Thématiques

Institutions et pouvoirs locaux

Rechercher
dans le site

La communauté 4B Sud Charente mise sur les services de proximité et le développement local

Proche de deux pôles urbains, la communauté des 4B Sud Charente mise sur les services de proximité et le développement local pour fidéliser sa population. Une condition préalable à cette ambition était de solidifier le couple communes-intercommunalité, ce qu’a permis le travail en commun sur la mise à niveau des écoles.

La communauté des 4B Sud Charente compte plus de 20 000 habitants sur un territoire rural de 690 km². L’enjeu aujourd’hui ? Fidéliser la population par le service et asseoir le développement du territoire sur l’exploitation de ses atouts propres. Deux ambitions à assumer dans un contexte financier contraint et instable. Une gageure tributaire de la qualité de la relation entre les 41 communes et leur communauté. À une heure de Bordeaux et 40 minutes d’Angoulême, la communauté des 4B Sud Charente court le risque d’être vidée de sa population. « Aujourd’hui, les habitants comprennent mal que le milieu rural n’offre pas la même diversité ni intensité de services que les villes », rappelle le directeur général des services François Montezin, qui note que le niveau d’attente, voire d’exigence, n’a cessé de monter.

Trois axes de développement

Le premier axe de développement est de faire de la communauté un pôle d’appui à la gestion des compétences de proximité et d’accompagner l’émergence de nouveaux métiers supports : mobilisation du manageur du commerce de la communauté dans la revitalisation des centres-bourgs du territoire ; gestion au plus près du terrain des aides directes aux entreprises permises par la délégation reçue de la région ; création de forces vives en matière d’urbanisme (autour du PLUi) ou d’environnement (autour du PCAET).Le deuxième axe consiste à accélérer le développement grâce au déploiement du très haut débit et des énergies renouvelables, « un levier majeur de valorisation des atouts du territoire » pour le président de la communauté Jacques Chabot, qui ajoute : « En créant avec les communautés voisines une SEM énergie, j’ai souhaité que nous ayons la main sur la relation avec les fournisseurs d’électricité. Nous ambitionnons d’être un territoire à énergie positive, en faisant de la pauvreté agronomique de nos anciennes carrières d’argile une opportunité pour l’installation du photovoltaïque. » Le troisième axe vise à conforter les atouts existants, en soutenant le développement des entreprises liées à la production de cognac ou celui d’une économie en lien avec le trafic quotidien des 12 000 poids lourds sur la RN10 (services d’entretien...).

Dépasser les querelles de clocher

 « La modernisation de nos vingt-trois groupes scolaires, en nous forçant à nous organiser, à dépasser les querelles de clocher, a solidifié notre couple communes-intercommunalité, souligne François Montezin. Pour amortir ensemble les effets de la baisse des dotations et le très faible soutien accordé aux investissements scolaires, il nous était impératif d’être bons dans la programmation et le pilotage de nos investissements. » La qualité des services et transports scolaires et périscolaires ainsi que l’ambition culturelle (programmation intercommunale de la saison culturelle, animation et médiation culturelles, gestion des équipements...) sont apparus comme des enjeux majeurs pour polariser la vie sociale sur le territoire. Reste que son développement se heurte à deux limites importantes : d’abord, l ’accroissement des mobilités et les alternatives à la voiture qui paraissent hors de portée eu égard à la faible densité de population ; ensuite, la situation des personnes sans formation ni qualification, que le développement actuel laisse sur le carreau.

Retrouvez ce retour d'expérience dans le dossier « Comment accompagner les ruralités fragiles ? » d'Intercommunalités  publié en mars 2019.

 

Partager
En savoir plus
Documents à télécharger Documents à
télécharger

Dernières
Actualités