C’est officiel : l’AAH passe à 1 041,59 € par mois au 1er avril 2026, contre 1 033,32 € jusqu’ici. La hausse de 0,8 % concerne 1,4 million de foyers. Le RSA, la prime d’activité et les allocations familiales augmentent dans les mêmes proportions. Premier versement au nouveau montant : mai 2026.
Les décrets de revalorisation ont été publiés fin mars au Journal Officiel. La hausse est finalement de 0,8 %, calculée sur l’inflation mesurée entre février 2025 et janvier 2026. C’est légèrement inférieur aux 0,9 % anticipés par plusieurs médias en début de mois.
L’AAH est versée à terme échu : la mensualité d’avril au nouveau montant sera versée par la CAF ou la MSA début mai 2026. La revalorisation est automatique, aucune démarche n’est nécessaire.
Le nouveau montant de l’AAH au 1er avril 2026
| Montant | Avant le 1er avril | Après le 1er avril | Différence |
|---|---|---|---|
| AAH à taux plein | 1 033,32 €/mois | 1 041,59 €/mois | +8,27 € |
| AAH annuelle | 12 399,84 € | 12 499,08 € | +99,24 € |
Sur un an, la hausse représente 99,24 € supplémentaires pour un bénéficiaire au plafond. Le montant de 1 041,59 € reste le maximum théorique, versé aux personnes sans autre revenu. En pratique, l’AAH complète les ressources jusqu’à ce plafond.
RSA, prime d’activité, allocations : toutes les hausses d’avril 2026
L’AAH n’est pas la seule prestation concernée. L’ensemble des minima sociaux et prestations familiales augmente de 0,8 % au 1er avril :
| Prestation | Nouveau montant | Hausse |
|---|---|---|
| RSA (personne seule) | 651,69 €/mois | +0,8 % |
| RSA (couple sans enfant) | 977,54 €/mois | +0,8 % |
| Prime d’activité (forfaitaire) | ~639 €/mois | +0,8 % |
| ASS (allocation spécifique) | ~19,56 €/jour | +0,8 % |
| Allocations familiales | Selon revenus | +0,8 % |
La revalorisation 2026 est plus faible que les années précédentes
Avec +0,8 %, la hausse d’avril 2026 est nettement inférieure à celle d’avril 2025 (+4,6 %) et surtout d’avril 2024 (+4,6 %). La baisse de l’inflation explique ce ralentissement : les prix augmentent moins vite, donc le rattrapage automatique est plus faible. Pour les bénéficiaires, le pouvoir d’achat reste quasi stable, sans gain réel.





