, sans ponction supplémentaire. De même, les PEL et CEL conservent leur fiscalité avantageuse. Ce sont des changements clés pour votre budget retraite à intégrer immédiatement.
- L’assurance-vie, la grande épargnée de cette réforme.
- Les livrets d’épargne réglementée : Livret A, LDDS, LEP et Livret Jeune.
- Le Plan d’Épargne Logement (PEL) et le Compte Épargne Logement (CEL) pour leurs plus-values et intérêts.
L’augmentation de la fiscalité sur les PER est donc inévitable, portant la flat tax à 31,4 %. Cette mesure confirme la nécessité de bien choisir ses enveloppes fiscales. Si le PER reste attractif à l’entrée, l’assurance-vie, exemptée de cette hausse, s’impose plus que jamais comme le complément indispensable pour optimiser votre stratégie retraite.





