L’essentiel à retenir : contre toute attente, le barème de l’impôt sur le revenu sera bien revalorisé de 0,9 % pour suivre l’inflation, écartant le scénario du gel. Cette décision cruciale préserve le pouvoir d’achat des ménages en annulant une hausse fiscale mécanique, ce qui permet concrètement à 200 000 foyers modestes d’échapper à l’imposition pour le budget 2026.
Redoutez-vous une érosion de votre capital avec l’adoption au forceps du nouveau projet de loi de finances par l’Assemblée nationale ? Les dispositions du budget 2026 impots modifient l’équilibre de vos contributions, en confirmant l’indexation du barème sur l’inflation tout en imposant de nouvelles restrictions sur la fiscalité de l’épargne retraite des seniors. Découvrez sans attendre quelles lignes de votre déclaration vont bouger pour anticiper ces changements et protéger vos intérêts financiers.
Impôt sur le revenu : le grand soulagement de 2026
Le barème de l’impôt finalement réindexé sur l’inflation
On a frôlé la catastrophe fiscale. Contre toute attente, le gel du barème de l’impôt a été abandonné dans ce budget 2026 impots. L’Assemblée a voté pour une revalorisation de 0,9% pour suivre l’inflation, un vrai bras de fer avec le gouvernement.
Ça change tout pour votre portefeuille. Cette décision sauve 200 000 foyers qui ne deviendront pas imposables cette année. C’est une hausse d’impôt évitée de justesse qui coûte 2 milliards d’euros à l’État.
Regardez bien le nouveau barème de l’impôt sur le revenu pour comprendre l’impact. Votre feuille d’imposition va s’en ressentir directement.
Ce qui change (et ne change pas) : le récapitulatif
Ce tableau synthétise les principaux arbitrages fiscaux du budget 2026 pour les particuliers. On voit clairement ce qui était prévu et ce qui a été finalement adopté après les débats.
| Mesure fiscale | Proposition initiale du gouvernement | Mesure finale adoptée (après 49.3) |
|---|---|---|
| Barème de l’impôt sur le revenu | Gel du barème | Revalorisation de 0,9% pour suivre l’inflation. |
| Abattement sur les pensions de retraite | Remplacement de l’abattement de 10% par un forfait | Maintien de l’abattement de 10% (proposition rejetée). |
| Taxe sur les holdings patrimoniales | Taxation large (recettes prévues : 1 milliard €) | Taxation restreinte aux actifs non professionnels (recettes prévues : 100 millions €). |
| Taxe sur le vapotage | Création d’une nouvelle taxe | Mesure abandonnée dans le texte final. |
Retraités, familles et dons : les mesures spécifiques pour les ménages
Après avoir digéré le gros morceau du barème progressif, passons aux ajustements ciblés de ce budget 2026 impots qui impactent directement votre quotidien et certaines catégories de contribuables.
Les retraités respirent, l’abattement de 10% est sauvé
Les seniors ont eu très chaud. La menace de supprimer l’abattement de 10% sur les pensions pour le remplacer par un forfait a été sèchement rejeté par le Parlement. C’est une victoire concrète pour le pouvoir d’achat des retraités.
Cette réforme aurait lourdement pénalisé de nombreux foyers modestes. Le statu quo est donc de mise, garantissant une stabilité fiscale bienvenue dans un contexte économique encore incertain pour eux.
D’ailleurs, pour tout comprendre, jetez un œil aux changements pour votre budget retraite, car le maintien de cet abattement en est clairement la pièce maîtresse.
Un coup de pouce maintenu pour la famille et la générosité
Côté familles, certaines aides fiscales essentielles sont reconduites. Je pense notamment à la réduction d’impôt pour frais de scolarité, qui reste en place pour soutenir les parents d’enfants scolarisés au collège, au lycée ou dans le supérieur.
L’exonération fiscale des indemnités journalières pour ALD est également maintenue. C’est un soulagement immense pour les personnes touchées par la maladie qui craignaient une double peine financière.
Enfin, notez le doublement du plafond des dons éligibles à la réduction Coluche (75%). C’est un signal fort envoyé aux contribuables pour encourager la solidarité envers les associations.
Fiscalité du patrimoine et des entreprises : qui paiera plus ?
Si la plupart des ménages s’en sortent bien, le budget 2026 impots resserre la vis sur les plus hauts revenus et les grandes entreprises. Voyons qui est concerné.
Hauts revenus et patrimoine : la pression fiscale se maintient
La Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR) joue les prolongations pour l’année à venir. Ce mécanisme ne disparaîtra pas de sitôt. Il restera en vigueur tant que le déficit public ne repassera pas sous la barre des 3% du PIB. C’est un effort de solidarité demandé aux plus aisés.
On s’oriente aussi vers une transformation de l’IFI en « Impôt sur la Fortune Improductive ». Un amendement adopté prévoit un seuil relevé à 2 millions d’euros avec un taux unique. L’objectif est de cibler la rente immobilière.
Enfin, la taxe sur les holdings patrimoniales a été fortement restreinte par rapport aux craintes initiales. Elle ne visera finalement que les actifs non professionnels. On est loin du projet initial beaucoup plus large.
Grandes entreprises : la surtaxe est prolongée
Le gouvernement maintient la pression avec la surtaxe sur les bénéfices des grands groupes. La Contribution Exceptionnelle sur les Bénéfices des Grandes Entreprises (CEBGE) est officiellement prolongée en 2026. Les géants du secteur devront encore mettre la main à la poche. C’était prévisible.
Cela concerne une élite : environ 300 groupes affichant un chiffre d’affaires de plus de 1,5 milliard d’euros. Cette mesure devrait rapporter 7,5 milliards d’euros à l’État. C’est une recette non négligeable pour le budget.
Par contre, la suppression de la Cotisation sur la Valeur Ajoutée (CVAE) est reportée. Cela impacte malheureusement un plus grand nombre d’entreprises.
Épargne et nouvelles taxes : les autres ajustements à connaître
Ne croyez pas que ce budget 2026 impots se résume à votre taux de prélèvement. D’autres mesures plus discrètes vont directement affecter votre épargne et vos habitudes de consommation.
Le plan d’épargne retraite (PER) subit quelques retouches
Pour les retardataires, c’est une excellente nouvelle. Le cumul des plafonds de déduction s’étend : vous pourrez désormais utiliser jusqu’à cinq années de plafond au lieu de trois. Une véritable aubaine pour ceux qui se réveillent tardivement.
Mais attention, l’État ferme une vanne. Passé 70 ans, les versements sur un PER ne donneront plus droit à une déduction fiscale. L’objectif est de recentrer ce placement sur la retraite pure, pas l’optimisation successorale.
Bref, ces ajustements rendent le PER plus cohérent. On s’en sort bien, surtout comparé à certaines mesures finalement non appliquées qui auraient pu faire bien plus mal au portefeuille.
Taxes sectorielles : entre abandons et maintiens
Les vapoteurs l’ont échappé belle. La taxe sur le vapotage a finalement été abandonnée dans le texte final adopté via le 49.3. C’est un soulagement immédiat pour les professionnels du secteur.
Par contre, fini la fête pour les commandes internationales. La taxe sur les « petits colis » ciblant le e-commerce hors UE est maintenue. Une taxe de 2 euros sera appliquée sur chaque paquet.
Enfin, notez l’augmentation des timbres fiscaux pour les titres de séjour. Cette hausse figure bien dans le texte final du budget, alourdissant la facture administrative pour les résidents étrangers.
Finalement adopté via le 49.3, ce budget 2026 préserve l’essentiel pour les ménages grâce à l’indexation du barème sur l’inflation. L’effort fiscal se concentre sur les grandes entreprises et les hauts revenus. Une stabilité globale bienvenue, malgré quelques ajustements ciblés, notamment sur l’épargne retraite.





