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Cohésion urbaine Jean-Michel Blanquer reçoit Jean-Luc Rigaut et Yvon Robert

Dans le cadre de la mise en oeuvre du « pacte de Dijon » sur la cohésion urbaine, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a reçu le 16 mars le président de l’AdCF, Jean-Luc Rigaut, et le maire de Rouen Yvon Robert, représentant France urbaine. Les échanges ont notamment permis d’évoquer les enjeux du dédoublement des classes et les projets d’extension de la mesure, la mise en place des cités éducatives, ainsi que la nouvelle approche de l’éducation prioritaire et des projets éducatifs locaux.

A travers le « pacte de Dijon » proposé en avril 2018 au gouvernement et signé trois mois plus tard par le Premier ministre, l’AdCF et France urbaine avaient souhaité que la refondation de la politique de la ville soit l’occasion de redéfinir les responsabilités des différents acteurs publics et les « cœurs de métier ».

C’est sur les questions de sécurité (et de justice), de santé, et d’éducation que l’Etat est notamment le plus attendu, en mobilisant tout d’abord ses moyens de droit commun, renforcés au regard de l’intensité des problèmes cristallisés dans les quartiers prioritaires. Les deux associations avaient pris acte de la relance de la rénovation urbaine (NPNRU) et des mesures de dédoublement des classes de CP. Le volet éducatif des contrats de villes et de cohésion urbaine, revus dans l’esprit du pacte de Dijon, doit garantir la bonne allocation des moyens mais également l’expérience et les qualifications des personnels intervenant au cœur des quartiers prioritaires. Le déploiement des cités éducatives doit également permettre d’expérimenter de nouvelles approches, tenant compte des spécificités locales.

Dans leurs échanges avec Jean-Michel Blanquer, Jean-Luc Rigaut et Yvon Robert ont souligné les enjeux d’une co-construction des politiques éducatives et d’une approche beaucoup plus territorialisée, intégrant davantage le continuum écoles-collèges au sein des parcours éducatifs, l’environnement péri-scolaire, la mutualisation de certaines ressources pédagogiques. Yvon Robert a souhaité un dialogue renforcé sur les conditions de l’élargissement programmé des dédoublements de classes, pour tenir compte des contraintes immobilières des écoles et les anticiper.

Dans l’attente du rapport qui devrait lui être remis prochainement sur l’éducation prioritaire, le ministre a confirmé son souhait d’un dialogue approfondi avec les collectivités et d’une analyse plus fine des réalités territoriales pour adapter les réponses, élargir le regard à d’autres paramètres que les seuils ou critères nationaux uniformes.

L’échange s’est poursuivi sur les incidences budgétaires pour les collectivités de la scolarisation généralisée à trois ans et des compensations qui seraient garanties aux collectivités les plus impactées, afin d’en neutraliser le coût mais aussi le risque d’incorporation dans l’évolution des dépenses de fonctionnement des collectivités engagées sur des objectifs contractualisés (« pactes de Cahors »). Répondant à Yvon Robert, le ministre a indiqué que seraient intégralement compensés et neutralisés ces impacts budgétaires de la mesure, dans la limite du « différentiel » entre la situation actuelle et la situation après généralisation de la scolarisation.

En fin de réunion, le ministre a indiqué vouloir prolonger ses échanges avec les deux associations à travers des rendez-vous réguliers pour faire des points d’avancement des différentes mesures.

Contact AdCF : r.briot@adcf.asso.fr

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