Grâce aux aboiements du chien de mon voisin, je touche 90 euros tous les mois sans sortir de chez moi

Quand on pense aux aboiements de chien qui résonnent dans un quartier, le premier réflexe consiste souvent à chercher des boules Quies. Mais que faire lorsque ces nuisances sonores deviennent omniprésentes et finissent par empoisonner la vie quotidienne ? À Lles de Cerdanya, en Espagne, deux voisins ont trouvé une réponse toute particulière : grâce à la justice, ils touchent désormais un versement mensuel de 90 euros chacun, payé par leur voisin à cause des jappements incessants de ses animaux. Une situation inattendue qui suscite curiosité et envie chez plus d’un résident lassé des bruits canins.

Pourquoi le bruit du chien du voisin peut-il devenir rentable ?

Au départ, vivre aux côtés d’un voisin bruyant n’est jamais simple. Les aboiements répétés, surtout lorsqu’ils interviennent à toute heure, perturbent vite la tranquillité d’un foyer. Pourtant, derrière ce désagrément se cache parfois la possibilité d’obtenir une indemnisation significative, comme l’a prouvé la récente décision de la justice espagnole mentionnée ci-dessus. Avec une sanction imposant un dédommagement régulier, le préjudice subi devient source de revenus tant que le trouble perdure.

La surprise vient aussi de la distance entre les maisons concernées : près de cent mètres séparaient le propriétaire des chiens de ses voisins plaignants. Malgré cet éloignement, le tribunal a reconnu l’existence d’un trouble de voisinage grave, preuve que la portée des nuisances sonores est prise très au sérieux dès lors que la qualité de vie s’en ressent. Le verdict a ainsi fixé un versement mensuel global de 180 euros, soit 90 euros par partie lésée, jusqu’à ce que les mesures techniques pour atténuer le bruit soient appliquées.

Déclarer les nuisances sonores : quelles sont les étapes ?

Affronter un problème d’aboiements de chien nécessite souvent quelques démarches bien précises. Passer directement devant un tribunal est rarement conseillé sans avoir tenté des solutions plus pacifiques auparavant. Souvent, entamer des démarches amiables fait gagner du temps et permet d’éviter bien des tensions inutiles. La gestion judiciaire des plaintes concernant les bruits et aboiements des animaux domestiques connaît aujourd’hui de nouvelles limites légales, rendant les voies amiables d’autant plus importantes à privilégier avant tout recours.

  • Discuter calmement avec le voisin concerné et exposer la gêne ressentie.
  • Envoyer un courrier formel pour garder une trace écrite de la plainte.
  • Recueillir des témoignages ou enregistrer le bruit, si la situation ne s’améliore pas.
  • S’adresser éventuellement à la mairie ou à un service de médiation de quartier avant toute procédure judiciaire.

Si aucune solution n’est trouvée à l’amiable, la voie judiciaire peut alors être envisagée. À ce stade, il arrive fréquemment que des experts soient mandatés afin de mesurer la réalité et l’intensité des nuisances sonores. Ces éléments seront déterminants devant la justice pour obtenir une indemnisation, comme cela s’est produit en Espagne.

Sur quoi la justice s’appuie-t-elle pour établir un dédommagement ?

Pour statuer sur la légitimité d’une plainte liée à des aboiements de chien, les juges étudient plusieurs facteurs. La fréquence, l’intensité et les horaires des bruits jouent un rôle central dans l’analyse du dossier. L’atteinte constatée à la jouissance paisible du logement influe également sur la décision finale du tribunal.

Il est fréquent que la justice fasse appel à des mesures acoustiques et tienne compte des témoignages d’autres habitants du voisinage. Lorsqu’il est avéré que le tapage dépasse ce qu’on considère comme normal, le versement mensuel d’une somme de compensation peut venir réparer le tort causé.

Au-delà de devoir indemniser financièrement ses voisins, le propriétaire du chien doit agir pour limiter le trouble. Ici, la justice a exigé la mise en place de dispositifs techniques efficaces visant à réduire les nuisances sonores. Cette double obligation – réparation pécuniaire et corrective – vise à garantir le respect du droit de chacun à un cadre de vie tranquille.

Le cas n’est pas isolé, puisque dans l’Hexagone, le Code de la santé publique prévoit également des sanctions pour ceux qui laissent un animal troubler abusivement la paix des autres résidents.

Les races de chiens particulièrement connues pour leurs aboiements

Certains chiens se font remarquer par leur voix puissante et leur propension à signaler tout événement anodin. Parmi eux, le Chihuahua, le Yorkshire ou le Beagle détiennent une solide réputation de bavards invétérés. Leur tempérament alerte, voire anxieux, accentue le risque de conflits avec le voisinage.

L’environnement joue lui aussi un grand rôle. Sans stimulation suffisante ou face à l’ennui, même un chien d’habitude discret peut adopter une conduite bruyante. Un maître attentif veillera donc à bien répondre aux besoins de son animal, afin d’éviter une succession de plaintes pour trouble de voisinage.

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