En 2026, les plafonds de ressources permettant d’accéder à un logement social sont revalorisés afin de tenir compte de l’évolution de l’indice de référence des loyers, lequel progresse de 0,87 %. Cette adaptation concerne l’ensemble du parc HLM, et s’applique sur la base des revenus fiscaux de référence mentionnés dans l’avis d’imposition 2025. L’accès au logement social repose sur plusieurs critères, incluant notamment la zone géographique, la taille du ménage, ainsi que la catégorie de logement sollicitée.
Critères d’attribution du logement social : une réglementation précise
L’attribution d’un logement social est encadrée par une réglementation nationale qui vise principalement les ménages modestes ou confrontés à des situations de précarité. Parmi les conditions essentielles, il convient de rappeler que seuls les citoyens français ou les personnes étrangères en situation régulière peuvent prétendre à une HLM. Cette exigence garantit le respect du droit au séjour sur le territoire français.
Le critère central demeure le respect des plafonds de ressources. Ces seuils, modulés selon la composition du foyer et la région, déterminent l’accès aux différents types de logements sociaux. Pour justifier leur situation, les demandeurs doivent fournir un avis d’imposition attestant que leurs revenus fiscaux de référence restent inférieurs aux limites fixées pour l’année 2026.
- Nationalité française ou titre de séjour régulier obligatoire
- Plafonds de ressources spécifiques à respecter pour 2026
- Avis d’imposition 2025 requis comme justificatif principal
Présentation détaillée de la revalorisation des plafonds de ressources
La revalorisation annuelle des plafonds de ressources résulte d’une mise à jour légale alignée sur l’évolution de l’indice de référence des loyers. Selon le ministère chargé du logement, “cette hausse de 0,87 % permet d’ajuster les seuils face à l’inflation et d’assurer la stabilité des dispositifs d’aide”. Ainsi, davantage de ménages conservent leur éligibilité malgré l’augmentation générale du coût de la vie.
Désormais, le calcul s’effectue principalement à partir de l’avis d’imposition 2025. Il est à noter qu’en cas de baisse significative des revenus survenue en 2025, une actualisation peut être envisagée lors de l’étude du dossier. Un responsable local a déclaré : “Les plafonds évoluent chaque année pour garantir l’équité du système”, avant d’ajouter que chaque situation particulière fait l’objet d’une attention spécifique.
Plafonds de ressources annuelles applicables aux logements financés avec le PLUS (Prêt locatif à usage social) en 2026
| Nombre de personnes composant le ménage | Paris et ses communes limitrophes | Reste de l’Ile-de-France | Autres régions |
| 1 | 26 920 € | 26 920 € | 23 403 € |
| 2 | 40 233 € | 40 233 € | 31 254 € |
| 3 | 52 740 € | 48 362 € | 37 584 € |
| 4 | 62 968 € | 57 930 € | 45 374 € |
| 5 | 74 919 € | 68 577 € | 53 376 € |
| 6 | 84 304 € | 77 171 € | 60 156 € |
| par personne supplémentaire | + 9 394 € | + 8 598 € | + 6 710 € |
Plafonds de ressources annuelles applicables aux logements financés avec le PLS (Prêt locatif social) en 2026
Les plafonds PLS correspondent à ceux du PLUS majorés de 30 %.
| Nombre de personnes composant le ménage | Paris et ses communes limitrophes | Reste de l’Ile-de-France | Autres régions |
| 1 | 34 693 € | 34 693 € | 30 161 € |
| 2 | 51 851 € | 51 851 € | 40 279 € |
| 3 | 67 969 € | 62 327 € | 48 437 € |
| 4 | 81 151 € | 74 658 € | 58 477 € |
| 5 | 96 552 € | 88 379 € | 68 790 € |
| 6 | 108 648 € | 99 455 € | 77 527 € |
| Par personne supplémentaire | + 12 107 € | + 11 081 € | + 8 648 € |
Plafonds de ressources annuelles applicables aux logements financés avec le PLS (Prêt locatif social) en 2026
Les plafonds PLS sont égaux à ceux du PLUS majorés de 30 %.
| Nombre de personnes composant le ménage | Paris et ses communes limitrophes | Reste de l’Ile-de-France | Autres régions |
| 1 | 34 996 € | 34 996 € | 30 424 € |
| 2 | 52 303 € | 52 303 € | 40 630 € |
| 3 | 68 562 € | 62 871 € | 48 859 € |
| 4 | 81 858 € | 75 309 € | 58 986 € |
| 5 | 97 395 € | 89 150 € | 69 389 € |
| 6 | 109 595 € | 100 322 € | 78 203 € |
| Par personne supplémentaire | + 12 212 € | + 11 177 € | + 8 723 € |
Variation des plafonds selon la localisation géographique
Les plafonds de ressources varient fortement selon la zone géographique du logement social. Trois principales zones sont distinguées : Paris et l’Île-de-France, certaines agglomérations classées en zone tendue (zones A et B1), et le reste du territoire. Ce découpage reflète la diversité des marchés immobiliers et des niveaux de loyer.
Par exemple, pour un foyer de deux personnes, le plafond est fixé à 40 233 € à Paris et en Île-de-France, contre 31 254 € ailleurs. Cette différenciation vise à adapter les conditions d’accès à la réalité économique locale et au pouvoir d’achat des ménages. Il existe aussi des plafonds à considérer dans d’autres contextes sociaux, comme pour l’Aspa, dont le nouveau plafond de revenus minimum vieillesse a été relevé pour 2026.
Impact de la composition familiale et des catégories de logements sociaux
La taille du ménage influe directement sur les seuils de revenus applicables. Plus le nombre de personnes composant le foyer est important, plus le plafond augmente proportionnellement, ce qui répond à l’objectif de mieux couvrir les besoins des familles nombreuses.
Il existe trois grandes catégories de logements sociaux : le PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Intégration) pour les foyers très modestes, le PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) qui constitue la majorité du parc HLM, et le PLS (Prêt Locatif Social) destiné à ceux dont les revenus dépassent légèrement les seuils du PLUS. Chaque catégorie applique ses propres plafonds de ressources, réajustés annuellement. Par ailleurs, il n’existe souvent pas de plafond réglementaire concernant certains contrats financiers, comme c’est le cas pour les plafonds assurance vie en 2026.
Situations particulières pouvant entraîner une modulation des plafonds
Certaines circonstances exceptionnelles, telles que chômage récent, divorce ou décès du conjoint, peuvent conduire à une prise en compte spécifique des ressources actuelles du ménage. La réglementation prévoit alors un examen individualisé, prenant en considération la baisse effective des revenus entre la période fiscale de référence et la demande.
Selon l’administration, “les événements imprévus tels qu’une perte d’emploi ou une évolution familiale majeure font l’objet d’une analyse dédiée afin d’éviter toute injustice”. Les candidats concernés doivent présenter des justificatifs récents prouvant cette variation, même si ces éléments ne figurent pas encore sur l’avis d’imposition officiel.
Ajustements pour jeunes ménages et personnes en situation de handicap
Des règles dérogatoires existent pour les jeunes ménages constitués depuis moins de deux ans ou pour les personnes reconnues en situation de handicap. Pour ces profils, l’appréciation des plafonds de ressources est adaptée afin de mieux correspondre à leur réalité socio-économique.
Ainsi, un jeune couple ayant récemment emménagé ou une personne en situation de handicap bénéficie de modalités d’examen assouplies. Cela facilite l’accès au parc locatif social lorsque la stabilité des revenus n’est pas encore acquise ou que les difficultés d’accès au marché classique sont avérées.
Mise à jour des plafonds et contrôles administratifs
La direction départementale de la Cohésion sociale procède régulièrement à des contrôles visant à vérifier la conformité des dossiers et la stricte application des conditions d’attribution. Ces vérifications portent sur la cohérence entre les justificatifs fournis – principalement l’avis d’imposition – et la situation réellement déclarée.
En cas de fausse déclaration ou de non-respect des règles, le maintien dans le logement social peut être remis en cause. Il est donc impératif de signaler tout changement notable de ressources ou de composition familiale à l’organisme gestionnaire, sous peine de sanctions.





