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Programme Logement d’abord : Le gouvernement installe un « Club » des collectivités engagées dans le programme

Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, et Julien Denormandie, ministre en charge de la ville et du logement ont installé, le 13 décembre, le club des élus impliqués dans le programme de mise en oeuvre accélérée du plan Logement d’Abord et dans la lutte contre le « sans-abrisme ». Les 23 communautés et métropoles signataires du programme avaient été invitées pour l’occasion.

L’objet de ce club était de faire un bilan d’étape de la démarche initiée au printemps dernier suite à un appel a manifestation d’intérêt (AMI) lancé par le ministère du logement auprès des collectivités engagées sur la question du sans-abrisme. Le dispositif ciblait initialement une quinzaine de territoires, mais devant l’intérêt suscité auprès des collectivités locales, 23 dossiers ont été retenus in fine.

 

Répondant à un engagement pris par le président de la République, pendant la campagne, le plan pour le logement d’abord ambitionne, pour sortir des dispositifs d’hébergement d’urgence saturés, une nouvelle approche de l’accès au logement pour les personnes sans-domicile. Il vise à renforcer la dynamique partenariale déployée au travers des programmes locaux de l’habitat en direction des nombreux acteurs de l’insertion et des dispositifs existants. Le Plan repose sur un changement de logique, qui vise à réorienter rapidement et durablement les personnes sans-domicile de l’hébergement vers le logement, comme condition première à l’insertion sociale, grâce à un accompagnement adapté.

 

L’AdCF et France urbaine avaient relayé cet appel à manifestation d’intérêt auprès de leurs adhérents respectifs et s’étaient félicitées au printemps de leur forte mobilisation sur ce sujet d’intérêt général.

 

Pour les communautés et métropoles, pilotes des politiques de l’habitat sur leur territoire, l’engagement dans une mise en œuvre accélérée du plan Logement d’abord s’inscrit dans la volonté d’apporter une réponse structurée au besoin de logement des ménages ou personnes qui en sont dépourvus ; le logement d’urgence ne pouvant être qu’une réponse transitoire.

 

Deux pistes sont mobilisées au plan local : la production d’une offre de logement à bas niveau de quittance et un accompagnement social. Il s’agit de redonner aux ménages et personnes concernées par l’absence de logement, ou en difficulté de maintien dans leur logement, l’accès à un vrai parcours résidentiel.

 

La démarche pilotée par le ministère est double. D’une part, des réunions régulières avec les équipes techniques des collectivités locales et de leurs partenaires. D’autre part, un club regroupant les élus en charge des questions de logement et d’hébergement afin de faire remonter les difficultés.

 

Pour certains territoires signataires de l’AMI, la mise en œuvre du plan a commencé avec une meilleure connaissance des publics concernés. A cet effet, la métropole de Toulouse va engager une opération de repérage des personnes sans-abri en s’appuyant, comme l’a expérimenté récemment la ville de Paris, sur des équipes de bénévole, réalisant « à la volée » un recensement une nuit donnée. D’autres collectivités souhaitent s’engager dans cette démarche : métropoles de Metz, de Montpellier…

 

Au sein de la communauté d’agglomération de Lorient la collectivité, épaulée par les services de l'Etat et en lien avec ses partenaires « s’est s'appuyée sur l'existant et entend étendre ses dispositifs à l'ensemble du territoire afin de permettre l’accès au logement aux publics les plus vulnérables » a expliqué Marie-Christine Detraz, vice-présidente de l’agglomération en charge du logement. « Ce club doit être l’occasion d’écouter les acteurs territoriaux afin de s’adapter à leurs réalités ».

 

La bonne marche de plan quinquennal suppose aussi que « les moyens soient au rendez-vous » ont plaidé les élus présents. Ainsi, une enveloppe annuelle sur la durée du plan de 2000 PLAI à bas niveau de loyers doit être prochainement réservée dans le budget du FNAP. De la même façon, il importe de sanctuariser des crédits consacrés à l’accompagnement social qui est la clé de réussite du dispositif.

 

Deux points sensibles ont été évoqués par les élus qui ont pris part à la réunion : d’une part le fait que la mise en oeuvre du plan Logement d’abord ne doit pas venir supprimer les crédits sur les autres dispositifs  et notamment les crédits consacrés à l’hébergement. D’autre part, la contradiction entre la nécessité pour les collectivités de renforcer les moyens financiers mis en oeuvre et l’encadrement de la dépense publique a été fortement soulignée.

 

Faisant suite à l’appel à manifestation d’intérêt, de nombreuses démarches sont en cours à l’initiative des territoires signataires. A titre d’exemple un club régional des collectivités sur le thème de la lutte contre le « sans-abrisme » a été créé en Occitanie. L’objectif est d’échanger sur les bonnes pratiques. Une plateforme de coordination a ainsi vu le jour.

 

Rendez-vous a été pris pour une prochaine rencontre au printemps pour suivre les avancées du dispositif.

 

 

Contact AdCF : c.delpech@adcf.asso.fr

 

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