Barème kilométrique 2026 : simulateur, tableaux officiels et comparateur frais réels

Le barème kilométrique 2026, applicable à la déclaration des revenus 2025, est identique à celui de 2025 : aucune revalorisation malgré l’inflation. Un salarié roulant 12 000 km avec une voiture 5 CV déduit 5 679 € en frais réels (6 815 € en électrique). Tableaux officiels, simulateur d’indemnités et comparateur frais réels vs abattement 10 %.

Le barème kilométrique permet aux salariés qui utilisent leur véhicule personnel pour le travail de déduire forfaitairement leurs frais de déplacement. Plutôt que de collecter chaque facture de carburant et d’entretien, le fisc propose une grille par puissance fiscale et par kilomètre. Le barème 2026, applicable à la déclaration de revenus 2025, est figé pour la troisième année consécutive.

Le barème kilométrique 2026 reste gelé

Mauvaise nouvelle pour les 2,5 millions de contribuables qui déclarent leurs frais réels : le barème kilométrique 2026 (applicable aux revenus 2025) n’a pas bougé d’un centime. Le fisc reconduit les montants en vigueur depuis 2023, malgré une inflation cumulée de près de 8 % sur la période. Concrètement, chaque kilomètre déclaré est remboursé moins en euros constants qu’il y a trois ans.

Le barème sert à évaluer forfaitairement le coût d’utilisation d’un véhicule personnel pour les trajets professionnels. Il intègre la dépréciation, l’entretien, les pneumatiques, le carburant et l’assurance. Deux critères déterminent le montant : la puissance fiscale (en CV) et le nombre de kilomètres parcourus dans l’année.

Barème voiture 2026

Puissance fiscaleJusqu’à 5 000 kmDe 5 001 à 20 000 kmAu-delà de 20 000 km
3 CV et moinsd × 0,529(d × 0,316) + 1 065d × 0,370
4 CVd × 0,606(d × 0,340) + 1 330d × 0,407
5 CVd × 0,636(d × 0,357) + 1 395d × 0,427
6 CVd × 0,665(d × 0,374) + 1 457d × 0,447
7 CV et plusd × 0,697(d × 0,394) + 1 515d × 0,470
d = distance parcourue en kilomètres. Véhicules 100 % électriques : majorez le résultat de 20 %.

Prenons un exemple concret. Marie roule 12 000 km par an avec sa Clio 5 CV essence. Son calcul : (12 000 × 0,357) + 1 395 = 5 679 € de frais déductibles. Si elle roulait en électrique, la majoration de 20 % porterait ce montant à 6 815 €.

Barème moto 2026

Puissance fiscaleJusqu’à 3 000 kmDe 3 001 à 6 000 kmAu-delà de 6 000 km
1-2 CVd × 0,395(d × 0,099) + 891d × 0,248
3-5 CVd × 0,468(d × 0,082) + 1 158d × 0,275
Plus de 5 CVd × 0,606(d × 0,079) + 1 583d × 0,343
Majoration de 20 % pour les motos 100 % électriques.

Barème cyclomoteur et scooter 2026

Distance annuelleMontant
Jusqu’à 3 000 kmd × 0,315
De 3 001 à 6 000 km(d × 0,079) + 711
Au-delà de 6 000 kmd × 0,198
Majoration de 20 % pour les cyclomoteurs électriques.

Les frais que le barème ne couvre pas

Le barème est généreux, mais il n’englobe pas tout. Plusieurs dépenses peuvent s’ajouter au montant calculé :

  • Péages : les trajets domicile-travail empruntant une autoroute à péage donnent droit à une déduction supplémentaire sur justificatifs
  • Stationnement : parking payant sur le lieu de travail (abonnement ou tickets)
  • Intérêts d’emprunt : si le véhicule a été financé à crédit, la part des intérêts correspondant à l’usage professionnel est déductible

Conservez chaque reçu pendant trois ans. L’administration peut demander à tout moment un justificatif de péage ou de parking.

Le plafond des 40 km : la règle que beaucoup ignorent

La distance domicile-travail est plafonnée à 40 km par trajet, soit 80 km aller-retour. Au-delà, seuls les 40 premiers kilomètres sont retenus dans le calcul. Cette règle réduit significativement la déduction pour les salariés éloignés de leur lieu de travail.

Des exceptions existent toutefois. Le fisc accepte la totalité de la distance si le contribuable justifie d’une mutation professionnelle récente, d’un conjoint travaillant dans une autre ville, de la précarité de l’emploi (CDD, intérim) ou encore d’un handicap. Mentionnez la raison dans la case prévue sur la déclaration 2042.

Le nombre de jours travaillés retenu par l’administration est généralement de 228 jours pour un temps plein (après déduction des congés, jours fériés et arrêts maladie). Pour un temps partiel, ajustez au prorata.

Véhicule électrique : le bonus de 20 % en détail

Depuis 2023, les propriétaires de véhicules 100 % électriques bénéficient d’une majoration de 20 % sur le montant calculé via le barème. Le principe est simple : calculez votre indemnité normalement, puis ajoutez 20 % au résultat. Cette majoration s’applique aux voitures, motos et cyclomoteurs électriques. Les hybrides rechargeables en sont exclues.

Reprenons l’exemple de Marie. Avec 12 000 km et 5 CV, le barème standard donne 5 679 €. La majoration électrique porte la déduction à 5 679 × 1,20 = 6 815 €, soit 1 136 € de déduction supplémentaire. Pour un contribuable imposé à la tranche à 30 %, ce bonus représente une économie d’impôt réelle de 341 € par an.

BARÈME KILOMÉTRIQUE 2026 : LES CHIFFRES CLÉS

0,636 €Par km pour 5 CV (jusqu’à 5 000 km)
+20 %Majoration véhicule 100 % électrique
40 kmDistance maximale domicile-travail
14 555 €Plafond abattement forfaitaire 10 %

Vélo et trottinette : le forfait mobilités durables

Le barème kilométrique ne couvre pas les vélos et trottinettes. Pour ces modes de transport, c’est le forfait mobilités durables qui s’applique. L’employeur peut verser jusqu’à 800 € par an exonérés d’impôt et de cotisations. Ce forfait est cumulable avec le remboursement de l’abonnement transport en commun, dans la limite de 900 € au total.

Si votre employeur ne propose pas ce forfait, vous pouvez déduire vos frais de vélo en frais réels à hauteur de 0,25 € par kilomètre. Un cycliste parcourant 10 km aller-retour pendant 228 jours déduirait 10 × 228 × 0,25 = 570 €.

Simulateur d’indemnités kilométriques 2026

Saisissez votre type de véhicule, sa puissance fiscale et le nombre de kilomètres parcourus. Le simulateur calcule votre montant déductible et l’économie d’impôt réelle selon votre tranche marginale d’imposition.

Simulateur d’indemnités kilométriques gratuit

Barème IK 2026 (revenus 2025). Résultat indicatif.

Frais réels ou abattement de 10 % : le verdict dépend de votre salaire

Par défaut, l’administration applique un abattement forfaitaire de 10 % sur les salaires pour couvrir les frais professionnels. Cet abattement est plafonné à 14 555 € en 2026 (revenus 2025) et ne peut être inférieur à 509 €. Opter pour les frais réels n’est avantageux que si vos dépenses dépassent ce forfait.

Pour un salaire net imposable de 30 000 €, l’abattement de 10 % représente 3 000 €. Vos frais réels (kilométriques + repas + péages) doivent donc dépasser 3 000 € pour que l’option soit rentable. En dessous, vous perdez de l’argent à déclarer vos frais réels.

N’oubliez pas d’ajouter les frais de carburant et les éventuels frais de repas à vos indemnités kilométriques pour comparer correctement. Le barème kilométrique inclut déjà le carburant : les deux ne se cumulent pas.

Comparateur : frais réels vs abattement 10 %

La déclaration en pratique : cases et justificatifs

La démarche est plus simple qu’elle n’y paraît. Sur la déclaration 2042, rendez-vous à la rubrique « Traitements et salaires » et cochez l’option « frais réels ». Inscrivez le montant total dans la case 1AK (déclarant 1) ou 1BK (déclarant 2). Le détail n’est pas à joindre à la déclaration, mais gardez-le prêt.

Les justificatifs à conserver pendant 3 ans :

  • Carte grise du véhicule (puissance fiscale en CV)
  • Adresse du lieu de travail (contrat de travail ou attestation employeur)
  • Relevé kilométrique (compteur en début et fin d’année, ou calcul via un itinéraire type Google Maps)
  • Reçus de péages et de stationnement (si déclarés en plus du barème)

Point important : si vous changez de véhicule en cours d’année, calculez séparément les kilomètres parcourus avec chaque voiture. Appliquez le barème correspondant à la puissance fiscale de chacune, puis additionnez les deux montants.

Barème kilométrique ou barème carburant : deux outils différents

Attention à ne pas confondre les deux. Le barème kilométrique couvre l’ensemble des frais liés au véhicule (dépréciation, entretien, carburant, assurance). Le barème carburant, lui, ne couvre que le carburant et s’adresse aux contribuables qui possèdent un véhicule entièrement amorti ou qui préfèrent détailler leurs frais poste par poste.

Dans la grande majorité des cas, le barème kilométrique est plus avantageux que le barème carburant. Seul cas où le carburant peut être préférable : un véhicule ancien, entièrement payé, avec de faibles coûts d’entretien et une grosse consommation de carburant.

Les erreurs qui coûtent cher

Chaque année, des milliers de contribuables perdent de l’argent sur leurs frais kilométriques. Voici les pièges les plus fréquents :

Oublier les frais supplémentaires. Le barème couvre le gros des dépenses, mais les péages et le stationnement s’ajoutent au-dessus. Sur un trajet quotidien avec 5 € de péage, ce sont 1 140 € de déduction en plus sur l’année.

Cumuler barème kilométrique et carburant. Le barème inclut déjà le carburant. Déclarer les deux, c’est un doublon que le fisc corrigera – avec une possible pénalité de 10 % pour déclaration inexacte.

Choisir les frais réels par réflexe sans comparer. Si votre trajet est court (moins de 15 km) et votre salaire correct (plus de 35 000 €), l’abattement de 10 % est souvent plus intéressant. Utilisez le comparateur ci-dessus pour trancher.

Ne pas adapter après un déménagement ou un changement de poste. Un trajet qui passe de 30 km à 10 km peut faire basculer le calcul. Vérifiez chaque année que les frais réels restent plus avantageux. Votre quotient familial et votre taux d’imposition influencent aussi le résultat.

Questions fréquentes sur le barème kilométrique

Les réponses ci-dessous couvrent les situations les plus courantes. Pour un calcul personnalisé, utilisez le simulateur plus haut.

Non. Le barème applicable en 2026 (revenus 2025) est identique à celui de 2025. Les montants par CV et par tranche de kilomètres n’ont pas été revalorisés. La dernière hausse remonte à 2023 (+5,4 %).

Comparez le montant de vos frais réels (IK + repas + péages) avec 10 % de votre salaire net imposable. Si vos frais dépassent l’abattement forfaitaire (plafonné à 14 555 €), optez pour les frais réels. Sinon, gardez l’abattement automatique. Utilisez le comparateur ci-dessus pour trancher.

Le barème intègre la dépréciation du véhicule, l’entretien, les pneumatiques, le carburant et l’assurance. Les péages, le stationnement et les intérêts d’emprunt du véhicule s’ajoutent en supplément, sur justificatifs.

Les véhicules 100 % électriques bénéficient d’une majoration de 20 % sur le montant calculé. Cette majoration s’applique depuis 2023 aux voitures, motos et cyclomoteurs électriques. Les hybrides rechargeables en sont exclues.

La distance est plafonnée à 40 km par trajet (80 km aller-retour). Au-delà, seuls les 40 premiers km comptent, sauf exception (mutation, précarité de l’emploi, handicap, conjoint dans une autre ville). Le nombre de jours retenu est généralement de 228 par an.

Au régime micro-fiscal, non : l’abattement forfaitaire de 34 à 71 % couvre déjà les charges. En revanche, un indépendant au régime réel (BIC ou BNC) peut utiliser le barème ou déduire les frais réels de son véhicule.

Sur la déclaration 2042, cochez l’option frais réels dans la rubrique traitements et salaires. Inscrivez le montant dans la case 1AK (déclarant 1) ou 1BK (déclarant 2). Conservez carte grise, relevé kilométrique et reçus pendant 3 ans.

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