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Retours d’expérience

Pévèle-Carembault (59) : Un film-documentaire pour valoriser un territoire rural à proximité de grandes agglomérations

C’est par la réalisation d’un film-documentaire de 52 minutes, mêlant entretiens avec des acteurs du territoires et vues aériennes époustouflantes, que la communauté de communes Pévèle-Carembault a choisi de valoriser son patrimoine dans le contexte de la crise sanitaire. Un usage du format vidéo qui s’avère être « l’avenir de la communication publique », selon Clarisse Chopin, cheffe de service communication de cette intercommunalité du Nord et coréalisatrice du documentaire.

Le film, disponible en intégralité sur Youtube, s’ouvre avec des vues aériennes impressionnantes de ce territoire rural et agricole, dignes des Racines et des ailes. S’enchaîne ensuite un parcours de village en village dans cette intercommunalité de 38 communes et quelque 95 000 habitants, à la rencontre d’agriculteurs, d’élus, de producteurs locaux, d’acteurs touristiques. Un moyen novateur de valoriser un territoire rural à la croisée des quatre agglomérations de Lille, Douai, Tournai et Valenciennes.

 

Mieux faire connaître le territoire aux habitants, mais pas seulement…

Le projet, réalisé dans le cadre des journées du patrimoine en raison de l’impossibilité d’organiser les « tour-bus » habituels en contexte épidémique, s’adressait en premier lieu aux habitants, qui travaillent pour beaucoup dans les villes alentours : « Les habitants de la Pévèle-Carembault sont beaucoup à ne pas connaître parfaitement le territoire. Le but est de créer des liens entre les habitants et les agriculteurs pour qu’ils comprennent mieux les problématiques locales », explique Clarisse Chopin.

Mais rapidement, ce film apparaît également comme un outil de promotion et d’attractivité, qui s’inscrit dans la dimension « Campagne vivante » du projet de territoire de Pévèle Carembault. Dans cette intercommunalité à vocation agricole, tout l’enjeu touristique réside dans l’attraction des populations des agglomérations proches, à quelques kilomètres, grâce au grand nombre de possibilités d’activités de pleine nature (randonnées, sport équestre, loisirs verts). Pour Clarisse Chopin, « en période post-Covid, c’est vraiment stratégique car les gens cherchent surtout à se balader, à faire des découvertes en nature non loin de chez eux après le confinement ».

 

Une réalisation en interne pour un succès au rendez-vous

L’idée, qui a germé en avril 2020, aura nécessité six semaines de préparation (écriture du script, repérages sur le terrain, pré-entretiens avec les intervenants), deux semaines de tournage, et deux semaines de montage, pour s’achever mi-août. Le documentaire a été quasiment totalement réalisé en interne, par les services culture/tourisme et communication de la communauté de communes. Un vidéaste, partenaire de l’intercommunalité, a également utilisé son matériel et offert son expertise.

Du côté des spectateurs, c’est un franc succès, malgré l’annulation des deux projections prévues en septembre en raison des consignes sanitaires. Auprès de nos fermes a été diffusé sur les réseaux sociaux de la Pévèle Carembault, et notamment sur son compte Facebook en cinq épisodes, où il a été beaucoup partagé. Clarisse Chopin s’en félicite : « Le format webisodes, sur Facebook, a cartonné. On a obtenu des statistiques que nous n’avions jamais eues : les cinq épisodes ont été vus au total 135 000 fois ».

 

Pour découvrir ce territoire plein de richesses, regardez le documentaire Auprès de nos fermes :

 

Le format vidéo, « avenir de la communication publique »

Les compétences de Clarisse Chopin en termes de journalisme audiovisuel et le partenariat avec un vidéaste, disposant de matériel professionnel, ont été un atout sans conteste pour réaliser ce long-format de valorisation patrimoniale de la Pévèle Carembault. Elle estime néanmoins que la communication vidéo, notamment sur les réseaux sociaux, est à la portée de toutes les intercommunalités.

« Les longs articles qui peuvent être diffusés sur les sites Internet de collectivités ou sur les réseaux sociaux sont de moins en moins lus, alors que le format audiovisuel est une réelle opportunité et est bien plus consulté par les habitants », selon la cheffe de service de la communication de cette intercommunalité.

Elle conseille, avant de se lancer dans un projet d’une aussi grande envergure qu’Auprès de nos fermes, de commencer par réaliser de courtes pastilles vidéo d’une ou deux minutes à diffuser sur Facebook, Twitter ou Youtube. Pas besoin de matériel professionnel : un smartphone et un micro-cravate suffisent largement pour commencer, accompagnés d’une formation de 2-3 jours pour les équipes ne maîtrisant pas du tout le format.

Alors qu’une courte vidéo est diffusée toutes les deux semaines sur la page Facebook de la Pévèle Carembault [lien], l’objectif est d’arriver à une par semaine en 2021. Jouissant de statistiques bien meilleures que les publications « classiques », et bien plus partagées, les vidéos sur les réseaux sociaux sont un véritable moyen de faire connaître et rapprocher les habitants de leur intercommunalité. Pour un plus gros projet à terme, comme un documentaire long format, Clarisse Chopin estime que le recours a minima à un journaliste indépendant est nécessaire.

 

Contact : Yoann Jacquet

 

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