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Santé et action sociale

Crise sanitaire : Les centres de vaccination sont déployés mais attendent les doses

Alors que le ministre de la Santé vient de rendre publiques les données sur la livraison des vaccins dans chaque établissement de référence, les intercommunalités continuent à s’investir pour trouver les solutions les plus adaptées localement pour optimiser la campagne de vaccination. L’augmentation de la mise en place de centres de vaccination en lien ou non avec des établissements hospitaliers, d’équipes mobiles ou bien de plateformes numériques pour la mise à disposition de toutes les informations concernant le territoire, témoignent du besoin pour l’Etat de s’appuyer sur des relais locaux.

En France, plus de 900 centres de vaccination sont désormais ouverts et près de 2 millions de personnes sont vaccinées. Toutefois, les retards de livraison du vaccin, la priorité donnée aux patients devant recevoir une seconde dose vaccinale et la forte affluence dans les centres, ont conduit ces derniers jours à des dysfonctionnements : fermetures temporaires de centres, rendez-vous indisponibles avant la fin février ou mars, refus de patients faute de doses disponibles… 

Les difficultés rencontrées par les centres de vaccination, ouverts avec l’appui des élus locaux, suscitent parfois la colère et l’incompréhension de ces derniers, en particulier sur les règles de répartition régionale et départementale des doses. Face à la polémique, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé la publication des données de livraisons de doses de vaccins par établissement de santé de référence. 

Accéder aux données sur les personnes vaccinées contre la COVID

Accéder aux données sur les livraisons de vaccins

Accéder aux données sur les stocks de doses vaccinales

 

Malgré les difficultés, les intercommunalités et communes continuent à s’organiser

Très investies dans la campagne vaccinale auprès des ARS, les intercommunalités et leurs communes continuent à innover pour proposer à leurs habitants des solutions adaptées aux spécificités locales. 

L’ouverture de la vaccination aux plus de 75 ans a été avancée au 13 janvier dans le Grand Nancy, à cause d’une forte circulation du virus. Le 21 janvier, le président de la métropole Matthieu Klein annonçait en conseil métropolitain que 30 % des plus de 75 ans vivant dans la métropole ont reçu une première dose du vaccin (5 700 personnes), ainsi qu’un millier de personnes âgées vivant en dehors du territoire métropolitain et plus de 5 000 professionnels de santé. Toutefois, le rythme des livraisons de doses est fortement réduit et le centre de vaccination d’Essay-lès-Nancy a dû fermer pendant plusieurs jours.

Toujours au Grand Nancy, le centre de vaccination de Jarville s’est doté d’une équipe mobile pour expérimenter la vaccination à domicile des personnes âgées présentant d’importante difficulté à se déplacer : 2 000 personnes ont été identifiées.

La communauté de communes du Lunévillois ouvre une plateforme numérique qui diffuse les informations sur la situation sanitaire, les tests et les vaccins dans le territoire. Le territoire s’est également doté d’une cellule Covid composée des représentants de l’État, de l’ARS, de représentants de l’Ordre des médecins, infirmiers, pharmaciens et kinésithérapeutes, de représentants de la Maison de Santé du Lunévillois et d’élus locaux. Cette cellule recueille les données épidémiques, transmet l’information au public et coordonne les actions sur le territoire. 

Outre un centre de vaccination, le territoire participe au programme pilote permettant la vaccination par les médecins libéraux du territoire. Toutefois, en raison du manque de doses en Meurthe-et Moselle, le centre de vaccination est temporairement fermé. 

La communauté d’agglomération du Libournais va financer une flotte de bus (deux à trois) opérationnels dans le courant du mois de février pour vacciner les personnes âgées résidant en zone rurale. L’initiative chiffrée à plusieurs dizaines de milliers d’euros ferait l’objet d’un partenariat avec l’entreprise Transdev, l’opérateur de transports de la communauté. Le projet dépend toutefois de la distribution du vaccin d’AstraZeneca dont les conditions de conservation permettraient une telle opération.

Déjà mis en œuvre, et à nouveau avec Transdev, la communauté urbaine du Grand Reims déploie un Vacci’bus permettant de porter la campagne vaccinale dans 50 communes rurales du territoire. Sur rendez-vous, la vaccination est également ouverte aux habitants extérieurs à la communauté urbaine.

Dans l’Yonne la communauté de communes de Puisaye-Forterre organise directement un centre de vaccination sans s’appuyer sur un établissement hospitalier, comme c’est généralement le cas. Ce centre est financé par l’ARS, via la communauté de communes. Cette dernière a mobilisé les professionnels de santé de son territoire, et notamment les pharmacies qui fournissent un congélateur et du matériel de vaccination.

Pour mieux anticiper l’évolution de la pandémie, la communauté d’agglomération du Pays ajaccien et la communauté d’agglomération de Bastia ont rejoint le réseau Obépine (Observatoire épidémiologique dans les eaux usées) avec l’Université de Corse. Des tests seront exécutés dans les principales stations d’épuration pour identifier la concentration du virus. Cette donnée serait un bon prédicteur des pics épidémiques au niveau local et régional.

 

Contacts : Maxime Goudezeune - m.goudezeune@adcf.asso.fr ; Nicolas Portier - n.portier@adcf.asso.fr

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