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Développement économique

Amplifier le rapprochement territoires-universités

Les présidents de plusieurs associations de collectivités (AdCF, FU, AVUF, Villes de France, FNAU) ont signé une convention-cadre avec la Conférence des présidents d’universités, représentée par son président Gilles Roussel, le 21 février. Cette convention permettra de prolonger les partenariats déjà engagés depuis plusieurs années, en vue de renforcer l’ancrage de l‘enseignement supérieur dans les territoires et de traiter de questions d’intérêt commun (foncier, vie étudiante, qualifications et formation professionnelle).

Jean-Luc Rigaut, président de l’Assemblée des communautés de France, Jean-Luc Moudenc, président de France urbaine, Patrice Vergriete, président délégué de la Fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU), Catherine Vautrin, présidente de l’association des villes universitaires de France (AVUF) - voir son interview ci-après - et Caroline Cayeux, présidente de Villes de France (VdF) ont signé une convention-cadre de coopération avec Gilles Roussel, président de la conférence des présidents d’universités (CPU). Cette convention rappelle qu’il est indispensable que l’enseignement supérieur  « marche  sur ses deux jambes » : l’universel et le local.

C’est à la Maison des universités, siège de la Conférence des Présidents d’Université (CPU) que les présidents des associations de collectivités se sont retrouvés pour signer la première convention « unitaire » avec la CPU. Cette convention donne à voir la volonté partagée des co-signataires de renforcer la coopération entre les universités, les villes et les intercommunalités. Elle est aussi, comme le souligne Gilles Roussel, le signe d’« une maturité du partenariat qui s’est construit » d’une part entre les associations de collectivités et la CPU (depuis 2010 pour l’AdCF) et, d’autre part, sur les territoires eux-mêmes entre les universités et « leurs » collectivités locales (et réciproquement).

Les enjeux partagés par les territoires et les établissements d’enseignement supérieur sont nombreux et les évolutions du monde ne font que les multiplier. La convention met en avant les objectifs clés suivants :

- assurer la réussite des jeunes et les conditions dans lesquelles leurs études se déroulent,  - favoriser le développement de l’innovation et le soutien de ses acteurs dans les territoires, - soutenir l’accompagnement des territoires, en tant qu’acteurs urbains,

- à la transition écologique et numérique,

- participer au rayonnement international des territoires.

Ces objectifs correspondent ainsi à une valorisation croisée des territoires par l’université  et des universités par le territoire. Ils sont déclinés de manière concrète en actions structurées dans un plan qui sera renouvelé chaque année.

Pour 2018, les présidents ont soulevé l’importance d’un travail sur les « écosystèmes régionaux » et la « compétitivité des territoires » par le biais d’un état des lieux des articulations entre le potentiel de formation professionnelle continue et les besoins de qualification des territoires. La réussite des jeunes est également un axe majeur, qui sera abordé en 2018 sous le prisme du logement étudiant avec la création d’observatoires territoriaux. Enfin, dans un contexte de transition écologique et numérique, les territoires et l’enseignement supérieur se doivent de réfléchir ensemble aux nouveaux modèles de campus durables.

 

De gauche à droite : Caroline Cayeux, Jean-Luc Moudenc, Catherine Vautrin, Gilles Roussel, Jean-Luc Rigaut, Patrice Vergriete

 

Une dimension européenne

L’actualité législative donne au partenariat entre les collectivités et les universités une acuité nouvelle. Les élus co-signataires ont en effet attesté de leur volonté de rencontrer collectivement Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, pour lui exposer leurs points de vigilance et leurs attentes alors que la loi « orientation et  réussite des étudiants » (traduction législative du « plan étudiants » présenté en octobre 2017) vient d’être adoptée et que des textes sont en préparation sur l’apprentissage et aussi sur la formation professionnelle.

Le président de l’AdCF, Jean-Luc Rigaut, a plus spécialement rappelé qu’il était important que les territoires soient impliqués dans les réflexions et les actions de qualification professionnelle. De plus, il faut rappeler que la France organise les 24 et 25 mai 2018 la Conférence ministérielle européenne de l’enseignement supérieur, dite Conférence du processus de Bologne (qui s’attache à approfondir et améliorer la convergence des systèmes d’enseignement supérieur de pays européens), une occasion de rappeler ce que les territoires attendent de l’enseignement supérieur. En France mais aussi en Europe.

 

 

Contact AdCF : e.lebot@adcf.asso.fr

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