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Démographie médicale : les inégalités se creusent

Le Conseil national de l’ordre des médecins a publié au début du mois de décembre sa nouvelle édition de l’Atlas de la démographie médicale. Tout en faisant état d’une progression globale du nombre total de médecins au niveau national, l’étude montre la poursuite du creusement des disparités territoriales. La progression du nombre doit être relativisée par l’accroissement de médecins retraités (actifs ou non actifs) mais aussi par l’augmentation conséquente des médecins en temps partiel.

Le conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) publie l’Atlas 2018 de la démographie médicale en France. Il demande à ce que le plan « Ma Santé 2022 » soit amendé et formulera des propositions concrètes en ce sens début 2019.

Un renouvellement générationnel à la peine

Si le nombre de médecins augmente, le nombre de ceux en activité régulière accuse encore une fois une légère baisse en 2018 pour s’établir à 198 091 médecins, soit 10 % de moins qu’en 2010. Cette baisse est compensée par l’augmentation du nombre de médecins en emploi-retraite ou exerçant une activité intermittente. Selon le CNOM, les relèvements successifs du numerus clausus opérés ces dernières années devraient commencer à porter leurs effets en amorçant une augmentation du nombre de médecins en activité régulière (sans pour autant assurer un réel renouvellement générationnel : l’âge moyen des médecins est 57 ans et 41 % des médecins ont plus de 60 ans).

Les médecins veulent être salariés

De plus en plus, les médecins affichent leur préférence pour l’exercice salarié plutôt que l’exercice en libéral : ils sont 47 % à avoir opté pour le premier mode d’exercice (contre 42 % en 2010). Cette tendance est encore plus marquée chez les jeunes médecins : 83 % des primo-inscrits à l’Ordre ont choisi l’exercice salarié.

Les inégalités entre territoires se creusent

Le CNOM relève l’aggravation des écarts entre les départements les mieux lotis en termes de densité médicale et les moins dotés, toutes catégories confondues (généralistes, spécialistes, spécialistes chirurgicaux). Si le nombre de médecins généralistes baisse de manière régulière depuis 2010 (baisse qui devrait se poursuivre jusqu’en 2025), il a baissé deux fois plus vite dans les 10 départements les moins bien dotés que dans les 10 départements les mieux dotés. De même, la densité médicale en spécialistes augmentait de 2,7 % dans les départements bien dotés et baissait de 2,5 % dans les moins bien dotés. Les installations de médecins tendent à se concentrer dans les régions déjà dynamiques sur le plan démographique : les départements les plus en difficulté sur le plan de la densité médicale sont donc aussi ceux où la part de la population âgée – plus demandeuse en suivi médical, est la plus importante.

Réussir le plan « Ma santé 2022 »

Le CNOM appelle à amender ou compléter les projets du gouvernement dans la perspective du projet de loi annoncé pour le premier trimestre 2019.

Le CNOM demande :

  • « Une organisation territoriale incluant l’ensemble des acteurs du soin ;
  • Une véritable démocratie sanitaire, seule à même de faire naître une structuration territoriale au service de tous ;
  • Une nécessaire réaffirmation du principe de solidarité, issu des ordonnances de 1945. »

 

Contact AdCF : m.goudezeune@adcf.asso.fr

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