Votre fidélité au service de la sécurité civile est-elle correctement valorisée dans le calcul de votre retraite des pompiers volontaires ? Le décret du 20 janvier 2026 apporte une réponse favorable en validant l’octroi de trimestres supplémentaires dès le 1er juillet prochain, transformant ainsi vos années d’engagement en droits contributifs tangibles. Nous détaillons ici le barème exact applicable selon votre ancienneté et la procédure administrative impérative pour faire valoir cette bonification auprès des caisses de retraite.
Retraite des pompiers volontaires : les contours du décret de 2026
Après des mois d’attente et de débats houleux, le cadre juridique de la bonification de retraite pour nos soldats du feu est enfin gravé dans le marbre.
Un calendrier d’application fixé au 1er juillet 2026
Un décret publié en janvier 2026 accorde des trimestres de retraite supplémentaires aux sapeurs-pompiers volontaires en France, applicables dès le 1er juillet 2026. Le texte n° 2026-18 découle de la réforme de 2023. Il aura fallu 33 mois pour l’obtenir.
Ces nouvelles dispositions s’appliqueront strictement aux pensions prenant effet à compter de l’entrée en vigueur le 1er juillet 2026. Les dossiers antérieurs ne sont pas concernés.
Pour les volontaires en attente, cette publication marque la fin d’une longue incertitude administrative.
Les critères d’éligibilité liés à la durée d’engagement
L’accès au dispositif repose sur un seuil strict : avoir accompli au moins 10 ans de service. En deçà de cette décennie d’engagement, aucun trimestre supplémentaire ne peut être validé par les caisses.
La continuité n’est pas requise : les périodes fractionnées ou effectuées dans différents départements s’additionnent sans perte de droits.
La durée totale des services valide cette reconnaissance de la fidélité, peu importe les interruptions.
Une mesure universelle pour tous les statuts professionnels
Ce droit s’ouvre à tous : salariés du privé, fonctionnaires territoriaux ou travailleurs indépendants. Qu’ils relèvent du régime général ou de la CNRACL, aucun statut n’est exclu de ce dispositif de solidarité nationale.
Ce mécanisme permet de valider des droits à la retraite sans avoir travaillé plus longtemps, en capitalisant sur le volontariat.
Barème et impact réel sur le calcul de votre pension
Le détail des trimestres accordés selon l’ancienneté
Le décret officialise enfin une reconnaissance progressive de l’engagement des volontaires. Vous validez un premier trimestre après dix années de service effectif. Ce chiffre double logiquement dès que vous atteignez vingt ans d’ancienneté.
Un plafond strict s’applique malheureusement aux carrières les plus longues des soldats du feu. Au-delà de vingt-cinq ans, le compteur se bloque définitivement à trois trimestres. Voici le récapitulatif exact du barème validé :
- 10 ans = 1 trimestre
- 20 ans = 2 trimestres
- 25 ans et plus = 3 trimestres
Ce barème reste bien en deçà des attentes initiales des syndicats. On est loin des huit trimestres espérés par la profession.
Une bonification pour le taux plein sans effet de surcote
Ces trimestres servent uniquement à sécuriser votre taux plein plus rapidement. Ils permettent d’effacer une éventuelle décote si votre durée d’assurance est incomplète. C’est un mécanisme de rattrapage temporel.
Attention, ce dispositif ne déclenchera aucune surcote financière sur votre pension. Le montant versé n’augmentera pas d’un centime si vous aviez déjà tous vos trimestres. C’est une nuance capitale.
Les dispositions de la loi votée laissaient pourtant espérer une reconnaissance plus large. Un décret publié en janvier 2026 accorde des trimestres de retraite supplémentaires aux sapeurs-pompiers volontaires en France, applicables dès le 1er juillet 2026.
Démarches administratives : obtenir son état des services
Pour transformer ces années de volontariat en trimestres sonnants et trébuchants, il va falloir affronter un peu de paperasse.
Le rôle central du dernier SDIS d’affectation
Votre interlocuteur unique reste le Service Départemental d’Incendie et de Secours. C’est cette entité qui délivre l’état des services indispensable. Ce document constitue la seule preuve officielle acceptée par les caisses.
Cette attestation doit récapituler l’intégralité de votre carrière de volontaire. Les éventuelles interruptions de service doivent y apparaître clairement pour éviter tout litige. Adressez-vous au dernier SDIS connu pour centraliser la demande. Ne tardez pas, car les délais administratifs peuvent surprendre.
Pour sécuriser votre dossier, prenez rendez-vous avec un conseiller retraite dès réception du document. Cette étape permet de valider la conformité des pièces fournies.
Anticiper les délais de transmission aux caisses de retraite
Les délais de traitement s’avèrent souvent longs. Comptez plusieurs semaines pour obtenir l’attestation auprès des services administratifs. Anticipez votre départ de six mois pour éviter tout retard de paiement.
La procédure de transmission diffère selon votre régime d’affiliation. Vous l’envoyez directement pour le régime général. En revanche, cela passe via l’employeur pour la CNRACL.
Soyez particulièrement vigilants sur la date d’effet de votre pension. Vérifiez bien votre situation avant le 1er juillet 2026 pour ne pas perdre ces droits. Une simple erreur administrative est vite arrivée et peut coûter cher.
Un dispositif sous le feu des critiques syndicales
Si le gouvernement se félicite de cette avancée, sur le terrain, le goût est plutôt amer pour les représentants des pompiers.
La fronde de la FNSPF face au plafonnement des droits
La FNSPF dénonce un barème de trimestres jugé peu généreux au regard de l’engagement. Une plainte pour abus d’autorité a d’ailleurs été déposée. Le plafonnement strict à trois trimestres est considéré comme inéquitable. Les carrières longues de 30 ou 40 ans sont donc lésées.
Les syndicats parlent d’un droit arraché de longue date mais qui reste imparfait. Ils espéraient légitimement une reconnaissance proportionnelle aux années servies. Le combat continue désormais pour faire évoluer le texte.
La déception est à la hauteur des attentes suscitées par la proposition du Gouvernement en 2025. Le fossé entre la promesse initiale et la réalité actuelle reste grand.
La fin de la surcotisation pour les sapeurs-pompiers professionnels
Une autre mesure technique attendue est enfin actée par ce décret. La retenue de 1,8 % prélevée sur la prime de feu disparaît totalement. C’est un gain net immédiat pour le pouvoir d’achat.
Cette suppression est effective depuis le 22 janvier 2026 sur le territoire. Elle concerne l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels en activité. C’est une victoire syndicale obtenue après une lutte de longue date.
- Fin de la retenue de 1,8 % sur la prime
- Bonification de retraite pour les volontaires
- Maintien de la prestation de fidélisation
Ce décret officialise l’octroi de trois trimestres maximum pour valoriser votre engagement de pompier volontaire. Pour bénéficier de cette mesure applicable au 1er juillet 2026, demandez sans attendre votre état des services auprès du dernier SDIS fréquenté. Sécurisez dès aujourd’hui vos droits pour une retraite plus sereine.





