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Élection présidentielle : une cartographie à l’échelle intercommunale des candidats arrivés en tête

Intercommunalités de France propose une analyse cartographiée des résultats du premier tour à l’échelle des intercommunalités. Une carte interactive indique le candidat arrivé en tête dans chaque intercommunalité, ainsi que les résultats détaillés par intercommunalité.

Quel candidat arrive en tête dans chaque intercommunalité ?

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La carte interactive ci-dessus indique le candidat arrivé en tête dans chaque intercommunalité, à la suite d’un travail d’agrégation des résultats de l’ensemble des communes membres. En passant la souris sur la carte, vous retrouvez les résultats détaillés de chaque intercommunalitéMarine Le Pen arrive en tête dans la grande majorité des intercommunalités (728, soit 58 %), suivie par Emmanuel Macron (441 intercommunalités, soit 35 %). Jean-Luc Mélenchon, enfin, obtient la majorité des suffrages dans 86 intercommunalités (7 %).

 

Alors que François Fillon dominait dans 11 % des intercommunalités en 2017, le score de Valérie Pécresse la conduit à n’arriver en tête dans aucune. Si le nombre de celles dans lesquelles Jean-Luc Mélenchon reste stable, c’est Emmanuel Macron qui récupère la majeure partie des intercommunalités où François Fillon arrivait en tête (+9 points), devant Marine Le Pen (+3 points).

 

Une analyse territoriale des rapports de force à l’échelle intercommunale

En termes de répartition territoriale, Marine Le Pen arrive en tête dans la quasi-totalité des intercommunalités du Grand Est (hors Alsace), des Hauts-de-France et de la région PACA. Elle arrive en tête dans l’ensemble des intercommunalités de Corse, et domine dans une majeure partie de celles de Bourgogne-Franche-Comté, du Centre-Val de Loire, d’Occitanie, et même en Nouvelle Aquitaine (Gironde, Lot-et-Garonne, Haute-Vienne, Creuse) et en Haute-Normandie. Marine Le Pen assoit ainsi sa domination le long de la « diagonale du vide » et du bassin méditerranéen.

Emmanuel Macron domine quant à lui dans la quasi-totalité des intercommunalités de Bretagne et Pays-de-la-Loire, exception faite de la Sarthe, mais également dans le Sud du Massif central, les Pyrénées-Atlantiques, les Alpes, le bassin lyonnais.

À l’exception de l’Île-de-France et des Outre-mer – qui l’ont placé en tête dans l’ensemble de leurs intercommunalités, exceptée à Mayotte –, l’ensemble de celles ayant majoritairement voté pour Jean-Luc Mélenchon se trouvent dans la moitié sud de la France : en Ariège, dans la Drôme, l’Ardèche, la Corrèze, les Hautes-Alpes…

 

L’évolution des rapports de force par rapport à 2017

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Si l’on compare à la carte réalisée à partir des résultats du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, la géographie des candidats arrivés en tête par intercommunalité reste relativement semblable.

Jean-Luc Mélenchon parvient à se placer en tête dans la quasi-totalité des Outre-mer, aux dépens des trois autres candidats. Il progresse également en Île-de-France et notamment dans la Métropole du Grand Paris.

En Corse, Marine Le Pen reprend au candidat de la droite traditionnelle l’ensemble des intercommunalités. Elle gagne également du terrain dans les intercommunalités de l’ancien Limousin, mais aussi dans les Landes, l’Allier, la Haute-Garonne et à Mayotte.

Dans la Sarthe et la Mayenne, où François Fillon arrivait en tête dans la quasi-totalité des intercommunalités, Emmanuel Macron reprend le dessus. C’est également le cas, dans une moindre mesure, dans le Sud du Massif central (Cantal, Haute-Loire, Aveyron, Lozère) et dans des communautés de communes de Savoie.

 

Des communautés de communes aux métropoles : une fracture entre deux France

Positionnée en défenseuse de la ruralité, Marine Le Pen arrive en tête dans une majorité de communautés de communes. Ainsi, elle obtient la majorité des voix dans 64 % des communautés de communes, contre 41 % des communautés d’agglomération, et 21 % des communautés urbaines. Les seules métropoles qui l’ont placée en tête sont celles du Sud-Est de la France : Aix-Marseille-ProvenceToulon et Nice, où Marine Le Pen fait plus de 25 % des voix. Ainsi, le score de Marine Le Pen est de 28,5 % dans l’ensemble des communautés de communes françaises, contre 17,2 % pour Jean-Luc Mélenchon et 26,4 % pour Emmanuel Macron.

A contrario, 71 % des communautés urbaines et 68 % des métropoles placent Emmanuel Macron en tête. Il dépasse les 30 % dans vingt métropoles et communautés urbaines et atteint près de 35 % des voix dans la communauté urbaine d’Angers et la métropole de Rennes. Ainsi, son score dans les communautés urbaines et métropoles est de 29,5 %, contre 16,2 % pour Marine Le Pen. Bien que Jean-Luc Mélenchon n’arrive en tête que dans cinq d’entre elles (Grenoble, Grand Paris, Toulouse, Montpellier et communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise), celui-ci réalise un score de 27,8 % dans l’ensemble des intercommunalités les plus peuplées.

 

 

À lire : Focus sur les résultats des principaux candidats à l’échelle intercommunale

Retrouvez notre annalyse des résultats du second tour

 

Contact : Yoann Jacquet, y.jacquet@adcf.asso.fr

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